‹ Les Palafittes, ou Constructions lacustres du lac de NeuchatelChapitre 10 sur 36 · I.ES PALAFITTES · texte numérisé non relu

I.ES PALAFITTES

que, pour les faire tenir debout, il fallait ou bien les enfoncer dans le sable ou la terre, ou bien les poser sur

Fig. 2fi. 1/3 de gr

fies espèces de torches ou anneaux en terre cuilc destinés à cet usage (fi g. 20) . *

Fig. 27. 1 3 de gr.

Même les grands vases à pâle grossière ne sont pas dépourvus d’ornements. Ils ont souvent le col en-

AGE nu BRONZE.

tourc d’une sorte de cordon tordu qui a dû être applique k la main, car on y reconnaît fréquemment la trace des doigts (fig. 27) L

I'ig. 48. 1/3 do gr. Pig. 29. 1/3 de gr.

On trouve aussi des écuelles ( fig . 28 et 29), des plats, des vases percés de petits trous, évidemment des-

Fig. 30. 1/3 do gr. Pig. SI. 1/3 do gr.

tinés k égoutter des matières liquides , et ayant peutêtre servi à la fabrication du fromage (fig. 31).

Les pesons de fuseaux sont très-nombreux et souvent artistement façonnés avec un trou au milieu. Ils ne sont plus en pierre comme dans l’époque précédente, mais en terre cuite (fig. 32 et 33) .

1 . Sous le rapport des dessins, ces vases rappellent à bien des égards ceux qu’on trouve dans les chambres tumulaires des dolmens

LES l’AI.A KIT TES.

Il n’est pas diffieile. avec un peu d'exercice, de distinguer la poterie de l’àgc du bronze de celle de l’âge de la pierre, qui est toujours plus informe. C’est ainsi que. lors de nos premières pèciies lacustres au lac du Bour-

Fig. !«. Fig. XI.

get, en 1 8f» 1 . nous n’avons pas hésité à rapporter cette station à l’époque du bronze . bien qu’on ne possédât encore aucun objet de ce métal. .

Il n’est pas rare de trouver des vases renfermant encore les provisions qu’ils étaient sans doute destinés à conserver. Nous avons retiré de l’un de ces vases des pommes, des cerises, des prunes sauvages et une quantité de noisettes. A Au vcrnier, ces vases ne font pas partie du grand tas, mais se trouvent sur d’autres points de la station. Mentionnons ici aussi, comme propres à l’âge du bronze , les croissants lacustres en terre cuite , dont il sera question plus loin.

de la Bretagne, cl qui ont été décrits cl fiinircs par M. le l) r Closrnadeuc dans la Revue archéologique , 1864. Cependant on ne rencontre pas dans les dolmens ces formes coniques si caractéristique» de l’âge du bronze, non plus que les anneaux ou torches destinés à les su|>porter.

AGE DU BRONZE

U S T E NSILES E N M ÉTAL.

Les ustensiles en bronze se font remarquer par leur bel état de conservation dans toutes nos palafittcs. Les haches sont nombreuses, mesurant de 12 à 20 centimètres, et pesant de 300 «à 750 grammes. Le plus souvent elles sont parfaitement intactes, sans aucune trace d’usure, comme si elles n’avaient jamais été en usage. Il y en a de plusieurs types. Les unes ont les oreillettes recourbées de chaque côté, de manière k représenter une sorte de double douille destinée k recevoir un manche fourchu qui était probablement coudé. Ce sont les plus fréqentes; elles sont s uivent pourvues

PlR. 31. 1/2 KT.

d’une petite anse qui servait sans doute k les’ suspendre k la ceinture (fifj. 34). Quelquefois les deux pointes de

as

LES l’A LA II T TES.

l’extrémité supérieure sont recourbées de manière à se loucher et à former une lunule destinée sans doute à recevoir un rivet qui traversait le manche. Il n’y a que les haches de grande dimension qui présentent cette particularité (fig. 35).

lin second type n’a que des rudiments d’oreillettes, mais le tranchant est sensiblement élargi. Ce sont plutôt des tranchets que des haches qui se maniaient probablement à la main, comme les tranchets de nos cor-

AGE DU BRONZE

royeurs. Peut-être n’avaient-ils pas même de manche. M. Morlot qualifie cette forme de couteaux-liaclws ; elle est assez rare chez nous. Notre lac, en particulier, n’en a encore fourni que quelques exemplaires, dont l’un est ici représenté (/if/. 30 cl 37). M. Forel en a recueilli

Fig. 3B.

Fig. * Fig. 38. 1/2 gr.

plusieurs au lac de Genève, dans une station particulière près de Morges. On en a trouvé d’autres de forme un peu différente dans les champs et forêts de nos environs. L’exemplaire de la fig. 38 est emprunté à l’ouvrage de M. Troyon, et représente l’é-

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