‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 106 sur 131 · VENGEANCE · texte numérisé non relu

VENGEANCE

— Sous un poignard : « Edem, vengeur. Mort à la société infâme

— À Messieurs les employés de la questure et délégués de Turin, gens infâmes et abhorrés, pleins de vices et de défauts, — je vous laisserai un souvenir.

— Je jure vengeance contre tous les policiers de ce monde, car ce sont tous des assassins.

— Je ne me suis jamais vengé, mais cette fois je me vengerai de ce pore de délégué. Il y a six mois que je suis en prison à tort et par sa faute.

— Buj. di Stura maudit son frère, car il est en prison par sa faute. C’est une brute, un assassin et rien autre. Je crie vengeance (2).

(4) Les initiales italiennes de cet acrostiche sont F. I. G. A. (Voir supra). (2) On voit clairement que les auteurs de ces lignes sont des accusés de viol.

— Si tu me trahis, Rosine, quand je serai dehors je te tuerai et je fuirai, car je aime trop et je suis venu ici pour toi (1).

— Infâme questure, quand donc finiras-tu de me torturer ? C’est la troisième fois que tu m'arrêtes pour un canif que tu nommes arme prohibée etle Tribunal m'absout toujours. Attention de ne pas me trop lasser.

— Mort à tous les coquins de la questure. Ils sont tous plus assassins et voleurs que nous. Strigelli le sait.

— À mort cetle canaille de volontaires italiens ; ils sont notre ruine.

— Ub... Carlo est un espion et un traître, parce qu'il nous a tous vendus. Amis, jurons vengeance.

Page 1