PINCE
entière.
A part le spécimen Q long de 63 millimètres, qui correspond très complètement à ceux de même taille, provenant de Madagascar, les exemplaires qu’a étudiés de Man sont des jeunes. On peut s’expliquer ainsi que chez les çf, les doigts soient un peu plus longs que la paume. De Man remarque d’ailleurs que les dents situées à la base du doigt mobile sont à peu près nulles, et que le doigt fixe est inerme (I).
De Man a très complètement donné les différences qui séparent cette espèce des formes voisines : Chez le P. dispar von Martens, les pattes 3, 4 et 5 sont notablement plus fortes, l’armature des doigts comprend de nombreux denticules.
Le P. Sundaicus Heller a, comme le précédent, les pattes 3, 4, 3, plus fortes que le P. Biisemæ ; en outre, le carpe n’est jamais plus grand que la pince, et la paume de celle-ci n’est pas renflée.
Il en est de même chez le P. Danse Heller, où les pattes de la 2 e paire sont beaucoup plus grêles et plus courtes, et chez
(1) J’ai pu comparer depuis aux spécimens de Madagascar un q* provenant des Philippines (Peters) et étiqueté P. Iclæ . C’est un exemplaire très typique du P. Ilitsemæ dont les caractéristiques sont les suivantes :
Longueur du corps.
Formule
rostrale.
2® paire.
Long, totale.
Merus.
Carpe.
Paume.
Doigts. Pince entière.
318 H. COUTIÈRE.
le P. midtidens II. Coutière, espèce très proche de la précédente.
Le P. Nipponensis de Haan = P. Sinensis Heller, se rapproche beaucoup du P. Ritsemæ , dont il possède la forme renflée des pinces, mais le rostre est plus denté, plus long, avec au moins trois dents sur le céphalothorax. Le carpe est nettement plus court que la pince entière, l’un et l’autre article sont plus fortement spinuleux; enfin, les pattes postérieures sont plus fortes.
L’espèce de beaucoup la plus voisine est le P. Sintangensis de Man. Il n’y a aucune différence dans le rostre, et de si légères dans la proportion des différents articles de la 2 e paire qu’elles pourraient être sans hésitation comptées en deçà de la limite de variation de l’espèce. Les paires 3, 4, 5, très grêles chez le P. Ritsemæ, le sont également chez le P. Sintangensis. Les deux formes atteignent la même taille. On peut toutefois relever, comme très légères dissemblances, les spinulalions du bord antéro-inférieur de la carapace, chez les çf adultes du P. Sintangensis , celles de la 2 e paire tout entière, les soies que portent les doigts dans la même espèce, détails qui font défaut chez le P. Ritsemæ (1).
La véritable différence entre les deux espèces est celle qui existe entre la forme marine et la forme d’eau douce du
Palæmonetes varians Leach ; les Ç du P. Ritsemæ portent un grand nombre d’œufs très petits (0,0 mm. X 0,3), alors que chez le P. Sintangensis , les œufs sont beaucoup moins nombreux, et mesurent 1 mm. 6 de grand diamètre, sur 1 mm. 2 de large.
11 me semble qu’en présence de ces faits, on doit considérer les P. Ritsemæ et Sintangensis comme une même espèce, présentant deux formes distinctes, dont l’une, plus parfaitement adaptée à la vie dans les eaux douces, est localisée dans le centre de Bornéo, alors que la seconde plus littorale, est aussi celle que l’on rencontre à Madagascar.
Distribution. — Atjeh (de Man); Madagascar, côte est; rivière Ivaloina (M. Maria).
P. superbus Heller.
P. superbus Heller. Verh. Z ool. bot. Gesellsch. Wien , p. 3*28, 1862.
— Heller. Reise der « Novnra », p. 168, taf. X, fig. 10, 1865.
— Ortmann. Z ool. Jahrb. (Syst.), Bd. V, 1891.
J’ai pu étudier le type du P. superbus Heller, du musée de Vienne, et constater son identité parfaite avec les spécimens de Madagascar. Ce type, provenant de Shangaï, est une Ç> dont les caractéristiques sont les suivantes :
SEXE
FORxMÜLE
rostrale.