Les paralysies obstétricales [electronic resource]
On donne, depuis les travaux de Duchenne de Boulogne, le nom de paralysies obstétricales à la perte du mouvement volontaire portant, isolément ou simultanément, sur le territoire de la 3* ou de la V paire crânienne ou du plexus brachial; parfois aussi, la paralysie affecte, bien plus rarement i est vrai, l'un des membres inférieurs du fœtus.
Deux cas peuvent se présenter : l'enfant naît spontanément sans qu'aucune manœuvre puisse être incriminée. L'accoucheur constate néanmoins une paralysie portant, par ordre de fréquence, sur la face, sur l'épaule, sur le membre supérieur, etc. C'est là, en effet, le type de la paralysie spontanée d'origine obstétricale qu'on observe dans certaines présentations de la face par extension du cou, par exemple, dans certains cas de compression des plexus ; par circulaires du cordon, etc.; à la suite de contusions des nerfs axillaires ou circonflexes fortement serrés lors du dégagement des épaules dans la présentation du siège.
Dans d'autres cas, la paralysie succède à une violence exercée sur la tête (pression du forceps); à des manœuvres occasionnées par la tension (dégagement de la tête dernière) ; à des tractions exercées avec le doigt, recourbé en crochet, prenant point d'appui sur le plexus brachial au moment du dégagement des épaules.
Nous étudierons successivement ces deux ordres de paralysies en commençant par l'étude des paralysies spontanées j moins connues que les paralysies traumatiques.