INTRODUCTION
L'histoire des pa ralysies faciales congénitales est encore très mal connue. Les principaux auteurs qui l’ont étudiée sont loin d’être d’accord sur les causes, sur la pathogénie et sur les symptômes de cette curieuse affection. Les uns l’attribuent à une encéphalite (fœtale, les autres à une agénésie dont le mécanisme reste à déterminer, d’autres encore à des compressions exercées au cours de l'accouchement, sur le tronc ou les branches du nerf facial. Aussi nous a-t-il paru bon de profiter d’un cas que nous avons eu l’occasion d'observer dans le service de M. le professeur Hutinel, pour lui consacrer notre thèse.
Après avoir lu les principaux travaux sur le sujet, et avoir pris connaissance de la plupart des observations publiées, nous nous sommes arrêté au plan suivant :
Pour nous, il y a lieu de distinguer deux grands groupes de paralysies faciales congénitales : celles qui sont en
a" dq 1/6. 1 PAR ACIER COL
HOUSE rapport avec un traumatisme obstétrical et celles qui en sont indépendantes.
Les premières s'expliquent, suivant les cas, de différentes façons. Tantôt, la paralysie est causée par une application de forceps, variété aujourd'hui bien connue et à l'étude de laquelle nous ne pouvons apporter aucune contribution personnelle. Tantôt la paralysie est spontanée : cette seconde variété, beaucoup moins au point, n’a pas encore suscité de travaux d'ensemble ; nous avons donc essayé de réunir les cas épars dans les auteurs et de tirer de leur rapprochement quelques déductions nettes.
Les secondes sont beaucoup plus discutées, sinon dans leurs caractères cliniques, du moins dans leur pathogénie. Certaines sont liées à une agénésie du rocher ; d’autres sont dues à une agénésie primitive ou secondaire du noyau de la septième paire. Nous diviserons donc ce