A) LE SANG
Les modifications biologiques intéressantes portent sur le taux des anti-toxines circulantes en fonction de la sérothérapie (avant, pendant et après) et en fonction de l’évolution des paralysies : L
Ramon, DEBRÉ et BERNARD, Mme ZAGDOUN- VALENTIN Et surtout Écx, par des méthodes différentes de dosage, sont arrivés à des résultats concordants :
1°) Avant la première injection de sérum le brux des antitoxines est faible ; elles prennent naissance sous laction de l’antigène représenté par la toxine, ce sont donc des antitoxines d’immunité active et elles apparaissent plus ou moins tôt suivant les sujets.
20) À partir de la première injection de sérum, le taux des antitoxines s'élève d'autant plus vite et d'autant plus haut que cette injection & été forte, Puis il diminue lente-
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ment, quels .que soïent le mombre, la dose el le rythme des injections de sérum ultérieures. re
3°) Dix jours environ après la premi l sérum, le taux baisse brusquement. Le taux résiduel représente l'immunisation active, seule durable, après élimination des antitoxines passives apportées par le sérum.
40) « La haute teneur du sang en antitoxine n'empêche pas les paralysies ; seule le précocité de l'apparition de
limmunité compte ». (ECK)
5°) Les passibilités de paralysie sont grandes lorsqu’avant ola sérothérapie le taux d’antitoxines circulantes esf inférieur à 1/30 d'unité. On voit tout l'intérêt des immumisations antérieures occultes ou vaccinales. :
B) Le Liquipe CÉPHALORACHIDIEN.
IL ma pas été, jusqu'ici, exploré systématiquement. — Du point de vue biologique, il est prouvé que la toxine et l’antitoxine n'y sont présentes qu’en quantité minime. leur grosse molécule les empêchant de franchir la barrière hémo-méningée (DE LAVERGNE et ZŒLLER. GUILLAIN €t LAROCHE, BERHING: DEBRÉ, LEMAIRE ; leur coefficient de passage serait de 1/100° (RAMoN, DEscom- BEY). i :
— Du pcint de vue cyto-chimique avant la publication des premières constatations faites par le professeur JANBON la plus grande incertitude planait sur l’état du L.C.R. et l'opinion générale était qu’il n’était pas modifié : : Boupin, dans sa thèse sur les polyradiculonévrites gé-
néralisées, énonce «malgré quelques cas, publiés isolé- -
ment, les dissociations albumino-cytologiques ne se retrouvent pas dans les polynévrites diphtériques ». Boupou- RESQUE, traitant des polynévrites. décrit à propos des polynévrites diphtériques, des troubles de la perméabilité méningée et cite comme accessoire une hyperalbuminose légère et inconstante. Mme DEsanrTi cite comme modifications non constantes une lymphocytose modérée, uns albuminose légère, et Ho-ra-KHANH déclare : «il semble ressortir néanmoins, de tous ces travaux, que le liquide céphalo-rachidien est rarement modifié d'une facon nota-
ble ou suivant un miode fixe ».
ère injection de |
RE, L'AEU
É H.- Travaux effectués à la Clinique
Pasteur He
:- # Or. si on collationne les observations publiées dans la
littérature médicale de ces vingt dernières années (et pré- Sentées toutes comme des exceptions) ainsi que l’a fait DuparT dans sa thèse, il semble que certains taux chimi-
Ques soin! modifiés dans wn sens constant.
F Le professeur JANBoN s'est donc orienté vers l'étude systématique du L.C.R. des paralysies diphtériques : + De nombreuses -rachicentèses ont été pratiquées pendant l'évolution des troubles paralytiques, certaines ont pu être faïtes dans les jours qui les ont précédées bu suivies et même chez des diphtériques convalescents qui n’a- . vaient pas présenté de paralysies.
Les recherches ont porté :
— sur le taux des composants chimiques,
—- sur la cytologie, — sur certaines réactions qualitatives des protéides
(Benjoïin colloïdal).
A) EXPOSÉ DES FAITS Le résultat général de ces travaux a été de montrer que les seules modifications notables qui peuvent se rencontrer dans le liquide méningé sont représentées par une «augmentation de l'albuminose rachidienne et un élargissement de la zone de précipitation normale du benjoin colloïdal. Mais ces constatations doivent être confrontées avec les faits cliniques, pour éclairer certains de leurs aspects. Dans ce but. nous avons groupé les observations sous quatre ru-
. briques :
. do) Celles où le liquide céphalo-rachidien «à été exploré au cours de paralysies précoces (paralysies précoces proprement dites, et phase précocæ des paralysies mixtes) 10 observations.
2) Les observations de paralysies tardives où le L.C.R. a été exploré :
a) localisées : 9 observations,
b) multiples: 14 observations. | * 30)Les observations de parulysies mixtes explorées seulément à leur phase tardive : 18 observations. Ne,
40) Les explorations méningées chez les diphtériques convalescents non parnlytiques : 6 observations.
Nous tenons à faire remarquer que figurent dans ces tableaux fous les cas où une rachicentèse a été faite et les résultats de fous les contrôles : soit 58 pbservations dé
A # b } PF e æ jh +
diphtéries dont 52 paralysies, totalisant 120 ponctions lombaires. NI
Pour exposer avec plus de clarté les chiffres obtenus, mous les avons portés en fonction du temps sur un tableau, qui tent compte du moment où le prélèvement a été fait par rapport au début de la diphtérie ; en regard sont situés les chiffres qui schématisent l’allure cliniqué des paralysies en cause, en exprimant la date de début die chaque localisation. Le numérotage des observations est celui que nous avons utilisé pour la statistique générale. Quelques observations de 1946 figurent ici; nous avons cru bon de les y mettre en raïson de leur intérêt clinique et humoral. 8 DE ;
— BRÉVIATIONS :