SR
minution. Légère somnolence. Pouls un peu ralenti, La tempéräture baisse et revient à la normale. |
Ablation du tulle gras. L’os commence à se recouvrir de bourgeons. Pas de suppuration locale. Mais l’encéphale au lieu de rester rouge devient jaune, Il paraît se mortifier. L'impression est défavorable et l’on redoute la formation d’encéphalite.
18° JOUR. — 3° PANSEMENT. — Les compresses superficielles sont seules changées pendant 5 jours. On ôte le tulle gras le 18° jour et l’on constate que l’escarre s'élimine et n'a aucune tendance à lextension. Pas de torpeur. Pas de température, Pas de ralentissement du pouls. Mêmes précautions pour isoler le sinus frontal.
29% JOUR. — 4° PANSEMENT, — Il est fait au bout de 4 jours avec les mêmes précautions. L'’encéphale commence à se couvrir de bourgeons. L’écoulement du liquide céphalo-rachidien imbibe les compresses comme s’il y avait en permanencc un pansement humide, mais le liquide ne coule plus sur le visage et sur l'oreille du malade.
L'état général est meilleur, le malade s’alimente bien. Aucun signe d’encéphalite diffuse ou suppurée, ni de méningite.
26° ET 30° JOUR. — 5° ET 6° PANSEMENTS, — L'état local est des plus satisfaisant. Le cerveau est entièrement couvert de bourgeons et par conséquent se trouve maintenant isolé et à l'abri de toute suppuration extérieure. Disparition de l’écoulement du liquide céphalo-rachidien. |
Au 4o° JoUR, état général excellent, Les pansements consistent en un nettoyage minutieux du foyer et des lambeaux cutanés, en une obturation des orifices frontaux des canaux frontaux qui se comblent peu à peu de bourgeons. La brèche n'a plus de communications avec les fosses nasales. Progressivement la plaie se comble, les bords cutanés se rapprochent.
Guérison locale à la 8° semaine.
PLasTIQuE. — Deux mois et demi après l'intervention, une plastique est faite. Après décollement des plans profonds, les lambeaux cutanés sont rapprochés et suturés. Réunion sans suppuration. d
Excellent résultat esthétique.
Le examen neurologique du malade ne révèle aucun trouble,
L'état psychique du malade n’est nullement modifié.
OBSERVATION Il
MM. LEMAITRE ET AUBIN. — OSTÉOME DU SINUS FRONTAL, (Présenté à la Société de Laryngologie des Hôpitaux de Paris, le 18 juin 1931).
Mme C... est une femme de 55 ans, vigoureuse, bien portante, qui n’a aucun passé pathologique.
Il y a un an, en se frottant les yeux, elle s'aperçoit que son arcade sourcillère droite est plus saillante que la gauche. = Au même moment, de façon transitoire, il se manifeste de la diplopie : mais celle-ci ne se prolongeant pas, aucun examen oculaire n'est pratiqué.
La saillie de la tumeur frontale augmente progressivement et s'accompagne d’une véritable exophtalmie.
ÊLe regard de la malade rappelant beaucoup celui qu’on observe dans le goître exophtalmique, le premier diagnostic posé est celui de « maladie de Basedow », à forme unilatérale.
Un second diagnostic est ensuite porté, malgré l'absence de spécificité clinique et sérologique : celui de gomme du frontal,
Un traitement anti-syphilitique énergiquement conduit n'ayant aucune influence sur la tumeur, un troisième diagnostic est posé : sarcome du frontal,
Dix séances de Rœntgenthérapie sont. pratiquées, de no-
vembre 1930 à janvier 1931. Elles ne donnent aucun résultat.
es O1 Er À cette date, la malade remarque qu'à chaque coryza, la tumeur frontale augmente : elle perse que cette tumeur peut avoir une relation quelconque avec les, fosses nasales et vient consulter dans le service de: Laryngologie de l'Hôpital Saint- Louis.