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DE LA POLICE IMPÉRIALE. — LISTE DES AGENTS SECRETS

BRUXELLES

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Félix Oudart, imprimeur-éditeur, rue Saint-Laurent, 28, à Bruxelles.

PRÉFACE

Le n° 10 des Papiers Secrets du Seco?zd Empire, que nous mettons en vente aujourd'hui, ne sera certes pas un des moins intéressants de cette curieuse collection.

Outre la fin de la Liste alphabétique, biographique , anecdotique, des personnes ayant eu, à un titre quelconque, des rapports financiers avec V Empereur, il contient la continuation des Papiers Secrets du Gouvernement de la Défense nationale et le commencement du Dossier de la Police impériale, c'est-à-dire les Papiers Secrets de M, Piétri, livrés au public par les factieux de la Commune.

Ainsi complété , notre recueil offre, à chaque numéro qui paraît, un attrait nouveau qui nous assure d'avance l'entière approbation de nos nombreux lecteurs.

Liste alphabétique, biographique, anecdotique des personnes ayant eu, à un titre quelconque, des rapports financiers avec l'Empereur, rédigée d'après les papiers trouvés aux Tuileries.

Notes sur les dépenses de la liste civile de Napoléon III.

Ainsi que nous l'avons «annoncé dans le n° 9 des Papiers Secrets du Second Empire, nous donnons aujourd'hui la fin de la liste alphabétique, biographique et anecdotique des personnes ayant eu des rapports financiers avec l'empereur.

Des explications toutes spéciales nous ayant été demandées par les intéressés, souvent et parfois par les nombreux curieux qui nous lisent, nous les renvoyons aux notes explicatives qui sont à la page 15 du présent numéro.

Voir les numéros 7, 8 et 9.

Vergeot. Ce nom revient fréquemment dans les pièces que nous analysons; il est porté par un très-ancien serviteur du Prince et par une dame ou demoiselle Alexandrine, très-favorieséentout temps. On n'aura pas oublié que le personnage qui signe Louis-Napoléon et se dit l'Empereur, l'appelle sa sœur adoptive. Voici, sans autre commentaire, les renseignements recueillis :

Avril 1865. Alexandrine Vergeot rembourse 200 francs (?), qu'elle devait sans doute à

quelque créancier

Juillet 1845, vendu, au nom de Vergeot, 390 francs de rente 5 p. c, 9,473 francs . . 14 octobre 1845, acte de reconnaissance des enfants Vergeot (au nolaire, 30 francs).

Janvier 1847 et mois suivants, Alexandrine

Vergeot touche une pension de 1,600 francs.

Mars, loyer 1,000 francs, plus une somme

de 3,000 francs

Août, gratification, 500 francs; une pièce

de vin, 200 francs

Novembre 1848, loyer, un terme et demi,

310 francs

Vin, vaisselle, meubles, lingerie, pendule, ustensiles de cuisine; en tout, fr. 3,440-05. 1er mars 1849, pension mensuelle, 500 fr. De décembre 1850 à juillet 1852, A. Vergeot reçoit, en sept, payements, une somme

de 50,000 francs. .

1er août 1852. Alexandrine Vergeot reconnaît avoir reçu de M. Bure, pour cinquième et dernier payement, par ordre du Princeprésident, 5,000 francs. A supposer les paye-

fr. fr.

ments égaux, c'est un don, peut-être une dot, de 25,000 francs ..........

Alexandrine figure encore, sur la liste des pensions en 1853, pour 6,000 francs mensuels; mais l'article qui la concerne est rayé au crayon.

Vîaiiet de Condrieu , membre de sociétés chorales et de secours mutuels dans l'Isère, a fait au Prince impérial un legs dont nous ignorons la valeur et que M. Anselme Petetin conseille de rendre public.

Vieillard, ancien percepteur de Louis-Napoléon, sénateur, avait quelques menues dettes, payées en 1858; en tout, 10,000 francs. Cette somme ne paraît pas être une pension, car elle est soldée par parties inégales : 5,784 fr. 85 c. et fr. 4,215-15 . . . .

Vignon (Claude). Pension de 6,000 francs, à partir de septembre 1862

Viiiaume père (à Nancy). Pension de 1,500 fr* (1853)

Vinot (Baron). En 1869, pension de 6,000 fr. .

Vogt (?). H lui est remis, en août 1859, 40,000 Xr.

XValdor (M1118 Mélanie) à reçu, en 1858, une

somme de 5,000 francs

En décembre 1856, «lie sollicite pour son cousin, M. Moret d'Aiguebelle, une sous-préfecture dans le Midi.

Elle offre, en 1865, une cantate, Paris au désert, intercalée dans une pièce de circon^ stance (Voyage de l'Empereur en Algérie).

fr.

fr.

Enfin nous la trouvons portée, en 1869, pour une pension de 6,000 francs . . . . Weynand (Comte). C'est sans doute à titre de directeur intendant de quelque ferme impériale qu'on lui remet (septembre -décembre

Welden (Baronne de), née de Rupplin, reçue avec affection par la reine Hortense, ne cesse d'envoyer à l'Empereur de menus souvenirs et de lui rappeler sa situation précaire et celle de ses filles. Elle va jusqu'à lui demander de faire habiller sa petite-fille, qui va faire sa première communion (1858-1868). Peu de mois se sont passés sans lettre de famille de Welden.

Wezyk, ancien serviteur. Secours nombreux, bien que modiques, depuis 1847 ; pension de

800 francs (1853) .

Wilson (W.), mars 1858, accuse à M. Moquard acception d'une traite de 500 £ (12,500 fr.)

sur Baring

Wohi, constructeur à Strasbourg. En 1866, il a reçu une avance de 40,000 francs, dont il lui

est fait remise en 1868

En 1870, il demande 50,000 francs et éprouve un refus.

Wyse (Sir Thomas), mari de la princesse Letizia Bonaparte-Lucien. On sait, par les comptes Bâtes (voir ce nom), que le prince Louis lui avait prêté 40,000 francs sur des garanties suffisantes

Sir Th. Wyse et la princesse Letizia ne vécurent pas longtemps ensemble, et, comme il arrive dans ces sortes de situations, ne

fr.

manquèrent pas de rejeter les torts l'un sur l'autre.

On pourra juger des griefs, vrais ou faux, de Mme Wyse, par quelques extraits d'une lettre de la vicomtesse d'Arlincourt, adressée au comte de Siyvilliers (Joseph Bonaparte).

« Votre infortunée nièce, après avoir été » sept ans victime des plus indignes traite- » ments de la part de son mari (M. Wyse), » se décida enfin à y mettre un terme ; elle » quitta son mari. Elle a de lui une pièce » bien importante : c'est un écrit par lequel )> il déclare que, sous le rapport de la fidélité » conjugale et de la conduite, il n'a pas le » moindre reproche à lui faire; puis il lui )> permet de vivre où elle voudra, comme » elle voudra, avec qui elle voudra, sans » qu'aucune autorité, civile ou religieuse, » puisse l'inquiéter. Par cet écrit encore, il » lui assure une pension de 6,000 livres de » rentes. Mais, ce q«ue ne pouvait prévoir la » princesse Letizia, M. Wyse, après s'être » montré le plus mauvais des maris, a encore » voulu être un père barbare : il abandonne à » la haine d'une malheureuse femme son fils » aîné, le jeune Napoléon Wyse. Cette femme » cruelle, après l'avoir remis aux mains d'un » infâme médecin, nommé M. Rat, pour faire » périr cette innocente créature par suite » d'horribles traitements, le fit enfermer, » quatre mois après, à Maréville près Nancy, » dans une maison d'aliénés : il y avait été » placé comme le fils d'un paysan dont la mo- » nomanie était de se croire le petit-neveu

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fr.

» de l'Empereur elle fils d'un riche Anglais, » lord de la trésorerie. Chaque fois qu'il » rappelait ses titres de grandeur, il n'exci- » tait que la pitié et se voyait traiter plus » sévèrement encore. Enfin, il découvrit » le lieu qu'habitait sa mère et lui fit, connaître son sort; elle accourut le délivrer. » Cette intéressante histoire, dont nous » avons les preuves sous les yeux, a telle- » ment touché M. d'Arlincourt, qu'il va en » publier le récit dans un ouvrage auquel » il travaille en ce moment, et dont la pu- )> blicité pourra être utile au jeune Napoléon » Wyse et à sa mère. »

Suivent des détails sur les démarches et dépenses de Mme Wyse, pour « mettre son » pauvre enfant sous la protection du Lord » chancelier (ce qu'elle a obtenu). >

« Que demanderait aujourd'hui votre mal- » heureuse nièce, M. le comte? Une chose » qui me paraît juste : elle vous supplierait » de lui prêter 12,000 francs, qu'elle vous » rendrait dans trois ans, sur la pension de » son fils. Il a maintenant dix-huit ans, et, » dans trois ans, à sa majorité, il aura droit

» à 15,000 francs de revenu

» M. d'Arlincourt, qui porte un vif intérêt » à Mme Wyse, et qui écrit les malheurs de » son fils, se trouverait heureux de pouvoir » terminer son récit en proclamant haute - » ment la générosité de nobles parents qui » viendront à son aide.

» Aix-la-Chapelle, ce 2 juillet 1841. » D'autre part, la famille Wyse n'avait pas

pris avec moins de chaleur le parti de sir Thomas. Nous avons sous les yeux une lettre de son frère, sir George Wyse (octobre 1862), qui demande une audience à l'Empereur pour lui exposer les dernières volontés de sir Thomas, * mort victime de chagrins domestiques » causés par la conduite indigne d'un mem- )> bre de la famille Bonaparte. » Le testament de sir Thomas est attaqué devant les tribunaux. « On espérait que le puissant appui de » l'Empereur arrêterait diverses divulgations » peu favorables à d'autres membres de la » famille Bonaparte- Wyse. » Mais l'aîné des fils Wyse, Alfred, n'a rien épargné pour outrager la mémoire paternelle : 1° il a ramené sa mère, séparée depuis trente-quatre ans, au domicile conjugal, « peu de semaines après )) la mort de celui que sa conduite scanda- » leuse et celle de ses fils légitimés avaient » conduit au tombeau. » 2° Il a annoncé à Dublin l'arrivée de Mmo de Solms, en la qualifiant « princesse Marie de Solms, née Bona- » parte-Wyse. » 3° Il a annoncé la naissance d'un fils de Mmc Jum, qu'il désigne comme née Bonaparte-Wyse, « bien que lui-même » eût signé récemment un document légal » d'où il résulte que lui et son frère William » sont les seuls enfants de Wyse. » De plus, cet Alfred se dit autorisé par l'Empereur, qui « doit payer les frais du procès. » Si tout cela n'est pas démenti, sir George Wyse « pour faire prévaloir les désirs de son frère » Thomas, va être contraint d'entrer dans » les détails de très-pénibles et anciens faits » ,

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qu'on passerait bien volontiers sous sHenee. Y

Yvan (Docteur). Il demande à l'Empereur de quoi marier sa fille el habiller sa femme pour la noce; il ne fixe pas de chiffre (4 juin 1861).

Zelier (Mme), ancienne directrice des postes à Ham. Service rendu au prince; bureau de tabac en 1869.

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