‹ Les paques veronaises drame en 4 actesChapitre 15 sur 47 · ANDRÉ, STEFANO · texte numérisé non relu

ANDRÉ, STEFANO

STEFANO, repoussant André.

En Francis ici l

ANDRÉ

Qu’cst-ce qu’il a donc à me reluquer comme ça, ce pékin-là. 11 me semble que j'ai vu cette boule-là quelque part. C’est égal, ce monsieur-là ne me revient pas.

STEFANO

Que demandes-tu?

' ANDRÉ

Je demande... je demande que vous me laissiez passer, signorissimo Lombarde, (A part.) Est-il curieux, ce moderne-là?

STEFANO

Comment te trouves-lu dans cette maison?

ANDRÉ

Pas mal du tout. .

' STEFANO

Allons, réponds.

, ANDRÉ

Mais je pourrais vous adresser la même question, mpn camarade. * ^

* AikI., tjlcf,

STEFANO

Je suis ici chez moi.

ANDRÉ

•Tiens! comme ça se trouve, et moi aussi.

STEFANO. ’

T’expliqueras-tu, drôle?

ANDRÉ

Ah! pas de gros mots, Pékiiii, Pékino; vous ne seriez p.is de force à ce jeu là, voyez-vous. Je suis ici parce que J’ai le droit d’y être, et ceux qui ne sont pas contents peuvent le dire.. . mon adresse, la voilà, je ne la cache à personne. André Loriquet, soldat à la 18® demi-brigade, poste restante en Europe, chef-lieu de canton l’univers... Allons, place, bourgeois,je ne connais rien quand j’ai soif!

STEFANO, lui barrant te passage.

Tu ne passeras pas avant de m’avoir dit...

ANDRÉ

Je ne passerai pas?... Allons donc... Un Français passe partout, et je le prouve. (Il repousse Stefano et sort. A part, sar le seuil.) C’est égal, cette figure-là ne me revient pas. (Stejano le poursuit ;tl se retourne.) Tu vas t’arrêter, hein!

. ’ ' ^ 'scÉ^E ix:

STEFANO, apercevant les bagages d’Horace.

Cette valise... ce chapeau,., ce soldat n’est donc pas seul ici... Quoi ! ces França’R me poursuivront partout... Oh ! malheur à eux !

(Angelo et Galoretti entrent avec précaution par le fond, après s’élre assurés que personne ne les observe.)

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