‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 38 sur 89 · SCENE EUE MI ERE · texte numérisé non relu

SCENE EUE MI ERE

BHICAUü travaille assis A son bureau. — Puis CECILE.

CtCI LKf entrant par la porte de gauche.

Bonjour, monsieur lo Iravailleur.

BRICARD, se retournant.

Tiens! c’est toi? Je ne t’avais pas eiUeiulue entrer.

C KCI LK.

Ton travail t’absorbe tant ! Tu verras que tu le rendras malade.

R R ICA 11 1).

Bah ! je no me suis jamais mieux iiortc. Depuis six mois que nous habitons Paris, j’ai engraissé d’au moins six livres; une livre par mois, c’est gentil, cela !

CKCILE.

Le cousin de Saint-Brieue ne se donne pas tant do mal.

B RICA 11 1)

Chacun son lot, ma chère; si j’ai le savoir, Saint-nrieuo a l’argent, et ce vil métal a bien son importance.

c IC c I L K.

Aussi , répète-t-il partout iiiio c’est lui qui est ii la tète do l’alTaire.

LES l’AUENTS TERUIBLES.

BBICARD.

Oui, comme la grosso caisse est à la tôle du réyiuient.

CÉC (Lb'.

Ah 1 vous êtes méchant, monsieur!

BRICARU.

Non... tu le sais bien, iii se reuict au travail.)

CÉC 1)^E.

Mais, mou ami, lu oublies qu’il est deux heures.

BRICARI), üe levant et passant ù gauclie.

Deux heures ! deux heures ! (ii prend son chapeau i gauche.) Mais je n'ai pas une minute à perdre. J’ai un rendez-vous des plus importants avec Uascoul, Mollevaux et G'*', la maison qui doit me fournir les appareils dont j’ai besoin. Diable ! ils m’ouvrent un crédit important... Les fonds de SainUBricuc no sufliraicnt pas; c’est bien le moins que je ne les fasse pas attendre... ils seraient capables de rompre l’affaire. i

CÉCILE

El alors que deviendrions-nous, mon ami?... Nos frais d’installation à Paris, nos dépenses de chaque jour ont dévoré nos pauvres économies ; et si lu ne réussissais pas dans cette entreprise à laquelle nous avons tout sacrifié !

BRICARU.

Sois tranquille, ma chère Cécile, je réponds du résultat...

Adieu ! (U remonte.)

CÉCILE

Et surtout n’oublie pas notre grand dîner de ce soir... Nous traitons messieurs de Mirbel, Barentin et le cousin de Sainl- Brieuc... C’est important. ‘

BRICARU, revenant.

Je crois bien que c’est important! L’un nous ouvre les colonnes du journal qu’il dirige pour la publicité dont nous avons besoin; l’autre mot à notre service toute rinnuenco dont il dispose; le troisième, Sainl-Brieuc, nous commandite. — Le dîner sera bon, n’est-ce pas?

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