‹ Les paralysies phosphoriquesChapitre 51 sur 51 · COMPLÉMENT DE L'OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

COMPLÉMENT DE L'OBSERVATION XV

Le môme jour, le docteur Henning lui trouva une violente fièvre; 1p pouls à 90, dur et très-plein; une parole peu intelligible quand elle se plaignait d'une céphalalgie intolérable, de maux de cœur, de goût amer, d'envie de vomir et d'une violente soif.

Après avoir subi un traitement antiphlogistique, la jeune fille était beaucoup plus malade le jour suivant. La fièvre était, il est vrai, mieux, réglée et le pouls moins fort, mais la parole consistait en un simple balbutiement inintelligible; la vue était incapable de rien distinguer; les deux pupilles très-dilatées, complètement insensibles et immobiles; les. vaisseaux de la sclérotique et des conjonctives fortement engorgés.

Après différents essais de traitement pendant deux semaines, la parole était devenue plus compréhensible. Les règles, impatiemment attendues, parurent à leur époque ordinaire, accompagnées de fortes crampes, et coulèrent du 4 au 7 juillet sans interruption et passablement fortes. Mais la parole n'en devint pas plus intelligible; le regard était fixe; les pupilles insensibles, inexcitables, dilatées largement et incapables de percevoir le moindre rayon lumineux.

Le docteur Henning prescrivit de l'huile phosphorée, en fit prendre- 20 gouttes trois fois par jour, et en même temps conseilla de frictionner les arcades sourcilières avec du baume d'Hoffmann, tous les autres remèdes étant mis de côté. Le résultat de ce traitement fut si surprenant qu'au bout de huit jours la jeune fille voyait et parlait aussi bien qu'avant la maladie. Trois ans après, elle était encore bien portante. {Journal cVlIufelund, 1817, t. XLIV, p. 52-60.)

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