SCÈNE XV
MADAME BERTRAND, MARCEL; un insiant apr,H, PIERRE, habillé.
MADAME BERTRAND
Vot' servante, monsieur Marcel.
MARCEL
.r.irrive pour le dîner.
MADAME BERTRAND
Eh bien ! il est prêt, on va le servir. Et le prctendu que vous m'aviez promis?
MARCEL , se retournant et apercevant Pierre qui came avec Madelaine.
Il est prêt aussi.
MADAME BERTRAND
Eh bien! oii est-U?
MARCEL
Oh! il n'est pas loin, il connaît le chemin; vous pouvez mettre son couvert.
MADAME BERTRAND, à pari.
Allons, c'est lui, il n'y a pas de doute.
MARCEL, apercevant la tirelire qui est sur la table et la prenant.
Un peu de patience. Qu'est-ce que c'est que celte tirelire que voilà? La pe-ste! elle est lourde!
MADAME BERTRAND
C'est une collecte qu'a fait les ouvriers.
MARCEL, à part.
Les braves gens! Ce pauvre Pierre ne se doulc pas de cela.
[ Il fait sonner la tirelire, i MADAME BERTRAND.
.le crois qu'il n'j a que de l'argent blanche. MARCEL, glissant quelques pièces d'or dedans.
Peut-être.
MADAME BERTRAND
Ah! dame ! c'est que ces braves gens-l;t ne roulent pas sur l'or.
MARCEL
,Ie le sais.
Air. : Ah: coiiservoiis avec un sahil respe'i. Mais qui vous dit que cette humanité, yiii parle au cœur de la classe ouvrière, N'a pas aussi diriso la bonté
D'une main riche et tutélaire?
Ne voit-on pas tous les jours en ce lenips.
Dans maint acte de bienfaisance,
S'nnir par des rapports louchaiils i:t le denier des pauvres artisans,
l'.i le tribut de l'opulence ?
MADAME BERTRAND
11 esi juste de dire que ça se voit.