ACTE TROISlflME
SAtNT-BRIEüC.
Mon épousé?
MICHAUI).
Épouse... voici ton époux!
SAINT-BRIKUC.
Comment?
BRICARI).
Sans doute; vous avez compromis Angélique. Refuseriez-vous de lui rendre l’honneur?
ANGÉLIQUE
Le plus cher des biens pour une jeune fille !
SAINT-BRIEUC
Ah! permettez.
B R I CA R n , fortement.
Pas d’hésitations!...
SAINT— RRIEUC, au milieu, ou premier plan. A part.
Elle est bien ridicule ! mais je deviens le beau-frère de Bricard ; c’est un homme de talent, et ma foi, la députation!... (a Mirhami. ) Votre main, beau-père!
MADAME U ICIlAUn.
Dans mes bras, mon nouveau gendre, dans mes bras!
.MICHAUI».
Dans les miens!
VICTOIRE
Quoi! monsieur Philoxène?...
ANGÉLIQUE
II m’épouse... depuis longtemps il m’aimait.
VICTOIRE
Ah bah!
Midi A un, A Soint-Brieuc.
Mon gendre, nous partons ce soir pour Bourgaiieuf. Mais c’est vous que je constitue désormais mon mandataire... je vous charge de me trouver un éditeur pour la Vie des grelTiers illustres.
SAINT-BR lEüC.
Mais...
CVPRIEN, bas A Saint-Brieuc.
Dites donc, cousin Philoxène... vous ferez publier mes Afurmure.s et Rugissements,
SAINT-BRIEUC
Hein?
CT P RIEN, bas.
Sinon, je vous dévoile, j’ai tout compris.
MADAME MICIIAUD.
Du reste, la capitale ne tardera pas à nous revoir, maintenant que nous avons deux gendres.
JÉROME
Seulement nous descendrons chez le nouveau, parce qu’il est plus grandement logé.
MICHAUD
Et qu’il est riche.
SAlNt-BRIEUC.
Trop aimable I •
MADAME MICHAUD
C’est entendu I nous adoptons Saint-Brieuc...
SAINT-BRIEÜC, à piûi.
C’est-à-dire que j’hérite de toute la famille I... Merci bien I
BBICARD.
Saint-Brieuc, allez chercher vos fonds, et suivez-moi chez Rascoul, Mollevaut et C'*.
SAINT-BRIEUC
Mais...
BRICARD.
En route I et pas d’observations 1
»AINT-BRIEUC.
Cependant...
En route I... chacun son touri la vie est une bascule. (Montrant Saint-Brieuc.) Je veux devenir son parent terrible.