‹ Les parasites drame en cinq actesChapitre 67 sur 85 · LE DOCTEUR, HENRI · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR, HENRI

HENRI, tondant les deux mains an docteur.

Est.ce que vous me pardonnerez, moi ?

LE DOCTEUR, onvrant les bras.

Viens d'abord m’embrasser, je le dirai ça ensuite. (Le' t. nant contro sa poitrine ) Ahl méchant entant 1 il y a bien long temps que je ne l’ai tenu ainsi. (Se dégageant.) Eh bien 1 si j’étais mort pendant ce temps-là?

HENRI

Je vous aurais pleuré lout de môme.

LE DOCTEUR

Allons! ne parlons plus de cela. C’est fini. Parlons de nous. Ecoute! je suis encore solide! j’ai quelques années à

vivre, je veux que nous les passions ensemble. Pour commencer, je vais déménager. Je m'installerai chez toit oh! il ne me faut pas beaucoup de place. Tu me donneras un salon, par exemple ! pas pour moi, pour mes bêles et mes plantes! et puis lu le meubleras un joli pelit appartement tout à côté de mon cabinet de travail.

HENRI

Pour vous?

Non, pour une gentille petite femme que je te destine.

HENRI, s’éloignant.

C’est que... je ne veux pas me marier.

LE DOCTEUR

Comment, tu ne veux pas ! !.. ah ça ! tu comples vivre en parasite aussi, toi?

HENRI

Mon oncle, plus tard, je ne dis pas...

le docteur.

Chanson que tout celai D’abord, j’ai arrangé la chose avec ta future, ainsi...

HENRI

Mais je ne sais pas...

le docteur.

Si elle te plaira? oh! oui! elle m’a dit hier que c’était déjà fait !

HENRI

Ah ! elle vous a dit?... attendez doncl mais hier, vous étiez à Montgeron.

LE DOCTEUR, souriant.

Tu brûles!...

HENRI

C’est Renée! ah! mon oncle! (n le prend par la tête et l’embrasse.)

A la bonne heure! tu rattrapes le temps perdu! va! fais toutes les folies de la terrel valse avec une chaise, situ veux ; je ne t’en empêcherai pas et je le trouverai même très-raisonnable. Oui, lu l’épouseras! lu l’épouseras sur le pied do l’égalité la plus complète, entends-tu? car tu veux de l’égalité, toi! lu es socialiste! Eh bien! primo : je te donne la moitié de ma fortune tout de suite; /tic et nune , pour parler ton affreux langage. Secundo : il ne me suffit plus d’être ton oncle, je l’adopte; et comme je suis baron de Villiers, tu seras

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