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LES l'ALAEITTKS.
Acide illiciquo. Alumine. Magnésie. Calcaire. Fer oxyd. Mangnn oxyd. Eau.
M. de Fellenberg pense qa’cn présence de celle concordance remarquable, et pour autant que la composition chimique peut servir à l’ethnographie," on est en droit d’admettre que les haches de Meilên et de Concise sont de la vraie néphrite, tandis que celle de Moosseedorf serait du jade vert oriental.
« On pourrait à la vérité, ajoute M. de Fellenberg, se demander si les néphrites de nos stations lacustres ne sont pas d’origine alpine, comme les haches serpentineuses qui les accompagnent, puisqu'on retrouve dans -les Grisons et en Valais les mêmes massifs de schisîes serpentineux, talqueux et chlorités, qui accompagnent dans la Nouvelle-Zélande les véritables néphrites. et dont ces dernières ne sont que des émanations (par ségrégation). Mais jusqu’ici les faits n’ont pas encore confirmé cette hypothèse, en sorte que, jusqu’à preuve du contraire , l’hypothèse de l’origine orientale de la néphrite nous paraît la plus juste et la plus vraisemblable. »
Nous ne saurions avoir la prétention de combattre des déductions tirées de travaux aussi précis et aussi consciencieux que ceux de M. de Fellenberg. Cependant nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que si l’origine asiatique de la néphrite offre déjà des difficultés, en attribuant aux peuplades de l’âge de la pierre des relations commerciales avec l’Inde, la l’erse ou l’Arabie, ces difficultés nous paraissent encore bien plus grandes, sinon insurmontables, du moment
AGE DE LA PIERRE
qu’il s’agit d’aller chercher la néphrite en Chine, h la Nouvelle-Zélande ou à la Nouvelle-Calédonie 1 .
. Quant aux fragments de corail blanc qu’on a découverts è Concise, ils pourraient bien, comme le fragment d’ambre de Meilen, appartenir à l’âge du bronze, dont il existe quelques vestiges dans chacune de ces deux stations.
Cependant les peuplades de l'âge de la pierre n’en étaient pas réduites au seul souci de pourvoir à leur existence. Quelque chétifs que fussent leurs armes et leurs ustensiles, le besoin de se parer ne leur était pas complètement étranger, comme l’attestent quelques ornements faits de pierre ou d’os. Ces objets ne pouvaient être de leur nature que très-simples. C’étaient des dents de carnassiers percées d’un trou, et qu’on portait sans doute en guise de collier, mêlées avec des disques ou grains d’os et de bois de cerfs également percés.
On trouve aussi des épingles ii cheveux qui ne manquaient pas d’une certaine élégance et qui ne diffèrent pas sensiblement de celles qu’on porte de nos jours, témoin celle que nous avons représentée plus
t. C'f st de la Nouvelle-Calédonie que proviennent les magnifi- • ques néphrites translucides et d’un vert tendre, qui font l'ornement du Musée de Montpellier.
Au moment demeure sous presse, les Comptes-rendus de l Académie des sciences de Paris 'séances du 21 et 28 août I8fi3j, nous apportent sur celte question si vivement controversée, un remarquable travail de M. Damour, intitulé « Sur la Composition des haches en pierre trouvées dans les monuments celtiques et chez les tribus sauvages. » Comptes-rendus, t. LXI. Nous n# pouvons que le recommander à l’attention de nos lecteurs.
haut, et qui provient de la station de Concise (page 18, fig. 11 J.
linfin le travail domestique est attesté par une quantité de petits disques percés d’un trou, que nous croyons être des pesons de fuseau, plutôt que des poids pour les filets (pg. 21). Quoi qu'il en soit, il n'est pas inutile de faire observer qu’au lac de Neuchâtel ces disques sont toujours en pierre (de préférence de grès inolassique, quelquefois de calcaire) dans les stations de l’âge de la pierre . tandis qu’ils sont on terre cuite dans les palafittes de l’âge du bronze 1 .
Fig. 21. — Orandeur naturelle.
I. Tout récemment, M. le l) r Ullersberger a aussi recueilli île*; pesons en terre cuite dans la station de pierre d’Ucberlingeii au lac de Constance, mais leur forme est differente de celle des (usons de I âge du bronze; ce sont de vrais disques légèrement convexes, tandis que ceux de l'âge du bronze sont coniques.
AGE DU BRONZE
Il existe une différence notable entre les palatines de l’âge de la pierre et celles de l’àge du bronze. Ces dernières, qui sont à la fois les plus vastes 1 et les plus nombreuses, se trouvent à une plus grande distance du bord; leur profondeur est par conséquent plus considérable, en général de 3 à 5 mètres au-dessous des eaux moyennes. Quelquefois elles sont très-rapprochées des ténevières. n'en étant séparées que par un espace de quelques mètres, par exemple à Auvernier. Les pieux sont plus grêles; ce sont fréquemment des troncs fendus en quatre, n’excédant guère 12 à 15 centimètres de diamètre; au lieu d’être à fleur du -fond, ils s’élèvent de 30 k 00 centimètres au-dessus de la vase, ce qui
Il n'est pas facile d’indiquer la contenance de ces palafittes, à cause de leurs bords souvent très-sinueux. Il \ en a qui comprennent une surface de plusieurs hectares, spécialement sur la rive méridionale du lac de Neuchâtel. Nous évaluons celle d’Amernier il une cinquantaine d'ares.