COULEURS
Constructions diverses.
Grands piquets.
Rouge.
Allées et tout ce qui est promenade.
2 sortes de piquets, grands pour repères; petits pour tracé.
Rouge.
Points de vue.
Jalonnettes.
Voyants en papier.
Massifs.
Piquets moyens de tracé inclinés.
Vert.
Arbres tiges dans les mas sifs.
Piquets plantés droits avec petits piquets croisés.
Blanc.
Arbres isolés et groupes d'isolés.
Grands piquets plantés droits
Blanc.
Eaux.
s Piquets de tracé.
( Piquets de repère.
Bleu.
Profils.
Piquets d'alignement doublés d'un piquet de hauteur.
Le piquet d'alignement rouge; le piquet de hauteur rouge pour les remblais, jaune pour les déblais.
d) Plantation. — L'architecte paysagiste doit distribuer ses groupes de plantations et, dans l'intérêt du résultat final, corriger au besoin ses prévisions suivant les offres de végétaux qui peuvent lui être faites et selon les facilités plus ou moins grandes qu'il aura pour les acquisitions.
En ce qui concerne les massifs, il veille à leur exécution et surtout à la plantation des végétauxen décrochements sur les pelouses dont il doit déterminer les essences et les places.
Il est nécessaire au cours de ce travail d'avoir bien soin de ménager les lignes de vues et d'éviter leur encombrement par des plantations trop avancées. C'est pourquoi il est prudent d'indiquer d'une façon très apparente — comme nous l'avons conseillé plus haut — le tracé des massifs et l'emplacement des arbres isolés ou groupés qui doivent meubler les pelouses, afin de s'assurer que tout est bien à sa place, que les points de vue sont bien dégagés, que tous les points que l'on veut rendre apparents sont mis en évidence, de même que ceux que l'on désire cacher soient bien dissimulés.
La plantation des contours d'un massif, celle des arbres de deuxième grandeur, celle des arbustes jetés en vedette sur les pelouses et en décrochements de massifs n'ont pas besoin d'être fixées géométriquement, ni de rester exactement conformes aux indications du plan : quelques irrégularités sont souvent nécessaires en exécution et c'est alors que le sentiment de l'artiste doublé du connaisseur et du coloriste doit surtout se manifester, tout en tenant compte des données du plan.
Il est bon, lorsque cela est possible — et Ton a ainsi plus de chances de succès — de choisir ses sujets pour les plantations dans une pépinière dont le terrain est à peu près semblable à celui dans lequel ils doivent être employés.
Nous n'indiquerons pas les différentes méthodes en usage pour ces plantations, les soins à donner aux végétaux, etc. Ce sont là des connaissances qui font partie des notions primaires que le paysagiste doit connaître et qu'il doit posséder pour être susceptible d'exercer son art en érudit et d'obtenir de bons résultats.
Il en est de même des plantations au chariot si brillamment mises en lumière par la Ville de Paris avec son outillage spécial.
Comme nous l'avons dit plus haut, cette question, de même que celle
des plantations en bacs ou par d'autres méthodes analogues, a été traitée dans des ouvrages spéciaux qu'un paysagiste ne peut ignorer.
e) Règlement définitif. — Dans toute création soignée on doit toujours procéder à un dernier règlement minutieux des vallonnements et ce règlement doit se faire en même temps que les travaux de préparation en vue des semis — hersage, cylindrage, passage au râteau, etc.
Par le passage au râteau, les moindres manques de touche sont visibles et l'architecte paysagiste ne doit pas hésiter à les faire disparaître avant d'autoriser les semis.
Lorsqu'on confectionne les bordures et les filets de gazon, on doit également passer en revue le règlement des allées, salles vertes, etc., aplanir les bosses qui ont pu se produire, en corriger le bombement et les raccordements.
Toute l'attention du paysagiste doit se porter sur ces derniers règlements qui sont, en somme, la dernière main mise à l'œuvre créée et comme la signature de l'artiste.
f) Semis. — Lorsque les plantations sont achevées et les travaux divers (eaux, rocaillages, drainage, etc.) susceptibles d'encombrer les pelouses et les massifs terminés, on veille aux semis.
On attend quelquefois jusqu'après cette opération pour faire les plantations en décrochements, mais il est toujours préférable d'avoir achevé les plantations de bordures des massifs avant les semis de gazon, car des dégâts sont inévitables quand on a à découper, dans les gazons levés, l'emplacement des arbres et arbustes isolés formant décrochements au périmètre des massifs, quel que soit le soin apporté à ce travail.
Pour obtenir un bon résultat dans les semis, nous conseillons d'essayer toujours sur place la graine à employer.
g) Découpage, sablage. — Une fois tous les travaux d'installation terminés et legazonlevé, on fait procéder au découpage des bordures d'allées ; c'est une opération très délicate qui nécessite non seulement la direction et la surveillance du paysagiste, mais demande encore une certaine habileté de main de la part de celui à qui elle est confiée.
Ce n'est qu'après le premier découpage qu'on procède au sablage des allées.
h) Fleurs. — Les fleurs sont ensuite mises en place par les soins du paysagiste ou sur ses indications. Il est essentiel que, pour la première garniture au moins, celte plantation soit faite sous sa direction exclusive, de façon à permettre au paysagiste et à son client déjuger, sans ingérence étrangère trop souvent nuisible en pareil cas, l'œuvre exécutée.
i) Conclusion. — Le parc ou le jardin est alors prêt à recevoir les visiteurs et le site le plus modeste a pu se trouver transformer et pourra devenir une véritable œuvre d'art si celui qui a procédé et présidé à sa créati on a du talent et s'il a su y développer dans la composition deux qualités indispensables : le sentiment du^tact et celui de la mesure.