DATE DE FIXATION DE LA TOXINE
Ac) Les fhéories : - Deux conceptions différentes s’opposent.
La ‘toxine se fixe sur le système nerveux dès le début des phénomènes locaux, avant toute intervention théra-
: peultique.
La toxine imprègne le système nerveux lentement par propagation nerveuse où par voie sanguine, après la séroy thérapie et Fapparition de l’immunité.
B) Les arguments en faveur de la première sont les constatations étiologiques que nous avons exposées : les accidents bénins donnent. très rarement des paralysies même sans traitement ; les formes communes et graves
… donnent très fréquemment des paralyises ; les angines
malhgnes malgré toute thérapeutique sont suivies de paralysies ou d'accidents mortels. Inversement, les : doses: de -sérum injectées. quelles qu'elles soient, n'empêchent pas Vapoarition des paralysies, si elles sont quelque peu décalées sur le début:de la maladie. A
* La toxine est ou « à l'abri », ou déjà fixée sur les tissus nerveux. eu NCAUIENE LE pe
- Du point de vue humoral, Ecx a montré que si avant la sérothérapie le taux des antitoxines circulantes, était inférieur à 1/10 les paralysies avaient peu de chances de sd proaulre, et que la persistance après la troisième semaine d’un taux supérieur à l’unité faisait prévoir soit la non: apparition de paralÿsies, soit leur bénignité ; la signification de ces deux constatations étant «que l'on est en droié de porter un pronostic meilleur quant à l'apparition let l’évolution des paralysies toutes les fois que les: phénomènes d’immunité active semblent importants », la majeure bartie de la toxine résorbée aurait été neutralisée avant d’être fixée. De plus, en suivant régulièrement les taux d’antitoxines circulantes, on né constate sur une courbe aucun accident tardif pouvant correspondre à la formation des paralysies.
Enfin texpérimentalément après l'injection au cobaye de doses appropriées de toxines, UHRY à observé que des lésions histologiques des merfs périphériques existaient avant que les paralysies apparaissent. : |
C) Interprétation proposée : il semble donc que la fixation de la toxine sur les éléments nerveux se produisd dès les premiers instants de sa présence dans l'organisme. A cette période antérieure à la sérothérapie. seule limmuuisalion active lacquise antérieurement ou mise en jeu temporair2ment par l'organisme len réponse a l’aggression en cours. est capable de combaïtre et d'enrayer l'invasion toxinique. Lorsque Ia sérothérapie intervient, elle arrête le renouvellement incessant de l4 foxine dans le sang par la. neutralisation‘ du fover initial, mais elle ne peut plus rien sur la toxine déjà ( assimilée ) par les tissus nerveux.