‹ Les parcs et jardins au commencement du xxe siècleChapitre 10 sur 97 · IV · texte numérisé non relu

IV

Les angles. — Les angles sont généralement des angles droils arrondis ou découpés suivant des dessins correspondant au goût de l'architecte paysagiste ou à des besoins déterminés — emplacements de vases, bancs, statues, etc.

Fig. 53. — Une application de parterres français en creux.

Nous donnerons ci-après les dessins pouvant servir de point de départ.

Fig. 54 : Angle coupé perpendiculairement a sa bissectrice ;

Fig. 55 : Le même avec décrochement;

Fig. 56 : Le même avec double décrochement;

Fig. 57 : Angle découpé en arrondi convexe ;

Fig. 58 : Le même avec décrochements;

Fig. 59 : Angle découpé en arrondi concave;

Fig. 60 : Le même avec décrochements;

Fig. 61 : Angle découpé en arrondi concave avec décrochements et garnis d'un socle rond pour vase ou slatue.

Arbres d'alignement. — Généralement les arbres d'alignement ne font pas partie de la composition d'un parterre, à moins que ce dernier

Fig. 54.

Fig. 55.

Fig. 56.

Fig. 57.

n'ait une importance suffisante et ne comporte, de chaque côté, des allées droites d'une certaine ampleur.

Souvent une seule ligne d'arbres longe le côté intérieur de l'allée et

Fig. 58.

Fig. 59.

EFig. 60.

Fig. 61.

les arbres se confondent de l'autre avec les arbres voisins ; ils ne doivent supporter la taille que du côté du parterre (fig. 62). Cela forme une très

Tlajv

Coupe,

large avenue dont les arbres sont les lignes extérieures et les parterres le remplissage intérieur.

Conclusions. — Le style régulier moderne tire en grande partie, comme

nous l'avons dit, ses proportions des proportions d'architecture, sa composition étant architecturale. C'est en quelque sorte la continuation à

l'extérieur de la décoration intérieure. Cependant, nous n'en restons pas moins convaincus qu'il est du ressort même de l'architecte paysagiste.

Pour faire un beau parterre, il faut autre chose qu'un beau dessin, autre chose que des bassins, des jets d'eau, des vases et des statues. Il y

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a, en effet, la question des arbres et des fleurs, question d'une importance capitale. L'architecte doit laisser les jardins à l'architecte paysagiste et celui-ci doit se dispenser de faire de l'architecture, bien qu'il soit nécessaire qu'un architecte paysagiste passe pendant quelque temps par une école d'architecture où il acquerra des connaissances élémentaires qui

eu eu

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lui sont aussi indispensables pour l'exercice de son art que l'étude des plans architecturaux et de l'harmonie des proportions est pour lui nécessaire.

Dans le jardin, la ligne de démarcation à établir pour les constructions est la suivante : 1° toutes les constructions d'un parc ou d'un jardin se rattachant directement à l'habitation doivent être faites par l'architecte : communs, maisons de garde, entrées, terrasses, etc., etc., mais, dans l'intérêt même d'une bonne composition, leurs emplacements doivent être déterminés d'un commun accord entre les deux architectes :

2° Toutes les constructions se rattachant au jardin, telles que les serres, les constructions rustiques, treillages, etc., sont du ressort du paysagiste.

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