MARCEL, PIERRE
PIERRE, le bras en i!char|ic.'
Ah! bonjour, monsieur Marcel; je vous trouve bien... .(c viens vous dire que je m'ennuie de ne pas travailler, et que, si le médecin ne lève pas la consigne, je vas lâcher le sautoir d'indienne et reprendre ma volée sur les solives.
MARCEL
Et moi je te le défends ; si tu lais une imprudence, tu peux retarder taguérison... d'ailleurs lu n'as pas d'inquiétude.
PIERRE
C'est justement ce qui me fait de la peine... depuis deux mois que vous me payez à rien faire...
MARCEL
Tu l'es blessé en travaillant pour moi.
PIERRE
(.'est pas votre faute si je suis un maladroit.
Ain de ta peine et du plaisir.
C'ii'est pas qu'là-d'ssus je ciaign' que ça vous géue; Vous avez bien les moyens de m'nourrir; Tous les sam'dis je viens touclier ma s'maine ; yuand oii est lier ça donne ù réfléchir. Tenez, l'argent que l'on gagne sans peine, (Ois.) A dépenser ne fait pas de plaisir. {bis.)
MiRCEL.
Je sais ce qui t'amène ici ; mais je te préviens que madame Bertrand n'est pas du tout disposée en ta faveur.
PIERRE
Vous ne me prévenez pas, monsieur Marcel, je le sais bien; mais je vas vous dire une chose que vous ne savez pas et qui me tracasse : c'est que pendant les quinze premiers jours que j'ai été chevillé sur mon lit, il y en a un qui ne l'était pas, et qui est venu se mettre en tournée du côté de Madelaine... un de vos compagnons menuisiers...
MARCEL
Oui donc? le Picard î
PIERRE
Non.
MARCEL
Le Bourguignon ?
PIERRE
Non; c'est le Parisien.
MARCEL
Ah! le Parisien! MéCe-toi; c'est un beau parleur, mais un sournois.
PIERRE
Oui, mais je suis la... je peu.\ sortir à présent.
MARCEL
Allons, idloiis, point de coups de tète.
PIERRE
Ah! r Parisien n'est pas méchant; quand il me voira sur le chantier, il ira plmiter ses ta.sseau.\ plus loin.
MARCEL
Allons, mauvais sujet. Tiens, voilà Madelaine ; je vais voir si les ouvriers... Profite de la circonstance pour lui dire un petit bonjour pendant que .sa mère n'y est pas. Au revoir! Made-
l:iinr ..
( 11 lui (ircitd le mcnlon el 3url un rianl. )