ACTE TROISIÈME. 7a
ANGÉLIQUE
Certainement, M. de Saint-Brieuc no me dcplait pas, mais il larde trop à se déclarer.
JÉROME
Et tu n’as plus le temps d’attendre.
-Mon oncle !
JÉROME, s’asseyant toujours à gauche.
Enfin, (.'ane me regarde pas, et du moment que tu as pu mettre la main sur un autre...
ANGÉLIQUE, blessée.
•Mettre la main I
BRICARD, à son travail.
Eli I parbleu ! j’y suis !
ANGÉLIQUE, s’approchant du bureau.
Quoi ! VOUS savez ?
, BRICARD.
Parfaitement ! Je n’ai qu’à développer le côté droit de la bascule...
ANGÉLIQUE
Il ne s’agit pas de votre bascule , il est question de mon mariage.
BRICARD.
Votre mariage I Hein ? quoi ? Ah ! oui ! (pensant à son travaiL) Ma foi I je suis ravi I
ANGÉLIQUE
J’avais compté sur vous pour prendre dès aujourd’hui tous les renseignements nécessaires sur mon futur, mais je vois bien...
BRICARD.
Je suis tout à vous.
A la bonne heure ! Vous passerez d’abord chez son notaire pour connaître exactement le chiffre de sa fortune.
BRICARD, examinant son dessin.
Très-bien !
LES PAttENÏS ÏERKIBLES.
ANGELIQUE
De là, au greffe du tribunal de commerce, de dix heures à trois.
BRICARI), examinaDt toujours son dessin.
Parfait !
ANGÉLIQUE
Ensuite... (voyant que Rricard ne l’écputc pas, elle le retourne.) MOD frèrc! B RICA RU se lève.
Ah çà 1 qu’est-ce que vous dites ? 11 faut que j’aille chez le no taire... au greffe... Pourquoi faire ?
ANGÉLIQUE
Pour mon mariage.
URICARU.
Aujourd’hui ?
Sans doute.
BHICARU.
Mais je n’aurai jamais le temps, j’ai mes affaires. Il faut que je donne la dernière main à ma bascule , dont je viens de trouver le mécanisme.
ANGÉLIQUE
Eh ! mon frère, qu’importe votre bascule? (eiio remonte.)
BRICARU, retournant 6 son bureau.
Comment 1 qu’importe ma bascule?
ANGÉLIQUE
Vous ne pouvez pas me refuser ce que je vous demande.
BRICARU.
Et sur qui des renseignements? sui' qui ?
ANGÉLIQUE
Sur un homme charmant, un auteur (jui partage toutes mes sympathies littéraires.
BRICARU.
Et qui s’appelle ?
ANGÉLIQUE
De Mirbel.
BRICARU et JÉR04tIE, qui se lève.
De Mirbel I