‹ Les parathyroïdesChapitre 4 sur 4 · J%- UT M · texte numérisé non relu

J%- UT M

Fig. 5. — Parathyroïde en hyperplasie (périphérie d’un amas éosinophile, gross. 2-40/1, homme de 60 ans, Parkinson). — A gauche, cellules éosinophiles granuleuses, souvent groupées en acini qui contiennent de la colloïde. A droite, cellules fondamentales à contour très net.

Fig. 7. — Kyste colloïde parathyroïdien (homme de 55 ans, tuberculeux, gross. 150/1). — Petit kyste non visible à l’œil nu, contenu en plein parenchyme parathyroïdien ; a, paroi du kyste formée de cellules principales; />, paroi formée de tissu conjonctif; c, amas colloïde intra-kystique: <■' colloïde dans le tissu parathyroïdien.

a cl

Fig. 8. — Adénome graisseux de la parathyroïde (femme de 71 ans, rachitique, ffross 60/1).— Petite tumeur formée do cellules clan es du tvpc spongiocytaire ; o, adénome à cellulesdu type graisseux ; b, b . celluh s principales parathvroïdiennes; c, portion normale de la 8la,1< > ’

cellules claires constituant la tumeur, vues à un fort grossissement.

Fig. 6. — Parathyroïde en hypoplasie (Imm me de 56an.s, gross. 500/1). — o, cellule chromophobe à protoplasme clair; />, cellule chromophobe à protoplasme finement granuleux; c, cellule éosinophile; c I , capillaire; e, vésicule adipeuse.

pathologiques différents de la glande. Suivant que ces états paraissent traduire une exagération ou une diminution du fonctionnement de l’organe, on dit qu’il y a hyper- . plasie (ou hyperparathyroïdie) ou hypoplasie (ou hypoparathyroïdie).

a) Hyperplasie. — Elle se caractérise d’abord par une augmentation de volume de la glande, qui peut intéresser soit une seule, soit les quatre glandes parathyroïdes à la fois. Au microscope, à un faible grossissement, onnote un aspect compact ousemicompact alors qu’habituellement, chez l’adulte ou le vieillard, l’aspect des parathyroïdes est du type diffus. Les vésicules graisseuses isolées ou en amas sont beaucoup plus raresque dans lesglandes normales de sujet de même âge.

A un plus fort grossissement, on voit que les cellules fondamentales sont plus nombreuses, serrées les unes contre les autres et qu’elles ont conservé plus ou moins la disposition en cordon : un grand nombre d’entre elles sont d’aspect clair avec contours nets, d’autres sont sombres du type de transition (fig. 5).

Les cellules éosinophiles sont toutes finement granuleuses et plusieurs d’entre elles renferment au sein du protoplasma une ou plusieurs vésicules claires (graisse labile), ce qui donne à l’ensemble de ces amas un aspect spongiocytaire. Le même aspect peut se retrouver dans les cellules fondamentales.

La substance colloïde est abondante, on la trouve dans des acini formés soit de Cellules fondamentales, soit de cellules éosinophiles. Enfin, il peut exister de grandes ilaques de substance colloïde dans les vais: seaux.

En somme : augmentation de volume, aspect compact ou semi-compact, chromophilie des cellules fondamentales, augmentation du nombre des éosinophiles et de la colloïde, spongiocytose = hyperplasie. C’est là une donnée qui, je crois, peut être admise à l’heure actuelle (1).

A l’autopsie, on trouve fréquemment une ou plusieurs glandes parathyroïdes en hyperplasie chez les athéromateux (Pepere), les femmes enceintes (Pepere), dans

(1) J’ai développé ailleurs, dans un mémoire publié avec Glunet, les raisons qui nous paraissaient plaider en faveur de cette opinion soutenue d’ailleurs par Pepere. Je dois dire cependant que cette façon de voir est combattue par quelques auteurs, notamment par Maranon (de Madrid).

les néphrites chroniques avec hypertension, dans l’épilepsie (Claude et Schmiergeld), dans la maladie de Parkinson (Roussy et Glunet). Dans tous ces cas, coexistent fréquemment des altératious analogues Des autres glandes vasculaires sanguines (hypophyse, surrénale) dénotant leur état d’hyperplasie.

Chez l’animal, on peut produire expérimentalement l’hyperplasie parathyroïdienne. Si, en effet, on enlève chez le lapin les deux parathyroïdes externes (Pepere, Roussy etClunet), l’animal se rétablit après une période de crises tétaniques et présente au bout de quinze à vingt mois des modifications des parathyroïdes internes caractérisées par l’augmentation de volume, l’apparition de nombreuses cellules éosinophiles qui manquent à l’état normal dans les parathyroïdes internes, la formation de follicules à contenu colloïde, limités par des cellules fondamentales ou éosinophiles et même de la colloïde dans les vaisseaux sanguins.

R) Hypoplasie et sclérose. — L’hypoplasie parathyroïdienne se manifeste par des signes contraires à ceux de l’hyperplasie. La glande est de volume normal ou légèrement diminué. Au microscope, on note un état diffus du au grand nombre d’espaces clairs que forment les cellules du tissu adipeux. Les cellules fondamentales, souvent dissociées par les cellules du tissu adipeux ou par les fibres conjonctives, sont presque toutes d’aspect clair (chromophobes), Les cellules éosinophiles sont en petit nombre, isolées etnon en placards, parfois même elles font totalement défaut. Le protoplasma cellulaire ne présente pas d’état spongiocytaire. La colloïde manque habituellement.

A l’hypoplasie, s’associe ordinairement la sclérose, formée par des bandes fibreuses plus ou moins épaisses de tissu conjonctif adulte ou jeune, qui dissocient les éléments glandulaires et prédominent souvent autour des vaisseaux (fig. 6).

Cet état hypoplasique s’observe presque normalement, nous 1 avons vu, chez le vieillard. On le rencontre en outre dans la tuberculose chronique, dans la tétanie infantile, dans les états tétanoïdes comme l’éclampsie gravidique.

§ 2. — Hémorragies. — Inflammations. — Dégénérescences. — Kystes. — Tumeurs. — A) Les hémorragies sont des lésions rela-

tivement fréquentes au niveau des parathyroïdes.

Macroscopiquement, il peut s’agir soit d’une congestion simple, soit d’hémorragies véritables, visibles à l’œil nu, quand elles sont nombreuses ou étendues, sous la forme de petits points noirs à la périphérie de la glandule.

Au microscope, les hémorragies forment des amas irréguliers de globes Touges, tantôt discrets et siégeant seulement à la périphérie de la glande, tantôt nombreux et volumineux, occupant presque toute son étendue, comprimant ou détruisant les travées épithéliales. L’hémorragie peut être circonscrite ou diffuse. Dans les foyers d’hémorragies anciennes, les globules rouges sont détruits en partie ; on retrouve le pigment ferrique macrophagé dans les leuco- * cytes, les cellules du tissu conjonctif et les endothéliums vasculaires.

Les hémorragies s’observent rarement dans les quatre parathyroïdes, parfois dans les trois, le plus souvent dans un ou deux seulement.

Elles sont particulièrement fréquentes chez l’enfant jusqu’à quinze ans (Erdheim, Yanase, Harvier) où on les observe dans une proportion de 20 à 30 p. 100 chez le nouveau-né.

Ces hémorragies sont surtout observées dans la tétanie et les états tétanoïdes, c’est là un fait confirmé par tous les auteurs depuis le mémoire fondamental de Yanase et qui a servi à étayer la théorie de l’hypoparathyroïdisme de la tétanie, sur laquelle je reviendrai tout à l’heure,

En dehors de la tétanie, on peut les rencontrer dans les diverses maladies infectieuses : broncho-pneumonie, gastro-entérite, scarlatine, etc..., elles paraissent assez fréquentes dans l’hérédo-syphilis (Harvier) où elles peuvent être associées à deshémorragies des surrénales.

Chez l’adulte, on a signalé quelques cos d’hémorragies, mais elles sont rares. Pour ma part, je n’en possède pas un seul exemple dans ma collection de plus de 100 cas de parathyroïdes d’adultes ou de vieillards morts d’affections les plus diverses.

B) Inflammation. — Les lésions inflam matoires aiguës non spécifiques des parathyroïdes sont exceptionnelles. On peut trouver des petits abcès propagés aux glandcsdans les lésions inflammatoires suppiirées de la région thyroïdienne. Mais il

est à remarquer qu’au cours des états infectieux généraux, il n’existe pas au niveau des parathyroïdes de signes de réactions inflammatoires comparables à ceux qu’on observe fréquemment dans la glande thyroïde ; c’est là une nouvelle preuve de l’indépendance de ces deux organes, tirée de leurs modes de réaction différents aux processus généraux.

Les inflammations spécifiques, au contraire, peuvent s’observer. Dans la tuberculose, on peut retrouver les lésions folliculaires les plus caractéristiques. Pepere en possède cinq observations; j’ai pu moi-même en étudier un cas recueilli par Glunet.

Dans la syphilis héréditaire notamment, Pepere, Harvier signalent la sclérose vasculaire et périvasculaire et la fréquence des hémorragies. Il me semble difficile d’affirmer ici la nature syphilitique de ces réactions puisqu’on n’a jamais pu y déceler la présence du tréponème.

C) Dégénérescences. — Elles sont rares et mal connues. En effet, les quelques cas publiés de soi-disant dégénérescence graisseuse (Pepere) nous semblent pouvoir être discutés, étant donné qu’il s’agit d’une glande normalement riche en graisse.

Pepere a également observé deux cas de dégénérescence amyloïde chez des tuberculeux.

D) Kystes. — Les kystes colloïdes sont assez fréquents, le plus souvent ils sont très petits et ne se voient que sur les coupes; quelquefois, ils peuvent déterminer une augmentation du parenchyme parathyroïdien visible à l’œil nu.

Ces kystes peuvent être uniques ou multiples dans la même glande. Leur contenu est formé par de la substance colloïde plus ou moins fragmentée et fortement acidophile, leur paroi par des cellules épithéliales claires ou du type de transition. J’en donne ci-joint un exemple que je viens d’avoir l’occasion d’observer (fig. 7).

E) Tumeurs. — Elles constituent ordinairement des trouvailles d’autopsies.

Les cas connus en sont jusqu’ici exceptionnels. Je passe volontairement sous silence les observations de lymphome et de myome qui me paraissent très discutables.

Angiome. — Il en existe deux observations dues à Pepere : la glande, légèrement augmentée de volume et bleuâtre, contient de nombreuses cavernes revêtues d’un en-

dothélium et renfermant des globules rouges et des trombus.

Adénome. — Ce sont les tumeurs les plus fréquentes des parathyroïdes et encore cette fréquence est toute relative, car on n’en connaît qu’un très petit nombre. Plusieurs d’entre elles me paraissent discutables en tant que tumeur d’origine parathyroïdienne, tels sont les cas de Bérard et Alamartine, et de Ch. da Costa, où il s’agit de grosse tumeur du cou de la région parathyroïdienne enlevée chirurgicalement et dont la structure rappelle celle du goitre à type fœtal de Wolfler. On peut se demander s’il ne s’agissait pas là plutôt de goitre aberrant développé aux dépens des nodules thyroïdiens aberrants.

Les faits d’Erdheim, de Pepere et ceux plus récents de Clunet, de Claude et Schmirgeld semblent réellement pouvoir être interprétés comme des adénomes parathyroïdiens : augmentation de volume de la glande avec capsule périphérique conservée, architecture parathyroïdienne parfaitement reconnaissable au microscope, mais travées ou amas épithéliaux volumineux, éléments chromophiles et éosinophiles bien distincts, mais volumineux et en beaucoup plus grand nombre que dans une glande normale. Ce sont bien là les caractères propres aux adénomes glandulaires.

Adénome graisseux. — C’est un type que je n’ai pas encore vu signaler par les auteurs et dont je possède un exemple. 11 s’agit d’une petite tumeur bien limitée, encapsulée, visible seulement au microscope. Placée à l’un des pôles de la glande, elle est formée de cellules claires rappelant les cellules spongiocytaires, la corticale de la surrénale (fig. 8).

IV. — Rapports des lésions des parathyroïdes avec les différents processus morbides.

Tétanie. — Les faits de tétanie expérimentale que nous avons rapportés, la présence chez les animaux de symptômes convulsifs, de signes électriques comparables à ceux qu’on observe dans la tétanie humaine devaient naturellement inciter à chercher dans les parathyroïdes la cause pathogénique de la tétanie humaine (Escherisch). C’est Yanase qui, dans un mémoire fondamental (1908), rechercha le premier le rôle que jouaient dans la production de la téta¬

nie infantile les hémorragies des parathyroïdes attribuées par Edheim à une origine obstétricale. Chez treize enfants de huit jours à treize ans, ayant succombé à des affections diverses et n’ayant pas présenté d’hyperexcitabilité galvanique caractéristique des états tétanoïdes, Yanase constata à l’autopsie l’intégrité parfaite des parathyroïdes. Par contre, dans 35 cas où l’excitabilité galvanique était plus ou moins augmentée, les hémorragies parathyroïdiennes furent notées dans 25 cas (58 p. 100). Une série de travaux parus soit à l’étranger, soit en France, sont venus tout d’abord confirmer les idées de Yanase. Je renvoie, pour la bibliographie, à la thèse d’Harvier, en ne citant que les travaux plus récents.

Grosser et Betke ont trouvé des hémorragies dans les parathyroïdes chez des nourrissons qui succombaient de mort subite ou rapide précédée de convulsions cloniques.

Dans plusieurs cas de tétanie infantile, Haberfeld a noté que les hémorragies provoquaient une sorte d’hypoplase acquise des parathyroïdes.

En France, cette théorie parathyroïdienne de la tétanie est soutenue par Harvier qui a fait une étude très complète de la question et qui conclut que « l’origine parathyroïdienne de cette affection paraît infiniment probable sinon définitivement démontrée ».

Par contre, un certain nombre de faits récents et dont il faut tenir compte, paraissent contraires à cette théorie. Pour Auerhach, les hémorragies parathyroïdiennes se rencontrent fréquemment chez le nourrisson (76 p. 100 des cas) et s’observent aussi bien chez les enfants normaux que chez les sujets spasmophiles. Dans deux cas de tétanie chez des enfants âgés de moins de trois ans, Yanase n’a pu constater la moindre hémorragie au niveau des parathyroïdes. Grosser, dans 44 observations de tétanie, n’a noté, dans la plupart des cas, aucune modification pathologique des parathyroïdes. Bliss, Jorgensen, Herckenberg ont également rapporté des observations négatives.

Ces faits négatifs ont de l’importance et ébranlent fortement la théorie parathyroïdienne de la tétanie spontanée dont la cause intime reste à trouver.

Eclampsie. — Un certain nombre d’auteurs italiens, à la suite de Vassale, se sont fait les défenseurs de la théorie parathyroïdienne de l’éclampsie. Les faits sur les-

lü —

quels ils se basent sont les suivants : au point de vue expérimental, l’extirpation des glandules parathyroïdiennes provoque chez les femelles grosses des crises rappelant les crises éclamptiques; dans quelques cas d’autopsie de femmes mortes d’éclampsie puerpérale, on n’a pas trouvé le nombre normal de glandules parathyroïdiennes, ou bien celles-ci présentaient des modifications pathologiques (dégénérescence kystique et infiltration graisseuse des corpuscules épithéliaux (Pepere et Saviozzi, Zanfrognini). Enfin, dernier argument, dans bon nombre de cas l’opothérapie parathyroïdienne a agi efficacement chez des éclamptiques ou chez des femmes en imminence d’éclampsie.

Ce tte théorie parathyroïdienne de l’éclam psie a été vivement combattue en particulier par Frommer et par Seitz. Le syndrome observé après la parathyroïdectomie n’est pas de l’éclampsie et se rapproche davantage de la tétanie. L’absence de certaines glandes parathyroïdes n’est pas un argument décisif. J’ai montré, au début de cet article, la difficulté de rechercher des parathyroïdes à l’autopsie, la variabilité de nombre et de siège de ces glandes, aussi me semble-t-il impossible d’aflirmer, à moins de faire des coupes en série, leur absence réelle.

Quant aux lésions dégénératives trouvées à l’autopsie d’éclamptiques, ce sont des lésions banales qu’on rencontre dans nombre d’états pathologiques évoluant sans symptômes tétaniques ni éclamptiques.

Enfin, l’action spécifique de l’opothérapie parathyroïdienne est très problématique; elle peut réussir dans les formes légères d’éclampsie ou la médication classique réussit également, mais Seitz a constaté qu’elle échouait dans les cas graves et était tout aussi impuissante que les autres traitements.

Rien n’autorise donc aujourd’hui à accepter la théorie parathyroïdienne de l’éclampsie. Tout ce que l’on peut admettre, avec Bar, comme une hypothèse, c’est la possibilité, chez certaines femmes, d’un hyperfonctionnement de l’appareil thyroïdien, capable de favoriser, sous l’influence de causes adjuvantes, l’éclosion de crises éclamptiques.

Maladie de Parkinson. — Les relations de la maladie de Parkinson et des parathyroïdes est une question à l’ordre du jour. J’ai fait, avec mon ami Glunet, l’exposé

complet du sujet dans le mémoire que nous avons publié dans les Archives de médecine expérimentale (mai 1910). Je n’en rappellerai que les traits principaux.

C’est Lundborgqui, le premier, incrimina l’hypofonctionnement des glandes parathyroïdes, comme substratum anatomique de la maladie de Parkinson, mais cet auteur ne s’appuyait sur aucun examen anatomoclinique. Berkeley soutint ensuite la même théorie en se basant sur les résultats favorables qu’il avait obtenus dans la maladie de Parkinson, avec l’opothérapie parathyroïdienne. Il en a publié récemment de nouveaux cas.

Viennent ensuite Camp et Alquier qui, d’après des examens anatomo-pathologiques des parathyroïdes, constatent un état diffus de ces glandes, avec absence d’éosinophiles et de colloïde et concluent en faveur de la théorie de l’hypoparathyroïdie.

Par contre, d’autres auteurs comme Thompson dans 9 cas, Parhon et Golstein dans 1 cas, ne trouvent aucune lésion des parathyroïdes et l’opothérapie ne leur donne aucun résultat.

Les recherches que nous avons poursuivies, avec Glunet, nous ont amenés à des résultats tout différents de ceux des auteurs précédents.

Dans 4 cas, nous avons retrouvé des glandes augmentées de volume et présentant tous les caractères de l’hyperfonctionnement. Nous les avons interprétés comme des signes d’hyperplasie pathologique. Ges faits, joints aux résultats néfastes que nous a donné l’opothérapie, nous ont incité à combattre, preuves en mains, la théorie de l’hypoparathyroïdie.

Voici les conclusions formulées à la fin de notre article.

1° Dans la maladie de Parkinson , les parathyroïdes peuvent se trouver en état ch hyperplasie pathologique ;

2° Dans la maladie de Parkinson, l'opothérapie parathyroïdienne ne paraît guère justifiée par des faits d'observation anatomo-clinique et la plus extrême prudence nous semble devoir être de rigueur dans son emploi.

Malgré la grande réserve dont nous avions eu soin de nous prémunir, j’ai eu le regret de constater que nous n’avions pas été compris. De différents côtés, à l’étranger, notamment, on nous a fait dire plus que nous n’avions dit, en nous comptant parmi

les auteurs partisans de la théorie parathyroïdienne de la maladie de Parkinson (théorie de l’hyperparathyroïdie) . Or, nos faits avaient pour but de démontrer que la théorie de l’hypoparathyroïde ne pouvait être admise. J’ajouterai que depuis la publication de notre travail, nous avons eu l’occasion d’examiner 4 nouveaux cas de Parkinson dont 3 avec parathyroïdes en hyperfonctionnement et \ avec parathyroïdes normales. Nous poursuivons, du reste, cette question en cherchant à réunir le plus d’observations possible, mais jusqu’ici nos conclusions ci-dessus restent intégrales.

Tétanos. — Les rapports des parathyroïdes avec le tétanos sont encore peu connus. Babonneix et Harvier ont observé, dans 3 cas de tétanos subaigu, des lésions de ces glandes caractérisées par une réaction acidophile du protoplasma et la présence de substance colloïde acidophile en dehors des cellules, dans les espaces vésiculaires comme dans les vaisseaux.

J’ai examiné les parathyroïdes d’un homme de vingt-huit ans, mort de tétanos aigu, dont j’ai pratiqué l’autopsie à l’Hôtel- Dieu, il y a trois ans. Les glandes, d’aspect semi-compact, renfermaient certainement plus de cellules éosinophiles qu’à l’état normal, et même quelques petits placards éosinophiles, ainsi qu’un peu de substance colloïde. Leur volume était normal.

Y. — Conclusions thérapeutiques.

Les théories de l’insuffisance parathyroïdienne ont eu leur effet pratique dans l’emploi de l’opothérapie parathyroïdienne qui peut se réaliser, soit par ingestion ou injection d’extrait parathyroïdien, par ingestion de glande fraîche ou encore par greffe. Je ne développe pas cette question qui trouverait tout naturellement sa place à la fin de cet article, pour ne pas faire double emptoi avec celui publié dans ce même numéro du journal et auquel le lecteur voudra bien se reporter.

Paris. - Imprimerie Levé, 17, rue Cassette.

te? V .

sfr

Page 1