‹ Les parlementaires français au 16e siècleChapitre 6 sur 31 · PARLEMENT DE ROUEN · texte numérisé non relu

PARLEMENT DE ROUEN

PREFACE

En 1867, M. Stéphane de Merval publia un luxueux in-4*, sous le titre de Catalogue de Messieurs du Parlement de Bouen. Cet ouvrage, selon la remarque de M. Emile Picot, de Tlnstitut, dans un récent discours prononcé à Hennés, est « plutôt un Armoriai qu'un travail définitif». En effet, il se borne à donner les noms et les armes des officiers du Parlement, avec la date de leur année de réception. Il existe, à la Bibliothèque municipale de Rouen, deux séries de manuscrits, qui nous ont été du plus grand secours, pour compléter le travail rudimentaire de Merval. C'est, d'abord, le recueil Y. i.\, du conseiller Bigot, dont M. G. A. Prévost a publié (i vol. in-8', Rouen, igoS), pour la Société d'Histoire de A^ormandie, la première partie, de i499 '^ i55o (sauf les tableaux généalogiques). Nous avons donc consulté cette série, in -extenso . Puis, nous avons attaqué la série Y. ai4 (26 volumes de copies des Registres originaux du Parlement, exécutées par ordre de Claude Pellot), et la série Y. 82 (7 volumes in-fol., de copies des mêmes registres), qui la contrôle et la complète. Nous avons aussi, à la Bibliothèque Nationale, consulté une dizaine de manuscrits, renfermant des copies de registres originaux du Parlement, aujourd'hui perdus, et les précieux registres manuscrits (Originaux) du Fonds Français (1893a et sqq.), qui sont le plumitif-journal du

greffier de la Chambre des Enquêtes du Parlement de Rouen, de iSjS à 1587.

Cette besogne préliminaire exécutée, nous avons abordé ce qui reste des registres originaux des délibérations du Parlement, aux Archives Départementales de la Seine-Inférieure. Les registres ont disparu jusqu'en i54o, où se trouve un registre isolé, puis de i54o à i544- A partir de ce moment, hors une lacune sérieuse (i555 à i568) et quelques lacunes partielles, nous avons pu suivre, à travers une centaine de manuscrits, notre sujet jusqu'à son terme (i658, mort du conseiller Pierre de Brinon).

Pour suppléer aux lacunes, nous avons feuilleté encore une quarantaine des poudreux et croulants registres de la Tournelle, de i5o6 à i54o, et glané quelques précisions dans l'immense collection des Registres d'Arrêts, de 1 5oo à 1 646, soit près de six cents volumes .

Enfin, pour parachever notre œuvre, outre nos recherches généalogiques à Paris et dans le recueil Bigot, déjà cité, à Rouen, que nous rappelons pour mémoire, nous avons longuement fouillé, aux Archives municipales de Rouen, dans ce qui reste de l'état-civil des quarante-deux paroisses de Rouen, avant la Révolution,et nous nous flattons d'avoir exhumé de toute cette poussière quelques détails intéressants, complétant, confirmant ou rectifiant les renseignements fournis, soit par nos recherches dans les Registres Originaux du Parlement, soit par les nombreuses épitaphes insérées par Farin, dans son Ifisfoirc de lioueii.

Tous nos remerciments à M. Poullain, archiviste municipal de Rouen, dont la compétente obligeance nous a été des plus utiles, au personnel de l'admirable bibliothèque municipale de Rouen, à l'aimable M. Jacquelin,chefde bureauaux Archives départemenlales de Seine-Inférieure et à ses employés.

Nous avons rencontré, à Rouen, auprès des divers conservateurs et gardiens d(" dépôts publics, toute l'aménité et la complaisance iiéccsiuiires |iour mous permettre d'abattre en un laps de doux

mois, au prix d'un labeur acharné, une somme de travail suffisante pour présenter au public un « état » aussi complet que possible du Parlement de Normandie, de son origine (1499) ^ ^^ ^^^ ^^ XVI* siècle*.

» Happelons aussi que nous avons consulté la classique Hisloirt' du Parli'inenl '/«• \ormanili(\ de Floquel, et les Klofjes latins du conseiller Le (Chandelier.

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