CII. I. — BACIIKIUS PASTEURS DEMI-NO.MAUES DE L OURAL
méridien de Paris. Le sol, formé de roches stratifiées, cristallines, pénétrées déroches ignées, abonde en minerais de fereten espèces célèbres dans la science minéralogique. De riches alliivions aurifères, formées aux dépens de ces roches, s'étendent sur le fond des vallées et même sur des plateaux assez élevés. La production de l'or y occupe de nombreux ouvriers. Les puissantes montagnes de la contrée, dominées par le Taganaï, haut de 1,100 mètres, se raccordent les unes aux autres par des pentes douces accessibles aux troupeaux. Sauf les cultures de céréales et les petits enclos établis à proximité de quelques rares villages, le pays tout entier se présente tantôt comme une épaisse forêt, tantôt comme un pâturage fertile bien arrosé, ombragé de bouquets de bois et d'arbres isolés. Le climat est plus tempéré que celui .des régions moins abritées situées, en Russie, aux mêmes latitudes. La neige couvre le sol d'une couche épaisse depuis le commencement de novembre jusqu'à la fin de mars, et se prête alors parfaitement au traînage. Les herbes propres à la nourriture des troupeaux sont déjà développées dans les montagnes au 1 " mai, et s'y conservent jusqu'à la fin de septembre. Les lacs, les rivières et les forêts offrent en abondance du poisson, du gibier, des animaux à fourrures, des champignons et des fruits sauvages.
La population locale se compose, pour la moindre partie, de Russes attachés aux usines à fer et aux exploitations aurifères, et, pour la majeure partie, de Bachkirs demi-nomades, tirant à la fois leurs moyens de subsistance de terres arables contiguës aux villages oîi sont établies les résidences d'hiver, et de troupeaux, de juments surtout, qui se transportent pendant la belle saison, avec la population toute entière, sur les pâturages des montagnes voisines. Çà et là les Bachkirs exercent quelques métiers, notamment ceux de forgeron et de maréchal-ferrant.
Par suite de leur passion pour les habitudes de repos de la vie nomade, les Bachkirs ne peuvent, à vrai dire, s'élever à la richesse; mais, par compensation, la jouissance d'un territoire considérable, possédé dans le régime de l'indivision, et l'organisation de la famille n'y comportent point le développement de
OBSERVATIONS PBELIMIXAIRES.
l'indigence telle qu'on l'observe dans l'Occident. Inspirés surîout par une pensée de charité, les gens aisés attachent à leur famillle, en qualité d'ouvriers-domestiques, les orphelins pauvres qui ne pourraient se suffire à eux-mêmes. Dans tous les cas, l'abondance des moyens de subsistance, à défaut des institutions positives existant chez les Russes (ii à v, 13), rend facile le soulagement de ceux qui tombent. momentanément dans la détresse. Le degré d'aisance des familles se mesure surtout au nombre de femmes épousées par le chef de maison et aussi au nombre des juments et des autres animaux domestiques qu'il possède : sous ce double rapport, les chiffres suivants caractérisent assez bien l'état de fortune des dix- sept maisons du village :
1 maison, celle du Vouiberni '1Q) comprend 1 maison, celle du Monllah (20)
1 idem
2 maisons coniprcnneui
3 idem
2 idem
3 idem
2 idem
I maison comprend ; ...
1 maison, celle d'un vieillard veuf et indigent, re possède rien
Totaux .
NOMBRE
NOMBHE