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► De Man.
De Man.
Cf
Hilgendorf.
Cette proportion croît rapidement avec la taille, jusqu’à dépasser la longueur de l’animal.
Le carpe est à peu près une fois et demie aussi long que le mérus, la pince entière toujours plus longue que le carpe, les doigts un peu plus courts que la paume, sauf chez les spécimens très adultes comme celui d’Hilgendorf. La longueur de la paume est très sensiblement celle du méropodite. Le carpe s’élargit assez régulièrement, le diamètre de son extrémité distale étant environ une fois et demie celui de l’extrémité proximale. La paume est un peu plus large que le carpe, très légèrement comprimée
( ! , rf r f U1 ? )- ^e doigt mobile porte 1 dents, son '1,5 (hauteur)/ ° 1
opposé une seule, moins apparente. Tout le membre est couvert d’une spinulation très fine, qui le rend rude au toucher; ces spinules sont plus apparentes au bord inférieur ou interne de la paume (PL XIII, fig.46, 46 a.).
Les pattes des paires 3, 4, 5 dépassent légèrement, lorsqu’elles sont étendues, le bord antérieur du scaphocé-
rite. Le telson se termine en pointe triangulaire un peu plus longue que les épines latérales externes.
De Man a décrit deux variétés malaises du P. Suncldicus. La première est de taille plus faible que les spécimens typiques, le céphalothorax ne porte que deux dents rostrales. Le carpe de la 2 e paire est un peu plus épaissi à l’extrémité distale, et la paume est presque toujours plus longue que le méropodite.
La seconde variété, que de Man distingue sous le nom de Bataviana , présente des différences plus sensibles : le carpe est seulement 1 1/3 plus grand que la paume, au lieu de 1 1/2, la pince entière est très légèrement plus grande que le carpe, la paume un peu plus petite que le méropodite, au lieu de lui être égale; les doigts ont les 2/3 de la paume, et portent de longues soies d’un rouge brun; enfin, les pattes 3, 4, 5 sont légèrement plus faibles que chez le P. Suncldicus type.
De Man émet l’opinion que le P. Suncldicus type ne représente pas en réalité l’espèce décxûte depuis sous ce nom par les auteurs, et qu’il s’agit sans doute d’un spécimen
jeune du P. dispar , l’armature des doigts
étant plus
compliquée que chez le P. Suncldicus , où elle comprend seule-
ment — dents. L’opinion de de Man pourrait d’autant mieux
être soutenue que le P. dispar jeune, dont j’ai décrit plus avant quelques spécimens, ressemble extrêmement au P .Suncldicus. 11 est encore plus difficile de dire si le P. Sunddicus Heller, est synonyme du P. equidens Dana (nec Heller), le type de Dana, — perdu actuellement, — étant un spécimen très incomplet.
Distribution géographique. — Madagascar, Baie d’Antongil (Mocquerys), Zanzibar (A. Grandidier).
Natal, Durban, dans la mer (Max Weber), Mozambique (Hilgendorf), Java (Heller, de Man), Flores, Célèbes (de Man).
H. COUTIERE.
Genre Leander Desmarels.
Le genre Leander comprend un assez grand nombre d’espèces d’eaux douces, saumâtres ou marines, qui se distinguent du genre Palæmon [sensu stricto) par un petit nombre de caractères. Le plus important de tous est celui tiré de l’épine ptérygostomiale, qui remplace chezlesLeam/er l’épine hépatique présente chez les Palæmon. Ces sortes d’épines (antennaire, hépatique, ptérygostomiale) à laquelle se joint l’épine sus-orbitaire chez d’autres Eucyphotes, ont une telle importance dans l’étude de la carapace que ce seul caractère chez les Leander justifie l’établissement du genre.
Il faut y joindre plusieurs autres, de valeur secondaire, il est vrai. Toutes les espèces du genre Leander sont de petite taille, les fouets antennaires sont très effilés, les pattes thoraciques 3, 4, 5 très grêles, le rostre allongé, mince et recourbé, inégalement denté en ce sens que sa pointe est souvent inerme; les pattes de la 2 e paire ne sont guère plus robustes que celles de la paire précédente, et se terminent par des pinces très faibles, de forme cylindrique et inermes. L’abdomen est plus fortement courbé à partir du 4 e segment que chez les Palæmon, et le telson se termine toujours en une pointe médiane effilée. Quant aux caractères tirés des appendices buccaux, de la formule branchiale, ils sont absolument les mêmes que chez les Palæmon.
A ces particularités de forme des espèces du genre Leander, il fautajouter, comme un autre caractère distinctif, leur existence surtout marine, — puisque aucune espèce n’est exclusivement d’eau douce,— et leur indifférence très grande au degré de salure des eaux. C'est ainsi que l’espèce ci-après décrite, L. combinas Dana, a pu être recueillie tantôt dans la mer le long des côtes, tantôt dans les eaux saumâtres des estuaires, tantôt dans des lagunes côtières
entièrement isolées de la mer; tantôt, enfin, dans les fleuves et leurs affluents. Le genre Leander nous offre, en un mot, le premier stade de rimmigration dans les eaux douces, chez les Palæmon .
Leander eoncinnus Dana.
Palæmon concinnus Dana. U. S. Expi. Exp ., p. 587, pi. XXXVIII, fig. 10,
Palæmon (Leander) concinnus Ililgenclorf. Monatsb. Akad. Berlin , p. 842,
Leander concinnus De Man. Max Weber’s Zool. Ergcb ., Crustacea , p. 506,
— — Zool. Jarhb ., Bd IX, p. 765, 1897.
— longicarpus Stimpson. Proc. Acad. Nat. Sc. PhilacL , p. 40, 1860.
— — Ortmann, Zool. Jahrb ., V (Syst.), p. 516, 1890.
— — — Dents. Med. N. Gessell. Iena , VIII, p. 17, 1894,
De Man (24, 506 ) a parfaitement établi l’étendue des variations de cette espèce, surtout en ce qui concerne la longueur du rostre et la formule rostrale.
J’ai examiné deux femelles du L. concinnus dont la formule rostrale est respectivement :
Cette dernière est tout particulièrement rare, le nombre des dents au bord inférieur du rostre étant 6 ou 5.
La forme du rostre se rapporte bien à la figure de Dana (1) ; toutefois, il est plus long que dans la plupart des spécimens décrits par les auteurs, et dépasse de près du tiers de sa longueur le bord antérieur du scaphocérite. La portion distale inerme (au bord supérieur) est sensiblement égale à la portion dentée (PL V, fig. 47).
La 1" paire de pattes dépasse le bord antérieur du scaphocérite de la moitié environ de la pince. Celle-ci est très petite ; elle a un peu plus du quart de la longueur du
(1) Loc. cit., -fig. 10 6.
xii, 22
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carpe, et porte des soies fortes, assez nombreuses (PL V, fig. 47). \
Les pattes de la 2° paire dépassent le bord antérieur du scaphocérite de toute la pince et du tiers distal du carpe. La pince est cylindrique; les doigts inermes, joignant exactement sauf à leur base, ont les 2/3 de la longueur de la paume. La pince toute entière, ainsi que la moitié distale du carpe, se montre à la loupe très finement verruqueuse et comme chagrinée. La longueur du carpe est sensiblement le double de celle de la pince entière (PL V, fig. 47 et 47 a).
Distribution géographique. — Madagascar (bras de l’Onilahy, à 50 kilomètres de lacôte, G. Grandidier), Fidji (Dana), Hong-Kong (Stimpson), Mozambique (Hilgendorf) ; îles Marshall, Dar es Salaam (Ortmann); Amboine, Sumatra, Célèbes, Flores et autres îles malaises (de Man) ; rivières, lagunes fermées, estuaires, pleine mer.