‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 23 sur 89 · RR I CA R D · texte numérisé non relu

RR I CA R D

Ail ! bail !

lÆS PARENTS TERRIBLES.

JÉROMK, pnssnnt entre eux.

Sans (loutn, pourquoi s’en aller ce matin h Limoges?

CÉCILE

Mon oncle a raison.

BIUCARD.

Mais madame MichaUd avait des commissions.

JÉROME

Était-ce à toi de les faire? Ton devoir était de rester aujourd’hui près do Cécile, et non pas de courir les champs.

Certainement.

JÉROME

Mais tu ne t’appartiens pas ici, tu appartiens au premier venu. Aussi, c’est l’habitude des .Michaud. Pardieu! tu entres dans la famille, il est temps que tu la connaisses.

BRI GARD

Je ne crois pas avoir à me défier de la famille.

JÉROM^.

C’est ce qui te trompe. Nous sommes tous de bons enfants; la mère Michaud est une excellente femme, mon frère est la meilleure pâle d’homme... Mais dame, ils sont d’un saUs-gène à faire frémir!

BR ICA RD.

Ah bah ! vraiment?

JÉROME

Tu es perdu si tu no les tiens pas en bride; tu auras beau les fuir, ils trouveront moyen de le rejoindre et de s’installer chez toi, dans U's pantoufles.

BRICARD.

Dans mes pantoudes?... Ah! mais non!

JÉROME

Et ce n’est pas seulement contre eux doux qu’il faudra te défendre; un beau-père et une belle-mère, c’est ennuyeux.

CÉCILE

Ah ! mon- oncle !

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