Confessions de J.-5. Quesné ; 2 vol. In-S
BACULARB D'ARNAUD. 377
a pour créanciers tous ceux qui ont eu la sottise de lui prêter de l'argent! Et à qui n'en a-t-il pas emprunté? L'auteur du Comte de Comminges devrait être immensément riche, et les raisons de sa pénurie habituelle sont un problème que nous n'entreprendrons .pas de résoudre. »
C'est là, en effet, ce qui a toujours et vivement rigué le dix-huitième siècle et une partie du dixneuvième : où a passé 'tout cet argent? qu'a fait Baculard de tant de petits écus? à quelles œuvres mystérieuses les a-t-ii employés? Les buvait-il ou les mangeait-il?
Ses autographes sont aussi nombreux que Jies grains de sable du rivage de la mer, mais ils se ressemblent tous : ce sont invariablement des demandes d'argent. Nous choisissons, entre cent, une. lettre qu'il adressait à M. Necker, parce que 6'est le modèle sur lequel sont copiées les autres. Elle est tirée de la collection Lucas-Montigny :
a Paris, 17 juin 1790.
€ Monsieur,
a C'est au bienfaiteur de la France, c'est à mon bienfaiteur que^ j'écris. Oui, monsieur, vous m'avez donné des marques de sensibilité* qui resteront gravées dans mon cœur jusqu'au dernier soupir. J'ai prié madame l'ambassadrice, votre fille, de vous présenter mes larmes'; ce sont mes pleurs mêmes
t. Toulours laiseiisibiUié!