‹ Les paniers de la comtesse comédievaudeville en un acteChapitre 13 sur 20 · LES PANIERS DE LA G0HTE6SR · texte numérisé non relu

LES PANIERS DE LA G0HTE6SR

Tous le* fusils I te dis-je. (.4 Marguerite) El loi delà poudre et du plomb 1

MAtU'.L'ElUTK.

Mais, madame!.-

LA COMtP.*sfc.

ObéiMi ! je suis furieuse. (Champâgnê ét Marguerite sortent.) \ eus allez voir, monsieur le comte. Ce qile je fais quand il voilS plaît do me laisser seule. Ce salon est admirablement placé... ■ domine la basse rour : la basse-cour sera mon parc! (.4 Vhùinpàtjne et à Marguerite gui arrivent chargé » de six fusil*.) Accouiéz! donnez! (Elle, prend uu fusil dan* le* menus de ChamMnne. ’ } Ce Fusil est-il chargé 1 ( Elle regarde le bassinet. ) Oui! (Elle en prend un autre. ) Et celui-ci, l'esl-il f

ciiaui-au.se.

Oui, madame, mais pas amorcé.

IA COMTESSE

Amorce ! toi aussi, Marguerite : Champagne, ouvre cette croisée.

dflAMPAGNE. après avoir essayé d'ouvrir la croisée a vitraux.

ClbtiOc du haut en bas.

Clouée? ( Elle p rumine rapidement la croisée. ) C’est vrai t An! monsieur de Mnillv! Eh bien! je vais l'ouvrir! (Elle brise les carreaux. ) La voilà ouverte. (Par l' ouverture du carreau brisé, elle fuit feu, ensuite elle crie du dedans au dehors.") Touche ! Poitevin, ramasse HEU* rire un second coup.) Touché 1 ( klle tire- un troisième coup.) Touché! Poitevin, ramasse toujours.

champagne, qui lui a fait passer successivement les fusils en Us prenant de la main de Marguerite.

Mais, madame la comtesse!...

LA comtesse, à Champagne.

En tore ! lotit ours! (Criant toujours du dedans au dehors ' Poitevin ! attention 1 ( Champagne lui remet successivement tro . fusils; elle tire. 1 Mort ! si je ne tno trumpe, j’ai fait un beau carnage, le sol est jonché de gibier. A moi tout cequej’al tué. (On jetfr «ruccfasM-rmertf dans le pa' itlon par le carreau brisé tous les objets suivants que ta cemteese wvwtJfic au passage. ) Un chat, tinc poule, un perroquet, un pigeon.

lanCEklîE.

Ah I mon Dieu I tnon Dieu I voüs avez tué toute la basse cour.

la comtesse, elle continue à nommer les objets qu’on lance dans te pavillon.

ün singe.

MAnci'ERlTE, avec terreur

Un garflc-cbaHipélée !

la comtesse, riant aux éclats.

Niaise f c’est un épouvantail pour effrayer les oiseau» I Champagne, qui s’est approché de la porte.

Madame, madame ! on vient !

la comtesse, en fuyant.

Mon mari ! c’est mon mari I partagez-vous les produits do ma chasse. (Elle sort.)

MAnui LAITE.

Ils sont beaux, les produits do sa chasse ; moi je prends la poule I

CHAMPAGNE

Non f c’est pour moi. Prends le perroquet, bavarde I

MAÜGlCJtlTE.

3arde-le... Prends te cblt...

CHAMPAGNE

Le chat! c’est pour Poitevin, il en fera uh civet avec le singe .. Mais chut c’est monsieur le comte... sauve qui peut ! tls entrent che: la comte s».)

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