ACTE DEUXIÈME
CÉCILE, bas à Mlchaud.
Mon mari ne revient pas, j’ai peur que ces messieurs ne s’impatientent.
MIC II AU n.
Sois tranquille, je vais les aider à passer le temps, (a Mirbei et borentin.) Messieurs!
MIRBEI. Pt BAR EN T IN, s’avangaDt.
Monsieur 1
MICHACn.
Je suis heureux et fier, messieurs, du hasard fortuit qui me
rassemble avec vous dans cette enceinte. Sans appartenir à l’industrie, j’appartiens à la magistrature grefiier près le tribunal de
Bourganeuf.(Greuze); et mon cousin Philoxène Michaud... de Saint- Brieuc, veux-je dire...
s A I N T - Bit 1 E U c.
Au diable l’imbécile 1
M I c H A U n , continuant.
Pourra vous affirmer que dans tout le cours de ma carrière judiciaire je nè crois pas avoir jamais forfait à l’iionneur.
M I R B E L , à Itarcntiu en a’éloignant.
Qu’est-ce qui lui dit le contraire?
CYPRIEN, le poursuivant.
Ob ! dis-le-moi... (n suit Uirbel qui remonte.)
M IC 11 AU n.
Élevé dans des principes qui deviennent chaque jour plus rares dans ces temps do spéculations effrénées...
Hein?
. MIC 11 V un.
Ces temps où pullulent de toutes parts les banquiers et les agioteurs.
Ah çà! monsieur, mais jè suis banquier!
MICHAUD
Hein? quoi! vous êtes banquier’
BARENTIJf.
Oui, monsieur.
Je vous croyais lioinme de lettres! (a Bnrentin.) Loin de moi, monsieur, la pensée de vous blesser, et si j’ai pu vous confondre un instant avec ces folliculaires sans pudeur que l’on appelle gens de lettres...
MIRBEL
Hein ?
MICII A UD.
Avec ces écrivains publics qui sont le fléau de la société...
MIRBEL, s'approchant.
Mais, monsieur, je suis homme do lettres, moi I
MICIIAUD.
Pardon, je vous croyais banquier.
SAINT-BRIEÜC, h part.
Quel idiot! (Allant àMichaud.) Qu’est-ce que vous avez fait?
MICHA ÜD.
Mais... ^
SAINT-BRIEÜC, aux Invités.
Messieurs, je vous en prie, ne nous en veuillez pas... c’est un greffier de Bourganeuf.
' MIRBEL
On s’en aperçoit.
MADAME MICHAUD, à ion mari.
Tu as donc perdu la tête ?
MICHAUD
Dame! on ne m’a pas prévenu.