‹ Les parabolesChapitre 18 sur 33 · LA DRACHME PERDUE · texte numérisé non relu

LA DRACHME PERDUE

UELLE est la femme qui, ayant dix drachmes, si elle en

}^ perd une, n'allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle l'ait trouvée ? Et quand elle l'a trouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé la drachme que j'avais perdue. De même, je vous le dis, il y a de la joie, devant les anges de Dieu, pour un seul pécheur qui se repent.

L'ENFANT IM^ODIGUE

s. Luc, XV. 1 1-32

L'ENFANT PRODIGUE

UN homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays fort éloigné, et il y dissipa son bien en vivant dans la débauche. Après qu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays ; et il commença à être dans l'indigence. Alors il s'en alla et se mit au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs pour paître les pourceaux. Et il eût bien voulu se rassasier des caroubes que les pourceaux mangeaient; mais personne ne lui en donnait.

Étant donc rentré en lui-même, il se dit : Combien de gens aux gages de rçon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires.

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IM, ANCIIK VI

l' Enfant prodii^ue

Il se jfta à son cou l't reinliniss;!. (S. Luc, XV, jo.)

L'ENFANT PRODIGUE

11 se leva donc et alla vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, courant à lui, il se jeta à son cou et l'embrassa.

Comme il était encore loin, son père le vit.

Et son fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.

Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous, parce que mon fils, que voici,

L'ENFANT PRODIGUE

était mort, et il est revenu retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

Or, le fils ainé était dans les champs. Comme il revenait et qu'il apjjrochait de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela donc un des domesticjues et lui demanda ce que c'était. (]elui-ci lui dit :

Ton frère est de retour, et ton père a tué le veau gras, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé.

Alors il se mit en colère, et il ne voulait point entrer. Son père sortit donc et le pria d'entrer.

Mais il répondit à son père : Voilà tant d'années cjue je te sers, sans av^oir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau i)our me ré-

à la vie; il était perdu, et il est

Le retour.

L'ENFANT PRODIGUE

jouir avec mes amis. Mais quand ton fils, que voilà, qui a mangé ton bien avec des femmes de mauvaise vie, est revenu, tu as tué pour lui le veau gras !

Et le père lui dit : Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien faire un festin et se réjouir, parce que ton frère, que voilà, était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.

L'ECONOMK INFIDKLE

s. Luc. XVI. i-S

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