FORMES À PLAQUE UNIQUE
tre, car on $e trouve en présence d’un seul placard lichénifié et bien souvent, la dermatose qui a engendré la lichénification est méconnue. Ces formes anormales ont été étudiées par MM. Brocq et Pautrier (1).
Elles se développent presque toujours sur un fond anté-
rieur de pityriasis simplex ou bien plus fréquemment de para-
kératose sèche. Elles siègent surtout vers la nuque, en arrière des oreilles, vers les tempes, vers le front, plus rarement sur un autre point du cuir chevelu.
Elles se caractérisent objectivement par un épaississement plus ou moins notable du cuir chevelu, que l’on a une certaine peine à plisser et dont le pli, quand on le pince, est plus épais que celui du cuir chevelu normal voisin.
Les téguments sont d’une rougeur plus ou moins bistre, comme chagrinés; ils sont presque toujours recouverts de squames fines, extrêmement adhérentes, parfaitement sèches. Les cheveux semblent d'ordinaire être normaux : cependant, dans quelques cas, ils semblent plus clairsemés ; plus rarement, ils sont usés par le grattage et, on peut voir des zones d’alopécies. Ce:
Ces formes anormales de lichénification sont souvent d'un diagnostic difficile, car elles ne présentent pas un aspect typique. Il faut vraiment y songer, car ce diagnostic est d’une réelle importance au point de vuëé pratique : une parakératose psoriasiforme avec lichénification offre au traitement local une résistance bien autrement considérable qu’une parakératose pure. C'est même dans la co-existence de la lichénification qu'il faut trouver l'explication de la tenacité de certaines de ces dermatoses du cuir chevelu qui semblent défier les médications topiques les plus logiques et les mieux conduites.
(1) L. BrooQ et PaurriEr. Communication au Congrès de Budapest, sept, 1906,