‹ Les palimpsestes des prisonsChapitre 86 sur 131 · SUITE DU CANON · texte numérisé non relu

SUITE DU CANON

Vois les traits de ton fils. Vois ses beaux veux s'éteindre. Vois ses lèvres pâlir. Pas un mot pour se plaindre. Il ne sait que prier, pardonner et bénir.

Il aime et veut aimer jusqu'au dernier soupir.

A ce soupir d'un Dieu, la création s'étonne,

L'enfer est terrassé, car tu dis : « Je pardonne. » Le même sacrifice est offert aujourd'hui.

Ecoute ! il dit encor : « Père, pardonnez-lui ! »

O mon Dieu! souviens-toi de l'Eglise souffrante, Abrège les douleurs de l’âme dans l’attente.

Guide l'arche sainte du haut de ton beau ciel, Sauve-la du danger comme au temps d'Israël.

Dans ce vaisseau béni, l'on ne fait pas naufrage.

On fait plus doucement le pénible voyage.

Quand aussi la tempête et la fureur des flots Menacent le marin, aide les matelots.

A son chef ici-bas, accorde la science,

La sagesse et la force et courage et prudence. Daigne aussi pour mon roi, pour Henri de Bourhon Protéger de saint Louis le dernier rejeton.

Donne à mes ennemis tes faveurs et ta grâce.

Que la haine en mon cœur ne trouve jamais place. Aime bien mes amis, qu'ils soient tous en ton cœur : L'amitié de Jésus c'est plus que le bonheur.

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