^ GIULIA, HORACE
GIULIA
Que faites-vous, Monsieur; pourquoi ne rentrez-vous pas à la citadelle pendant qu'il en est temps encore ?
HORACE
Et nos malheureux soldats, qui sont répandus dans la ville, qui donc les préviendra du danger, si Je fuis lâchement?
GIULIA
Mais rester ici, c’est défier la mort...
' HORACE. '
Que m’importe la vie ! Je ne suis aimé de personne, moi!
GIULIA
Ah! • • ' " • /
HORACE
Personne, après ma mort, no me donnera ni une larme ni un souvenir ! '
" , GIULIA
Oh ! Horace, tenez !... je suis folle de> vous parler ainsi ! ' mais je veux que vous fuyiez, que vous conserviez vos jours ; car si vous êtes las de la vie, je ne veux pas mourir encore, moi! ^ ,
HORACE
Que dites- vous?
GIULIA
Je dis que si vous mourez... je meurs!
' HORACE
Serait-il vrai ?
GIULU.
Eh bien oui... oui!., je vous aime... majs fuyez!
HORACE, la pressant sur son cœur.
Giulia! ' ' (On enténd te tocsin.)