SCENE EUE MI ERE
BHICAUü travaille assis A son bureau. — Puis CECILE.
CtCI LKf entrant par la porte de gauche.
Bonjour, monsieur lo Iravailleur.
BRICARD, se retournant.
Tiens! c’est toi? Je ne t’avais pas eiUeiulue entrer.
C KCI LK.
Ton travail t’absorbe tant ! Tu verras que tu le rendras malade.
R R ICA 11 1).
Bah ! je no me suis jamais mieux iiortc. Depuis six mois que nous habitons Paris, j’ai engraissé d’au moins six livres; une livre par mois, c’est gentil, cela !
CKCILE.
Le cousin de Saint-Brieue ne se donne pas tant do mal.
B RICA 11 1)
Chacun son lot, ma chère; si j’ai le savoir, Saint-nrieuo a l’argent, et ce vil métal a bien son importance.
c IC c I L K.
Aussi , répète-t-il partout iiiio c’est lui qui est ii la tète do l’alTaire.
LES l’AUENTS TERUIBLES.
BBICARD.
Oui, comme la grosso caisse est à la tôle du réyiuient.
CÉC (Lb'.
Ah 1 vous êtes méchant, monsieur!
BRICARU.
Non... tu le sais bien, iii se reuict au travail.)
CÉC 1)^E.
Mais, mou ami, lu oublies qu’il est deux heures.
BRICARI), üe levant et passant ù gauclie.
Deux heures ! deux heures ! (ii prend son chapeau i gauche.) Mais je n'ai pas une minute à perdre. J’ai un rendez-vous des plus importants avec Uascoul, Mollevaux et G'*', la maison qui doit me fournir les appareils dont j’ai besoin. Diable ! ils m’ouvrent un crédit important... Les fonds de SainUBricuc no sufliraicnt pas; c’est bien le moins que je ne les fasse pas attendre... ils seraient capables de rompre l’affaire. i
CÉCILE
El alors que deviendrions-nous, mon ami?... Nos frais d’installation à Paris, nos dépenses de chaque jour ont dévoré nos pauvres économies ; et si lu ne réussissais pas dans cette entreprise à laquelle nous avons tout sacrifié !
BRICARU.
Sois tranquille, ma chère Cécile, je réponds du résultat...
Adieu ! (U remonte.)
CÉCILE
Et surtout n’oublie pas notre grand dîner de ce soir... Nous traitons messieurs de Mirbel, Barentin et le cousin de Sainl- Brieuc... C’est important. ‘
BRICARU, revenant.
Je crois bien que c’est important! L’un nous ouvre les colonnes du journal qu’il dirige pour la publicité dont nous avons besoin; l’autre mot à notre service toute rinnuenco dont il dispose; le troisième, Sainl-Brieuc, nous commandite. — Le dîner sera bon, n’est-ce pas?