‹ Les parents terribles comedie en trois actes, en proseChapitre 8 sur 89 · I.ES Mêmes. ^^AD.\^IE Î^IICHAUD arrive ilu fond · texte numérisé non relu

I.ES Mêmes. ^^AD.\^IE Î^IICHAUD arrive ilu fond

MADAME Mien AUD.

Ail! c’ost commo ça que vous Iravailloz. vous antres?

VICTOUr. E, froll.inl un fauteuil. ^

C’est cet eiit>té-là qui ne veut pas reluire.

MADAME MlCIlAUD.

Ia>s meubles ne veulent pas reluire quanti on ne veut pas les frotter; et toi, Cyprien, tes cartes?

CA'PaiEN, qui s’est remis nu travail.

J’y suis, ma tante, j’y suis; monsieur Levantin, mad une Levan- • tin, monsieur Cardeaii.

MADAME .AI IC II A un, h Victoire.

Avez-A'ous épousseté les bustes en plâtre?

VICTOIRE

Quels bustes?

M A n A M E M I C II A U D , montrant des hiistes qui sont au fond.

La Sagesse et la Justice.

VICTOIRE, remontant au fond.

Ah! oui. Minerve et ïliémistocle! je vais les épousseter.

sSIADAME Mien A un, A Cyprien.

Mon Dieu! comme tu as chaud! tu es en nage; ôte ta tunique.

CVPRIEX.

Oter ma tunique?

MADAME MIC II AU D

Pas d’observation, ôte ta tunique !

c. V P R I EN.

Miis, ma tante...

MADAME MlCIlAUD.

Ote donc ! (eu.* nte la tunique el ePe la m -t sur li' dos de la chaise, près de lu tilde.)

ACTIl PREMIER.

CYPRIEPî, passant è droilo.

Si elle me voyait en cct état, en mancliesde chemise!

MADAME Midi AUD.

Est-ce que M. Michaud n’est pas encore descendu?

VICTOIRE

Non, madame, il fait le plan de la laWe.

MADAME MICHAUD

Quel homme! C’était bien la peine de ne pas aller de la journée à son greffe, pour n’étre pas en règle à sept heures du soir. — Avez-vous mis le couvert pour prendre le thé?

VICTOIRE, qui était nu fond i gnnolio, descend en scène.

Pas encore, madame.

MADAME MICHAUD

Et comment voulez-vous que M. Michaud place les cartes qu’écrit C\ prien ?

VICTOIRE

Dame! je ne peux pas être partout à la fois.

MADAME MICHAUD

J’y suis bien, moi. Cyprien, mon ami, va vile aider Victoire à mettre le couvert.

CYPRIEX.

Mais, matante...

MADAME MICHAUD

Il faut bien que tu te mettes en quatre, le jour où lu maries la cousine.

CYPRIEN

Moi! moi, je la marie! O blasphème!

MADAME MICHAUD

Allons, va vite et sois gentil.

C Y' P R I E N va pour reprendre sa tunique.

Gentil! gentil!

MADAME MICHAUD la lui reprend et la pose sur une chaise.

Laisse donc la tunique, lu la tacherais.

« LRS PARENTS TERRIBLES.

C Y P R I E N , nu fond en lortant.

Je la marie! amère dérision!

MADAME MIC H AUD, revenant à Victoire.

Et VOUS, ma fiüe, dépêchez-vous pour l’amour de Dieu !

VICTOIRE

Je me dépêche, madame.

MADAME Ml CHAUD, la faisant passer devant elle.

Vous me faites mourir avec votre démarclie de tortue.

VICTOIRE

Oh! ce n’est pas aujourd’hui noce pour tout le monde. (Eiie sort par le fond.)

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