SCÈNE XIII
Les PBéciDENTs, SUZANNE.
SUZANNE, entrant (Elément par le fond.
G*est moil
Tout le ' monde te reloorne bnisquement, et GleriuM rabet la main- tivemeat prendre la lettre.
BUSONIER.
Mademoiselle Suzanne!
MARTHE, courant à Sosanne.
Ma marraine I ma marraine I
PROSPER, TOTBnl Clarisse qui va embrasser Suzanne.
Sauvé!... A mon tour!.. .
n Teat remonter pour aller tots la Hore, mais Colomba Tarrète en ehemin. SUZANNE, embrassant tout le monde en descendant la acène.
Bonjour, chère amie... boi^our, mignonne I
MARTHE
Je vais préparer ta chambre! (siie sort.)
SUZANNE, eontinnant.
Bonjour, cousin Vanhovel... Vous êtes un ours... mais je vous permets de m'embrasser, ce n*est pas tous les jours fête !... Et M. Thirion aussi I... Et M. Busonier ....Ah! non! Je vous ai déjà donné ce matin! Qui encore?...
THIRION, préoentant PauL
Mon pupille que vous avez vu à Paris !
COLOMBA, retenant Paul.
Je vous défends d'embrasser...
SUZANNE, attirant Paul.
Ah! M. Paul!... il rougira! (L'embrassant.) Il a rougi! (gainant
Colomba.) Madame !...
COLOMBA, sèchement.
xtifademoiselle!*.* Elle un me «cène tout bas k Paul.
SUZANNE, se retournant à gandie et apercevant Prosper qui ta sonloYer laFlore et prea*
dre la lettre sans être tu.
Tiens! ce monsieur blanc!
PROSPER, pirouettant.
Manqué I à refaire! n descend.
»d LES PâTtIs de mouche.
CLARISSE, le préMoteat avee ^pnaMmant poor le foceer à desoendre.
M. Prosper Blockl... lin aniil Biie remonte.
Ah ! oui I (a pari) Tiens i il y a quelque chose * l
PBOSPËR. Art '. '*
Il y a bien longtemps que j'envie Thonneur d'elFe présenté à madame I
SUZANNE
Vous êtes amateur de càHëâltëi?
THIRION
Ohl féroce I... Il reyiôht Q'ASie, (i*dcéànie, de partout!
suzaÎînè, Ahl que Ton est heureux d'être honiHié! Courez dong le monde avec des jupes!...
bdsoSiér:
Cela n'a pas retenu madame Bu^onier!
so2aiIhë:
Et voyons un peu, monsieur le yoyageur... qu'est-ce que vous avez >u de plus curieux dans le monde?
PROSPER
De plus cuneuxl... Les femmes 1
,♦.,.,. - /,, .. i-., -, :. SUZANNE, •
Àh i vous étudiez l'espèce?
t»Rois^k.
Exclusivement, mjidamel conmie Thirion les insectes, et d 'autres les champignons 1
C'est une manière de nous rappeler qtl*il y éû a de vënéneux.
PROSPER, regardant Clariste qui tourne antoor de la Flore. . ^ .
Lés {tliis beitui I (1 part.) An l iioiis recommençons à tourner autour I
SU7AÎ^NEl .,. ^,.. .
Et en vrai naturaliste, voué tibbâ fràtigéS avec de petites étiquettes, comme les oiseaux empaillés du Jardin des Plàhtes?
Ahl mon Dieul c'est ce que je disais tàhlôt à ihââàmë Van-^
* YanhoTe et Thirion sur le canapé. ~ Frosppr^ Glarisae et Bosonnier &d delà
4e la table, Susanne itsiso en retour. — Paal et Colomba sur le canapé.
ifctfei; il
HtiveU.: f%iimi.: HU n' SES U OSS j;.^ ciU3 |â ;i««iM, ^ ;».,
ffB prendre la lettre ; Prosper M offre une chaise et la net dans l'obligation de s'aàsecîr»
La femme est un oiseau S l»eë itèl-ëffilé, à griÇTes très-longues, au plumaee plus ou moins brillant, avec ^t'^ôccLl^iaiibn con- Btante de le faire luire;. •
SUZANNE
Et les ailes?...
PRÔSPËÂ.
Ohl les ailes... absentes I..; Est-ce pour n*aY6ir rien de comttitin avec les anges?:;. KoiesUiionâ a^ toai le monde:
BUZANNë;
tant bercer
3uette, mais qui met ses bijoux en gage pour payer vos dette» e jeu... — Et votre femme?.;.
PàOSl^Sk^ IHnterrompaht.
ÂhUbilâbftcèlâsegâtët
SUZANNE
Non, voilà où voui WoAi gâieih.: \Av nos vice^, p^esiJbion vous qui les faites; mais nq^s vertus, vous ne les Faites pâsT Et y jour où la misère et la maladie vous jef.ent sur un grabat d'h6 pital, ce jotiMà.:; fblré histbihè tiàturëllë â tîîi^; fflorisPeurl car il n*y a là pour vous soigner, ni femme, ni bec, ni griffes; il n'y a plus qu'une sœur de cbarité;.. avec deâ ailes t
PROSPER
L'exception confirme la règle, madame^ et eu fftit de fbmhies, règle générale*. •
SUZANNE
Règle générale, monsieur !..• il n'y a que des exceptions I
, , .. , pro^eh; Eh bienl madame, j'ai cru à deux exceptions, à Java et & Bornéo: et sjtvez-vous ce qui ea e^t résulté?.;, on m'a empoisonné aeuxfoisl... Aussi, dans notre bea^u pays^où leil poisons changent de nature et se trai^sfqrment en perfidies et caIou> mies de toute sorte I... je flië siiîs juré de ne plus faire un pas lahs tin bontrë-pbison.
THiaiON.
Et lequel ?
prosper.
liais, que sais-je?... le premier objet tv^^Miétfint pour l'en*
nemj, et de nature à le tenir en échee!.- par exemple I... une lettre!
CLARISSE, à piri.
11 Teut la lettre!...
SUZANNE, à ptit, raunpnnt le BwuTenMBt
n s'agit de lettre!
BUSONIER.
Fi donc!... contre une femme!... une arme pareille 1
PROSPKR.
Ah! pardon! je n'ai pas parlé d'attaque, mais de défense ! Où l'épée serait inifime, le bouclier est légitime !... Chez tous les peuples. ••
THIRION
Vous aUez voir ^u'il va citer les Chinois 1
PBOSPER, TiTanenU
Mais, nos maîtres en bien des choses, quand ce ne serait qu'en porcelaine!... Montrez-moi, dans ce salon, quelque objet comparable à leurs chefs-d'œuvre? Tenez, ce petit Sèvres, par exemple! (i ciariMe.) Une Flore, n'est-ce pas? u praui h FUm.
CLARISSE, voulant l'anéter.
Monsieur !...
PROSPBR.
Oh! ne craignez rien,- madame, je sais son prix*
CLARISSE, effir»T<«.
Donnez !••• c'est plein de poussière!
PROSPER, 4»KanduU
Je ne soufEHrai pas! (Apui.) Je la sens!
CLARISSE, prenant on mouchoir eoame pour épousieter eUe-même.
Avec mon mouchoir!...
PROSPER
Mille grâces !••• en soufflant à l'écart! n le déumnie sous pr«tnte do
MiJBer.
SUZANNE, arrêtant Clarisse en loi serrant la nida.
Vanhove vous regarde *!
CLARISSE
Oh ! si VOUS saviez !••• (U lettn tombe.) Ah !.•• Prosper met viTement le fiai lor la lettre.
SUZANNE, à poxU
Une lettre ! J'en étais sûre !
* Sv^aane, GlarisM, Intfft» >