‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 54 sur 89 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les Mêmes, moins CYPRIEN.

( Bricard, qui depuis un instant essaye de sortir, est retenu par madame Michaud. ) MADAME MICHAUD.

Eh bien, mes enfants, on me l’aurdit dit deux cent mille fois, je n’aurais jamais cru que cela me ferait tant d’effet de vous voir.

CÉCILE

Ma bonne mère !

MICHAUD apporte quelques objets enveloppés.

Un souvenir de Bourganeuf !

ANGÉLIQUE, bas à Bricard en l’arrêtant.

Et lui?

BRICARD.

Qui, lui? Vous connaissez Rascoul, Mollevaut etC''?

ANGÉLIQUE

Non, M. de Saint-Briouc?

BRICARD .

Ah ! Saint-Brleuc ! il va très-bien, merci!

ANG ÉLIQUE .

Et songe-t-il bientôt...

BRICARD.

A quoi?

ANGÉLIQUE

A faire sa demande.

LES PAUENTS TERRIBLES.

üi

BRICARD.

Quelle demande?

ANGÉLIQUE

Vous savez bien, je vous ai écrit à ce sujet.

BRICARD .

Ah! oui.

! ANGÉLIQUE

Eh bien?

JEROME, s’approchnnt.

Qu’cst-ce que vous avez donc h chuchoter là-bas?

ANGÉLIQUE

Rien, mon oncle. (Bas à Brirard. ) Soyez discret! (Eiie remonte près d« sa mère. )

Veux-tu prendre quelque chose, maman?

MADAME MICII A U D , assise.

.Ma foi, mon enhint, ce n’est pas de refus, car on étoulTe chez loi. — Il fait une chaleur dans ces maisons de Paris!...

MICII AUD.

Rien do plus simple à expliquer : les toits de Paris tamisent le soleil, ils le tamisent.

BRICARD.

(A part.) Quelle idée! (naut.) Je vais vous chercher à boire, (n tb

pour sortir. )

VICTOIRE, l'arrêtant au fond.

.\llons donc, monsieur Ajax, ça ne vous regarde pas, chacun son métier, je vais à la cuisine, (euo sort.)

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