LA LUCINE
souvent plus ou moins lavées de brun ou, en tout cas, fort réduites du côté de la marge des ailes.
Quant à la chenille, elle est ovale, un peu aplatie, finement poilue, comme celles que nous venons d'étudier. Elle atteint 1,8 à 1,9 centimètre de long. Son dos est brun rouge ou brun olivâtre avec une lignée de taches sombres au milieu et une série de verrues rougeâtres de chaque côté; sur les flancs se trouve une ligne claire et le ventre est blanchâtre. La tête est petite, globuleuse, d'un brun rouge pâle ou d'un blanc brunâtre. Mais si la chenille de la LUCINE ressemble pour la forme aux chenilles des T'héclas et des Lycènes, elle ne leur ressemble pas pour les mœurs : alors que ces dernières se tiennent en plein soleil contre les épis de l’esparcette, parmi les fleurs jaunes du genêt ailé ou sur les petites feuilles de l'épine noire, la chenille qui nous occupe se cache consciencieusement pendant le jour et ne sort que de nuit pour manger et prendre l'air. Sa chrysalide est arrondie, brun jaunâtre, recouverte de longs poils gris ou noirs et décorée de multiples points noirs placés en lignes transversales. Le bord des fourreaux alaires est marqué par une ligne sombre.
Le GranD MARS CHANGEANT — Apatura iris L. Mâle, grandeur naturelle, posé sur une pierre. Mâle, grossi deux fois, posé et pompant avec sa trompe l'humidité du sol.