SCÈNE lit PAUL, COLOMBA, MARTHE
COLOMBA^ étoBiiée et eherehant Prosper da regard*
Eh bien I
MARTHE
Et M. Prosper?
PROSPERy de ta chambre.
Excasez-moi... je suis en ours... je vous aurais fui peur!...
COLOVBA.
Nous vous demandons pardon I Nous pensions trouver ici mademoiselle Suzanne et ces messieurs, qui veulent visiter votre musée...
PROSPER, de sa chambr«. *
Visitez I mesdames, visitez!
MARTHE, an foad.
Oh.I les jolies choses!... (Effrayée.) Ah! cette momie!
COLOMBA , à part à Paul, tandis que Marthe regarde au fond.
-Vous savez que je ne veux pas que vous fréquentiez M. Prosper! c*est une très-mauvaise connaissance.
PAUL
Mais, madame, à la fin, si je vous écoutais, je ne parlerais plus à personne!... C'est M. Prosper, c'est mademoiselle Suzanne, c'est mademoiselle Marthe...
COLOMBA
Oh! celle-là, surtout! D'ailleurs vous faites grand cas de mes reconunandationsl... Vous n'avez pas manqué de vous placer à table à côté d'elle, et de bavarder tout bas d'une manière indécente... malgré mes regards!...
PAUL
Mais, madame...
Mais je vous préviens que si vous ne changez pas de conduite à l'instant, je vous fais partir ce soir pou*; Gninon, afin de préparer votre baccalauréat.
PAUL
Mais, madame!...
MARTHE, descendant.
Monsieur Paul!
it LES PATTES tfË tOUCHE.
COLOSBA, à Paul, de même.
Et pour commencer, je vous ôrdoïine formellement de ne vous occuper que de moi I
kARTHÈ.
M<>.isieur Paul l
COLOMBA, à PftoU
Vous entendez 1 sue s'assied attache prts de la table, et regarde de» Z> inidous.
MARTHE, i rMI*
Âbl çà... il fkat donc yenir Tmis cheTcher? («»«« mbtMÀi a»
Paul. Marthe s'assied sur le divan.) Ah I ait I j^COmprendsI depuiS CC ma-
t^n madame Thixion you§ fait 'touiouj*s les gros yeux, et cette lois elle vous à défendu 3s i^i»; | arlèrt
Obi mad.;.
COLOMBA
Paull donnez-moi un. tabouret, s'il vous plaît t
PAUL
Oui, madame. Il Ta chercher le tabouret.
. , MARTHE, jias à Paul.
Je VOUS défencDs de le donner !
PAUL, le tabouret à la main.
Mais I...
MARTHE, rnonf^nt sos pieéà.
Et mettez-ie ià tout de suite I
COLOMBA^ ▼iTcment.
Eb bien I Paul, vous n'entendez pas?... un tabouret!
PAUL, le taboartit t It main, i^a milieu^
Pardon ! mais |è. . . ûe sârfe: . •
COLOMBA
Eb bieni vous l'avez à la màiill
PAUL, regardant Marthe, qui lui montre ses piedac
C'est que mademoiselle avait demandé...
MARTHE
Ob ! comment doncl... mais si ftiàdamè !é désire... donnez â madame, monsieur Paul, donnez 1 a parti» de ce m^mei.; <^ . a de tuim
à l'autre areo son tabouret.
COLOMBA, «De' ettfent.
Vous êtes trop aimable, mademoiselle l
A€Te ri. 43
MABTIW»
Pas du tout, tûSâsÊm, c'est vmé dëféFenca qja» mon âge doit au vôtre.
GOLOiiBiiÉ'^ itofNNWsmt ie UdOuret qiM lui présente PaaU
Il n*y a pas assez de différence poiir que je l*âccép!^, îïiadeiTioiselIe !
MARTHE, même jeÛ.
Alors, prenez que c'est une galanterie ^é S. Paul que Je vous cède, madame!
COLOMBA, 'se lèîran(, \ part*
Qu'elle me cède 1... insolèÂ^iÊ^l
MARTHE, se levant, à part*
Attrape I
COLOMBA, à ^T, bu*
Vous partirez ce soir 1
PAUL, toujonn avec son tabouret.
Mais...
MARTHE, bas à Paul.
Si vôïlé lui têponà&ti, je né vous parle de ma tièt
^ADL, dijolè; Alors... je*.. (ll tombe aasU «nr leii m6tuf€ï^ Ah I..*
SCÈWB IV Les MeMis, THIRION, BUSONIER, SUZANNE, MOSPËfi.
THIBION, sur le eeml de la porte arec Busonter, {olïSaetft ià éhiïevlTif ihréc i«l)iS fitoilf*
Peut-on entrer?
PRÔSP^, stNriàfît de Mi chidtft^^ >i&bt^.
Entrez I Entrez !
SUZANNE
Battez tamboui*s ! sonnez trompettes!... (a prb*?».) J'espère, cher monsieur, que je n'y vais pas de main mortel visite domiciliaire avec force armée !... suis-Jé indiscrète 1
PR0gl>ËB, ta saluant. * ^
Je VOUS répondrai, madame, à l'oriétïfalé , (pi'Éiîfi fiâjéïi de soleil a ses entrées partout I
MARTHE
Et quana on n*est pas rayon de soleil, monsieur?
PROSPER, de nêina.
Qu'importe, mademoiselle, si Ton est parfum de rosev
MARTHE, à Paal.
Il est plus galant que vous l
PROSPER, à ThirioB et à BuMnier.
Ah! çà... je vous croyais en chasse tous les deux?
BUSONIER.
Oui... oui... mais c*est un entr*acte!
PROSPER
Et qu'est-ce que vous avez tué depuis le déjeuner?
THIRION
A nous deux, nous avons tué un chien 1
PROSPER
Et Vanhove?
BUSONIER.
Oh! Vanhove! lui» c'est ordinairement un fort chasseur devant Tétemel!... Mais je ne sais pas ce qu'il a depuis ce matin, il est sombre et n'est pas du tout à sa chasse !
COLOMBA
Madame Vanhove n'est donc pas venue avec vous?
BUSONIER.
Non! elle est souffrante 1
THXRION, àrriTant tor Paul, la fasU en arrêt, et rapereefSBU
Tiens! qu'est-ce qu'il fait donc là, lui?
COLOMBA
Momîeur, il est urgent que ce jeune honune parte po Ghinon!
tiens! pourquoi?
COLOMBA
Pour préparer ses examens!
7HIRI0N.
Oh! je n'y tiens pas!
PAUU
Ni moil