‹ Les parasites drame en cinq actesChapitre 83 sur 85 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

VALENTINE, seule.

Tout est fini! ah! je suis bien perdue! Il ne peut plus me croire, j’.ai menti!... Malheureuse que je suis... j’ai menti croyant me sauver, et voilà que mon mensonge me terrasse et me tue!... ah I que n’en suis-je morte à ses pieds!...

(Un silence pendant lequel elle lient sa figure dans les mains. Tout à coup elle relève la tête.) Mourir !... oui!... mais comment mourir?... (Elle s’avance lentement vors la croisée et s’appuie au balcon.) Quel silence ! la belle nuit! Tant de troubles dans mon âme et tant de sérénité dans la nature! Elle poursuit son cours imperturbable, indifférente et paisible au-dessus de nos agitations.

(Se regardant dans la glace au-dessus de la cheminée.) Comme je SUIS pâle, n’ai-je pas l’air d’une morte déjà? (Apercevant le flacon.) Ah! ce flacon, je le reconnais, c’est celui !... (Le repoussant.) Ah ! j’ai peur ! mon Dieu, pardonnez-moi cette horrible pensée... Lesuicidecst un crime!... mais avoir mis à jamais dans le cœur de mon mari l’abominable pensée de son déshonneur et de mon infamie, n’est-ce pas un crime aussi?... Et si ma mort peut seule le faire croire à la vérité... ne

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