ACTE TROISIÈME
je dis bien... ma bascule, puisque sans Sainl-Briouc il n’y a plus pour moi de bascule.
MADAME MICIIAUD.
Il ne s’agit pas de votre bascule, mon gendre, mais de votre honneur.
BRICARD.
Mon honneur?
MICHAUD
Votre honneur qui était compromis; mais, grâce à nous, il est sauvé.
BRICARD.
Sauvé quoi ?... Sauvé qui ?...
MADAME MICIIAUD.
Dans mes bras, mon gendre, dans mes bras !
BRICARD, la repoussant.
Ahl permettez... permettez, belle-maman; je voudrais savoir auparavant...
MICHAUD, montrant Saint-Brieuc.
Monsieur est un de ces hommes qui s’introduisent dans le sein des familles pour y apporter le déshonneur.
BRICARD.
Saint-Brieuc 1 luil... Qu’est-ce qui a inventé cela?
M I C II A U D lui donne la lettre.
Lisez ce document, mon gendre, et vous jugerez la cause.
SAINT-BRIEUC, à part.
Je crois que je ferai bien de m’éloigner.
JEROME, le retenant.
Attendez donc...
BRICARD, après avoir jeté un coup d'œil sur la lettre.
Qu’est-ce que c’est que ça ?
MADAME MICIIAUD.
Une lettre d’amour.
BRICARD.
Ça?
LES l'ARENTS TERRIBLES.
.MIOHAUD.
Une déclaration.
BHICAHl).
Ça?
HAUAMË MIC H AU».
Oui, mon gendre, ça! et je m’étonne que...
BRICAR».
Voyons, qu’est-ce qui vous étonne ?
MICH AUD
Qu’un homme comme vous, mon gendre, puisse pactiser avec l’immoralité.
BRICAR».
J’ai pactisé, moi ?
MICIIAU».
L’honneur est comme une île escarpée et sans bords ; On n’y peut plus rentrer dès qu’on en est sorti!
CYPRIEN
Dehors.
MlGllAU».
Dehors ou sorti, c’est la mémo chose.
BRICAR».
Mais me direz-vous à la fin?...
Silence!
BRICAR».
Mais...
MADAME MICUAU».
Silence!
bricar'd.
Mais...
TOUS, excepté Sainl-Brieuc et Jéréme.
Silence 1
BRICAR».
Silence!...
Voici maintenant que vous m’imposez silence chez
moi ?
MADAME MIGHAUDé
Oui.
AC Tl- TUOlSlKMi:. 'Jü