‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 63 sur 131 · LYRIQUES, STUPIDES · texte numérisé non relu

LYRIQUES, STUPIDES

— Adieu beau temps du passé, beaux rêves souriants.

— Adieu vous, les filles etles bordels et le carnaval. Les bals, le repas et les Joyeuses auberges.

— Les diners faits sans payer.

— Accorde-moi, o Ciel que dans — l’obscure caverne soit introduit mon v.….

— Elle attend vainement le bien-aimé oiseau. Les gelées froides du cruel hiver — l’ont séché, :l ‘est dans le château du Mage. Berte.

— Celui-là réussit vainqueur qui soutient l'assaut — et celui qui se dresse aux embüches — finit par trouver sa voie.

— Si une folle Déesse est votre amie. En menant droite votre vie comme un compas. Honneurs et richesses, amour et v..… Vous en aurez jusqu'à crever. El vous verrez tous vos ennemis périr de rage.

— Je suis ici avec un ballot de cartes et de papiers ; j'attends ma portion (de bouillon) — avec force gémissements et soupirs.

— Sinous sortons ensemble d'ici — nous ferons un voyage sur mer — Et là dessus peu à peu nous nous arrangerons l'affaire — Après, il sera dur, mon v... ma petite Maria. —

C'est un morceau précieux. Et dans ta fente étroite je prendrai quelque consolation.

PALIMPSESTES DES PRISONS 105 — Et dans l'auberge et au lit je reparerai mon eFPS: Dans la douleur, dans la Joie je viderai toujours mon verre

— Et pour rendre plus vive la gaieté j'enc.... une fois ma Marie,

— Et sois gai, mon cher, et ainsi soit-il.

— Oh ! Dieux, envoyez-nous quelques €... avec leur toison pour que nos oiseaux y puissent chanter — à cette fin blonde ou brune peu importe, pourvue qu'il en soit une.

Vigl.

(Ecrit sur un mur).

— Combien je l'aime — Chère Angèle — Mais si j'avais un rival - Je lui taillerais les r.....

— Si tu m'aimes — Je l'aime aussi — Mais si j'avais un rival — Il me la payerait.

— Si J'avais des fleurs — Je t'en enverrais une botte — Mais je n’ai rien autre — que mon v... — Adieu, ma chérie — Quand je pense à toi — je me tire la …

CHANTS DIVERS. — ‘TaBaAc. -- LE SEUL DÉSIR DU PRISONNIER. —

Le Cxiquer, (bout de cigare mächonné)

— Elle est, confessons-le, notre plus grande faiblesse. Celle de la chique... — En le mâchant comme un bonbon, — dans l'âme pénètre une vive douceur.

— Figurez-vous, le prisonnier, — sans le chicot, il devient fou.

— Un petit bout fait notre bonheur — mais sans lui nous sommes en peine.

— Tendre frère des malheureux. Notre conseiller chéri. Le chiquet en bouche est une rose. — Je t'aime mieux qu'une épouse. Chiquent le soldat, le caporal, l'officier, le général, le fourier. — Et les sergents furieux crient la chique aux dents.

— Mieux que la manne — vénérée des Hébreux — Pour nous misérables, tu es chère — Truffes! friandises! tu es pour nous bien mieux.

— Toi au fond de l'âme — Endolorie — Nous fait poindre — Suave charmante — De douce espérance — Une étincelle — une infiniment joyeuse chère étincelle.

Chiquet chéri Chiquet divin Du prisonnier Tu es le roi

— Si dans le silence — de mon cachot surgit l’image — de ma bien aimée — un soupir — alors me vient — vite je mets le chicot aux lèvres.

— Il y a plusieurs mois — Que je suis ici emprisonné — aucun de mes parents ne montra encore son museau.

— Mets donc patience.

— Ne t'attriste point.

— Bon, dans l’obscur — De notre chambre. Tu es la lumière. Tues l'espérance.

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