‹ Les paques veronaises drame en 4 actesChapitre 18 sur 47 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

cœur dTun vieillard vénérable, et de souiller l’honneur de son nom par de lâches assassinats ?

STEFANO

Monsieur !

HORACR.

Oui, de Mches assassinats! je le répète; car celui' qui se glisse dans l’ombre jusqu'au sein des villes pour y jeter des paroles de meurtre et d’incendie, celui-là, lors même qu’il aurait pour prétexte l’amour de la patrie et l’horreur de l'étranger, n’est qu'un lâche, sachez-le bien ! FaKes-nous la guerre comme nous vous la faisons, loyalement, à la face du soleil ; mais ne nous assassinez pas lorsque, confiants dans vos témoignages d’amitié, nous nous mêlons à vos jeux et à vos plaisirs ; car alors ce n’est plus un combat, mais un guet-à-pens.

STEFANO, à part.

Et ne pouvoir me venger de cet homme !

Ecoulez, Scorza... j'avais juré que, partout où je vous rencontrerais, je vous livrerais à la vengeance des lois... mais, pour épargner à votre père, à votre famille, l’horrible douleur de vous voir flétri par un supplice infâmant... je consens à me taire. ' . -

STEFANO- ' . '

Ah! Monsieur.

HORACE

Ne croyez pas cependant que je vous laisserai libre de renouer le fil de vos intrigues ténébreuses , non , j’exige, j’exige, entendez-vous, que vous me juriez sur la tête de votre père que vous renoncerez désormais à tous projets coupables contre nous; que vous resterez tranquillement dans vos foyers et oue vous me rendrez compte, lorsque je le jugerai convenaole, de voire conduite et de vos actions. Jurez-moi cela et^ a cette condition, je vous promets le secret. .

STEFANO

Je le jure.

HOÇUCB, avec eflort.

C’est bien. Maintenant nous devons être étrangers l’un à l’autre, ne l’oubliez pas. {H tort par la droite.)

SCÉISE Xll.

STEFANO, seul.

Fatalité !... Il n’cst qu’un homme au monde qui puisse me faire trembler, et il faut que cet homme se place sur mon passage au moment où ma haine allait être assouvie. Le colonel Horace!... au premier soupçon, il peut me livrer à l’autorité miliîaire, et toul-à-l’heure je viens de signer... ah! c’est mon arrêt de mort. Mais il est encore temps, peut-être, de reprendre cette signature... Galorelti n’est pas parti et dussé-je la lui arracher par la force, • il me la faut!

(// remonte précipitamment la scène et s’arrête avec 4pouvante en apercevant Angelo,)

SCÈXE XllI. /.

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