‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 4 sur 51 · P UN REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

P UN REFROIDISSEMENT

Hartmann eut recours au phosphore. Le septième jour après son administration, rémission légère des convulsions de la face, pied moins rétracté. Dans l'espace de trois semaines environ, non-seulement le spasme et le strabisme cessèrent, mais elle recouvra encore et d'une manière durable la liberté entière de la prononciation et de la marche. (G. H. Hudemann, Dixsertatio exhibens quasdam observationes ad cicutse, mercurii jublimali et phosphori usum internum pertinentes. Helmstadii, 1763, p. 32, Bibliothèque de thérapeutique de Bayle, t. II, p. 9.)

stupeur; insensibilité; parole difficile ; épuisement et faiblesse extrême;

STMPTOMATIjJUES d'uNE CONGESTION CÉRÉBRALE. URINES INVOLONTAIRES, EFFET DU PHOSPnORE.

Oîs. X. — Un homme fort robuste, chasseur de son métier, âgé de 70 ans, était sujet depuis dix ans à une migraine avec des étourdissements et des bourdonnements dans les oreilles. Il crut se guérir par des saignées, mais elles ne firent qu'augmenter le mal. Il consulta ensuite un médecin qui lui ordonna le musc et la liqueur de corne de cerf ; ces remèdes lui procurèrent quelque soulagement. Au bout d'un an le malade fut repris de son ancien mal, qui était accompagné de vertiges et de somnolence continuelle. La parole était difficile, il y avait stupeur, insensibilité, et en général tout annonçait une attaque d'apoplexie. Avant l'arrivée du médecin un chirurgien avait déjà pratiqué une saignée. Les symptômes augmentèrent aussitôt, et le malade se trouva dans un état de faiblesse et d'épuisement extrêmes. Le médecin prescrivit sur-le-champ 2 grains de phosphore dissous dans de l'huile. Le succès de ce remède fut tel que le malade commença vers le soir à se promener dans sa chambre. Tous les symptômes diminuèrent. Cependant la nuit suivante vers deux heures du matin, le malade eut une nouvelle attaque de sa maladie, mais qui céda bientôt au phosphore.

Le lendemain on vit encore reparaître les mômes symptômes avec une grande propension au sommeil. Le phosphore les chassa de nouveau ; le malade se ranima et devint gai, et reprit bientôt après ses travaux accoutumés.

Pendant l'usage du phosphore le malade urina copieusement, et 1^ première fois les urines coulèrent involontairement. {V<rmisclite mcdic. schriflen, von A. Wcickard, 1780, t. II.)

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