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OCCUPATIONS PRÉSENTES

Médecin

Ingénieur.

Head Master, Sir Kawasji

Jebangir NavsariJartbosti

Madresa.

Ingénieur.

Fellow, Elpbinstone Collège.

Prépare au M. A.

Prépare au M. A.

Se destine à entrer au Cooper's Hili Collège.

A côté de la Parsi Benevolent Institution, nous trouvons la Behramji Jijibhai Charitable Institution (anglo-vernacular) fondée par Behramji Jijibhai pour élever gratuitement les enfants Parsis jusqu'à leur examen d'entrée à l'Université. Des Reports sont publiés annuellement'.

Quant aux High-Schools de Bombay, beaucoup sont entre les mains des Parsis. Nous donnons en note le nombre

* Le fondateur, BehramjiJijibhat décédé le 12 septembre 1890« était le quatrième fils de Jijibhai Dadabhai, un des grands commerçants da commencement du siècle. Il siégea pendant quatre ans au Le<7»/a<(rc Council ; en 1880^ il donna une somme de 30,000 roupies pour établir à Pounah une école médicale pour les natifs. On lui doit aussi un dispensaire à Mehmudabad en souvenir de sa femme. Le bâtiment de la Behramji Jijibhai Charitable Institution est situé en face de la station des Marine Lines, près du Fort. — On compte dix-huit institutions ou maisons d'éducation fondées à Bombay par des Parsis poar les enfants de toutes les religions, aussi bien que pour ceux de la corn-* munauté, et vingt-trois dans les autres parties de ilnde.

des jeunes gens(Parsis) qui, dans les principales, ont passé leurs examens d'entrée à l'Université jusqu'en 1893'.

Pour contenter les Parsis, il ne leur suffisait pas d'avoir conquis la possibilité de s'instruire, il fallait encore que ceux qui avaient si largement bénéficié de l'éducation fussent à même de la donner aux autres. Depuis quinze ans, beaucoup

* Fort Proprietary High-School établie en 1860 ; jeunes gens inscrits : 525 ; nombre de ceux qui ont réussi : 355. — Fort High- School établie en 1865; jeunes gens inscrits :85i ; nombre de ceux qui ont réussi : 361. — Ncœ High-School établie en 1891 ; jeunes gens inscrits : 779 ; nombre de ceux qui ont réussi : 56.

Voici la liste des dotations faites par les Parsis à l'Université de Bombay : V The Manahji Limji Gold Modal (1863) de 5,000 roupies pour le meilleur travail sur un sujet choisi par l'Université ; 2* The Hotneji Cursctji Dady Prùc (1863) de 5,000 roupies pour un prix en livres accordé au meilleur essai sur un sujet littéraire ou historique ; .3' The Coœasji Jchangir Latin Scholarship (1868) de 5,000 roupies pour une bourse annuelle de 200 roupies en faveur d'un étudiant qui aura passé en latin ses examens d'immatriculation ; 4* The Bai Manckbai Bijranxjl Jijibhai Prhe (1871) de 2,000 roupies pour un prix en livres à décerner à un étudiant qui aura obtenu, lors de l'examen d'immatriculation, les notes les plus élevées en sciences ; 5* The Dossahhoy Hormusji Cama PrUe pour une bourse de 200 roupies au bénéfice d*un gradué en médecine pour le meilleur travail dans la science médicale; 6* The Mène anjiFramji Pandag Scholarship (1S16) de 6,000 roupies pour une bourse annuelle de 240 roupies en faveur d'un étudiant qui a passé ses examens d'ingénieur avec le plus de points; 7* The Jamshedji Dorahji Naegamcala Prise (1882) de 3,(X)0 roupies pour un prix annuel de 120 roupies en livres pour l'étudiant ayant passé les examens de ^'Licentiatc of Cicil Engineering'* avec le plus de points dans VEngincoHng Field and Office Work; 8* The Jamshedji Nasareanji Petit Zcnd Scholarship (1887) de 4,500 roupies pour une bourse de 200 roupies par an au bénéfice du candidat qui aura passé les examens du degré de M. A. avec le plus de points en Zend et en Pehlvi ; 9* The Bai Shitnnbai Ratanshaïc Parahh Scholarship (1889) pour une bourse de 20 roupies par mois et valable pendant cinq ans à être attribuée au candidat,— femme,— de la communauté parsie ayant passé ses examens d'immatriculation avec le plus de points, et faisant ses études pour la licence en médecine et en chirurgie dans un Collège médical ou toute autre institution spéciale; 10* The Aimai K. B, Cama Fund de la valeur de 5.000 roupies, etc., etc.

310 ANNALES DU MUSKK GIJÎMKT

de jeunes Parsis élevés à VElphinstone Institution sont devenus à leur tour des maîtres distingués. Le premier qui occupa une de ces situations que Mountstuart Elphinstone. dans sa prévoyance, pensait devoir être remplies un jour par des natifs, fut M. Dadabhai Naorozji, nommé à la chaire de Mathématiques et de Philosophie naturelle. Nous ferons connaître plus loin la place éminente que cet homme de bien occupe dans la (Communauté \ Plus tard, M. Jamshedji ArdeshirDalalfuti7'ce-/)/v>2a/)a/derElphinstone High-Schoor. Nous avons vu {supra p. 306) la position de M. D. N. Wadia à la tête de la Jamsetjee Jejeebhoy Benevoleni Institution, Plusieurs des High-Schools sont dirigées avec succès par des Parsis ayant sous leurs ordres des professeurs parsis, presque tous sortis de VElphinstone Institution, Si nous considérons la composition de TUniversité de

^ Dadabhai Naorozji naquit à Bombay au mois de septembre 1825 ; orphelin & l'âge de quatre ans, il fut entièrement élevé par sa mère ; il fréquenta VElphinstone School{si[oK VElphinstone Institution) et se fit remarquer par ses rares aptitudes aux sciences mathématiques^ aptitudes qu'il développa au Collège où il obtint de brillants succès en philosophie et en économie politique. Il y remporta des prix et gagna des médailles. Très apprécié par le Président dn Board of Education, Sir Erakine Perry, celui-ci voulut l'envoyer en Angleterre étudier le droit (1845), offrant de lui payer la moitié des frais, & condition qu'un des chefs de la communauté se chargeât de l'autre; mais Tim pression causée par la conversion de deux jeunes Parsis (Voyez supra, p. 140) refroidit l'élan. Plus tard, la mort d'un professeur d'anglais conduisit M. Dadabhai à obtenir la chaire de mathématiques vacante (1852-54). C'était Je premier natif appelé à remplir une de ces chaires réservées par la prévoyance d'Ëlphinstone & un sujet indien . Le reste de la carrière de M. Dadabhai n'appartient plus au professorat. Dès 1855, il quittait Bombay pour prendre une part dans la maison de commerce Cama et 0\ la première maison indienne établie à Londres et  Liverpool. Sauf à de rares intervalles, il allait établir sa résidence permanente en Europe et diriger ses vues vers la politique. C'est comme homme politique que nous le retrouverons bientôt.

* Actuellement attaché au département de la justice dans l'Etat de Baroda.

Bombay^ nous verrons que, depuis sa fondation (21 février 1857) jusqu'à 1893, nous comptons au nombre des «Fellows» 69Parsis sur 320 ^

Jusqu'en 1894, voici le nombre total des Parsis ayant passé les examens de l'Université de 1859 à 1894:

Examen d'immatriculation 2.759

de 1862 à 1894 :

Premiers examens en Arts. . • 729

Degré de B. A. (Bachelors o/Aris) 367

— de M. A. (Mastera of Arts) 45

— de LL. B. and Literature 81

Degré d'ingénieur L. C. E. f Licentiateè of Civil Engineering) 62

Degré de B. Se. (Bachelors of Sciences) 8

— deL. M. and S,(Licentiates ofMpderine and Surgery) 223

— de M. D . {Doctors of Medicine) 2

On comprend que lesParsis,enpossession de tels avantages intellectuels, se sont trouvés a même d'occuper des places

enviées dans l'administration ou le gouvernement et d'y rendre de réels services : aussi les verrons-nous choisir à leur gré la magistrature, le Cooenanied civil service, les travaux publics et la médecine. Comme juges, il y a un nombre considérable de Parsis dans les différentes juridictions ; ainsi, à Bombay , on en compte trois à la cour des Small Causes (MM. R. M. Patel, Acting Chief Judge, M. Kharshedji etHormusji Dadabhai). En 1893-94, sur 412 Justices ofthe Peace de toutes nationalités', il y avait 110 Parsis, et 36 barristers parsis étaient inscrits au barreau en Angleterre et à Bombay. Le premier Parsi qui se rendit en An-

* Les premiers Parsis qui ont été honorés de cette distinction sont Sir Jamshedji Jijibbai et Bomanji Hormnsji Wadia. Les premiers qui passèrent Texamen d'entrée à l'Université sont Ardesbir Pestonji Sethna et Framji Sorabji Bharocba.

^ C'est le 2 avril 1834 que plusieurs natifs^ dont un certain nombre de Parsis^ furent nommés Justices ofthe Petice à Bombay.

âlâ ANNALES DU MUSÉE GUIMET

gleterre pour étudier le droit, est M. Firozsha Mervanji Mehta, membre du Conseil du Vice-Roi. Nous aurons occasion de parler longuement de ses succès dans la vie politique de la Présidence de Bombay \ Vers la même époque, on comptait 27 solicitors parsis sur un total de 93 appartenant à toutes les nationalités*.

Dans le Covenanted civil service, nous trouvons cinq Parsis: MM. Kharshedji Rastamji Ardeshir Wadia; Kavasji Jâmaspji Padshah ; Mancherji Pestanji Kharegat ; Barjorji Jamshedji Ardeshir Dalal ; Firozsha Kersaspji Rastamji Dadachanji. — Il convient de faire ici la distinction entre les membres du Covenanted ei de V Uncovenanted Civil Service: sont appelés Covenanted Civilians les fonctionnaires qui sont envoyés d'Angleterre aux Indes, et Uncovenanted Civil Servants ceux qui sont nommés dans les Indes par le gouvernement indien. Le Covenanted Civil Service est recruté en Angleterre par un concours libre, rendu accessible aux natifs dès 1852 ; pourtant, en 1883, il n'y avait encore que vingt sujets indiens qui y fussent déjà entrés I La raison en est que les conditions de préparation sont très onéreuses et bien faites pour dégoûter les familles d'envoyer leurs fils en Europe pour tenter les examens*. Aussi pendant quelques

* Pour rétude du droit dans la Présidence de Bombay et rétablissement de la Laïc Schoolk Bombay, voy. Sir W. W. Huntbr, op. cit., pp. 156-157. M. R. D. Sethna, inscrit en 1885 au barreau de laHigli- Court, après avoir remporte de grands succès à Lincoln's Inn, fat nommé professeur à la Latr Schooi par Lord Reay, en même temps que M. Kashinath Trimbak Telang.

* M. Sorabji Rastamji Modi est le premier Parsi qui ait été aatoriaé i\ exercer comme soHcitor (1" septembre 1856).

' Dans la Parsro Prakdsh, p. 707, nous trouvons enregistré rinsuoeès du jeune Rastamji liirjibhai Wadia, présenté à la connaissance de la Chambre des Communes par John Bright. Arrivé en Angleterre au mois de juin 1856, Rastamji travaillait en vue de ses deux ans et demi de préparation, lorsque, en décembre 1858, un nouveau règlement abaissa à vingt-deux ans la limite d'&ge, qui était de vingt-trois, pour entrer dans le Cicil Service. Le jeune liomme aurait pu être prdt pour le mois

années, afin d'obvier à ces inconvénients, on établit le Statutory Cicil Service. Le gouvernement rendit accessibles aux jeunes gens qui en faisaient partie, certaines positions qu'on leur réserva annuellement dans chaque Présidence. Les choix faits, les candidats étaient classés comme Assistant Collectors avec le môme rang et les mômes avantages que les Assistant Collectors du Covenanted Civil Service, à la seule différence que les membres du Statutory Civil Service ne recevaient que les deux tiers du salaire des membres du Covenanted Civil Service.

Au bout de cinq ans, les résultats n'ayant pas été aussi satisfaisants qu'on l'avait espéré et la limite d'âge des examens du Covenanted Civil Service ayant été élevée en faveur des étudiants indiens, le Statutory Civil Service fut abrogé. C'est un Parsi qui avait obtenu la première situation dans ce service. Voici les noms de ceux qui en ont fait partie : K. R. Bomanji, Sorabji Padanji, Jehangier K. N. Kabraji.

Quant au corps des ingénieurs, les Parsis ont pris rang parmi les plus distingués. Lors de l'ouverture de V Engineering Collège*, ils s'empressèrent de s'y faire inscrire. Khan

de juillet 1860, mais il ne pouvait Tétre pour le mois de juillet 1859. — Son père, qui était de la famille des Wadia, des Docks de Bombay et assistant-huilder, avait vivement désiré obtenir une position dans le Ciril Sercice pour son fils et avait dépensé beaucoup d'argent; cet insuccès contrista les partisans de 1 éducation occidentale. Ici, nous retrouvons le nom de M. Dadabhai Naorozji mêlé & ce débat. Un des premiers soins de cet éminent patriote, en arrivant en Angleterre, avait été de persuader certains de ses amis de lui envoyer leurs fils pour étu* diersous son contrôle et sa tutelle. Peu après eurent lieu le pénible incident que nous venons de relater et rinsuccès définitif malgré la défense courageuse présentée par J. Bright ; c'est alors que M. Dadabhai entama avec le Foreign Office une correspondance dont l'issue laissait espérer qu'une part plus grande serait ultérieurement donnée aux natifs dans Tadministration de leur pays, part qui leur avait été promise, sans qu'on eût encore réalisé leurs légitimes espérances.

^ Les ingénieurs sont formés au Poona Collège of Science, connu d'abord sous le nom de Poona Oeil Engineering Collège, Cette ins-

314 ANNALES DU MUSKK GriMRT

Balladur M. C.Murzban * est un de ceux qui sont arrivés à une situation éminente, tant par leur valeur que par leurs qualités personnelles. (Voy. pi. 13.)

Une des professions qui plaisent le plus aux Parsis, c'est l'exercice de la médecine. Dans la Présidence de Bombay, le Grant Médical Collège est depuis cinquante ans un des établissements les plus importants de ce genre dans l'Inde Occidentale ; affilié en 1860 à l'Université de Bombay, il cessa alors de délivrer les diplômes, qui furent remplacés par des grades universitaires. Son but est de donner avec une méthode purement scientifique les bienfaits d'une édu-

titution prit naissance d'une école établie par le gouverDement à Poanah en 1854 pour préparer des fonctionnaires destinés au service des Travaax Publics.

^ M. Mancheri C. Murzban, né le 7 juillet 1839, a fait ses études à VElphinsioncHujh-School et aui^oo/ia Collège ; il entra ensuite & la Gorcrniiivnt School of Erujineerinf/ de Pounah. En déc. 1856, il passa avec succès ses examens d'entrée dans le Public Works Department. Il fit d'abord des plans i>our les travaux hydrauliques de Pounab; puis, avec des officiers du génie, il fut employé à la construction d'édifices, de routes et de ponts dans le district de Pounah. — I^ 25 août 1863, il fut nommé Assistant Secret a ri/ of the Bombay Rampart Reinotal Commitfee ot, avec M. James Trubshawe, s'occupa de la transformation du quartier de Bombay édifié sur l'emplacement des anciennes fortifications. — Le 11 juillet 1866, il fut nommé Spécial Assistctnt nf the Architectural K. vécu tir (^ Kntjineer and Surr et/or du gouvernement. En cette qualité, il construisit à Bombay les édifices suivants : The General Post Office; The Gorernment Telegraph Office; The Sir Jamsetjee Jejecbhoij School of Art ; The Goculdas Tejpal Native General Hospital, etc. En avril 1876, il fut nommé ingénieur delà Présidence; en cette qualité, il est chargé delà surveillance et de l'exécatlon de tous les travaux de la ville de Bombay .Voici une partie des monunients qu'il a construits: V Aie. vandra Satire Girls* English Institution^ le Kania Hospital for Wonien and Children, VAlbless Obstetric Hospital, VIndo-British Institution; le Gocernment Central Press and State Records Office, \o Fort gratuitous Di^pen8arij,\% FramjiDinsha Laboratorg for Scient i fie Mrdieal Research, VArabai Bhoicnagri Home for Pupil Nurses.

Voici maintenant la liste de ceux qui ont été faits sons sa surveillance : The Cathedral High-School ; The John Connon High-School ; The Police Magistrales Court; St Marg's Church^kPskTéi; The Holy

KDUCATION 315

cation médicale aux natifs\ Les fonds sont fournis parle gouvernement; les cliniques ainsi que les cours pratiques sont établis au Jamshedji Jijibhai Hospital qui contient trois cent cinquante lits et renferme des classes d'accouchement, un service spécial pour les maladies des yeux et un asile pour les incurables. Cet hôpital est le premier qui ait été établi à Bomba v.

Triniti/ Churc/i, sur l'Esplanade; Ail Saints*Chnrchj'd Malabar Hill, etc., etc.

Comme cxocutire onfjinoor, M. Murzban a également pris part aux travaux relatifs à la distribution des eaux, à l'entretien et au percement des routes, etc.

En 1884, il fut chargé de représenter le gouvernement au comité de l'Exposition internationale de Bombay qui devait avoir lieu en 1885- 1886, et fut délégué à l'Exposition de Calcutta pour recueillir des renseignements; la même année, il fit un long rapport à ce sujet.

Lors de la grande réunion tenue à Delhi, dans laquelle la Reine d'Angleterre fut proclamée Impératrice des Indes, M. Murzban fut fait Khan Bahadur. A plusieurs reprises il a reçu les témoignages les plus flatteurs de l'estime de ses concitoyens. 11 est Justice ofiho Prarr de la ville de Bombay; il est follow de l'Université, membre associé de l'Institut des ingénieurs civils; il fait partie du Ror/al Instiiuio des architectes anglais. En 1891, il était président de la Municipal Corporation de Bombay et décoré de l'Ordre de VIndian Empire.

^ Le nom de Robert Grant fut choisi parce que, pendant que Sir Robert Grant était gouverneur de Bombay C1835-1838), il s'occupa beaucoup de l'éducation médicale et introduisit les idées modernes dans le département du SansLrit Collctp\ àPounah. Le Grant Modical Collcijo est situé sur la route de Parel, non loin de BabooIaTank Road. La pierre de fondation de l'Hôpital fut posée le mardi .'^ janvier 1843, en présence de Sir Jamshedji Jijibhai, le fondateur, et de Son Ex. le Gouverneur de Bombay, Sir George A rthur(Voy. Parscc Prahàsh, pp. 405-406). Le Collège fut ouvert le 3 novembre 1845. — Nous trouvons parmi les pi-emiers étudiants inscrits 7 Portugais, 4 Hindous et 1 Parsi ; Furdunji Jamshedji. Le 15 avril 1851, les diplômes furant délivrés aux jeunes gens qui se présentèrent aux examens pour la première fois ; on trouve sur la liste 2 Parsis : Mervanji Sorabji Kharas et Burjorji Dorabji Cooper, qui reçurent, ainsi que ceux qui vinrent après eux, le titre de G. G. M. C. Après que le grade universitaire de L. M. fut donné, le G. G. M. C. fut aboli. — Nous renvoyons à une intéressante brochure sur les débuts de Téducation médicale & Bombay : An introductory addrcss delicered ai ihe Grant Médical Collège by Brigade Surgeon W. Gray, Principal and Professer of Surgery, 1889.

Les principaux médecins de la communauté parsie sont actuellement: le D' D. N. Parakh, le D' K. N. Khory, le D-^ Temulji B. Nariman et le D' K. N. Bahadurji, tous hommes de valeur et de grande expérience. Il n'est que justice de dire qu'ils avaient eu d'humbles devanciers et que, bien avant Tobtention des grades et des diplômes, la science médicale avait été cultivée chez les Parsis de père en fils. Un seul exemple suffira : à la page 160 de la Parsee Prakâsh nous voyons que, le 29 avril 1822, mourut un nommé PestanjiRastamji Tamnaqui, en qualité de Hakim, exerçait à Surate la médecine native avec son père Kavasji. Il était considéré comme très savant dans sa profession, et les princes et nobles de Surate ainsi que les Shethias avaient grande confiance en lui ; en retour il donnait gratuitement ses soins aux pauvres. D'autres mentions de Hakims sont encore faites après cette date ^ .

^ Comme l'algèbre et les mathématiques, la science médicale hindoue a eu un développement indépendant de la culture européenne. L'astronomie et la médecine tirèrent leur première impulsion du culte national. La médecine était considérée par les Hindous comme un upa-vcda ou révélation supplémentaire sous le titre d* Ai/ur-Veda et ceniée venir des dieux ; leurs premières autorités médicales remontent au développement scholastique du Yajur-Veda. Jamais il n^est fait mention des Yavanas ou Grecs. Le principal siège de la médecine était & Bénarès (IV s. av. J.-C — Vlir s. après J.-C). — Ce fut sur des traductions de traités sanscrits que se forma la pcience médicale arabe, traductions faites par ordre du Khalife de Bagdad (750-960 ap. J.-C). L'ère florÎBsante de la médecine hindoue est contemporaine de l'influence du Bouddhisme (250 av. J.-C. —600 ap. J.-C.) et ne lui survécut pas. La science médicale était étudiée dans les grands centres bouddhistes, tels que l'Université monastique de Nalanda, près de Gaya, et des hôpitaux étaient établis dans les grandes villes. Avec le déclin du Bouddhisme et l'avènement de l'Hindouisme (730-1000), les préjugés de caste^ l'horreur da cadavre éloignèrent de Tétude de la médecine. Les.Brah mânes la laissèrent entre les mains des Vaidyas^ caste inférieure née de l'anion d'un père Brahmane et d'une mère de la caste des Vaisyas ou cultivateurs.

L'abolition des hôpitaux publics, à la chute du Bouddhisme, consomma la destruction de la médecine hindoue. Avec la conquête «ritep

On compte dans Bombay neuf hôpitaux et six dispensaires défrayés par des Parsis charitables et en général accessibles à toutes les communautés, sans acception de croyances ou de castes. Ce sont :1** Sir Jamshedji Jijibhai Hospital (1845), BycuUa ; 2*' Sir Kavasji Jehangier Ophtalmie Hospital, Byculla ; 3® Edalji Framji Allblesss Leper House, Trombay ; 4** Pestonji Hormasji Kama Women and Children's Hospital, Fort ; 5® Bomanji Allbless 06stetric Hospital, Fort; 6^ Rastaniji Jamshedji JijibhaCs Incurable Hospital, Byculla; 1^ BaiMotlibai Wadias Hospital, Parel ; 8^* Sir Dinsha Petites Women and Children Hospital, Fort ; 9"* The Parsi Maternity Hospital, Fort\

vers 1000 av. J.-C.> arriva une nouvelle école de médecins étrangers qui tirèrent leur science de la traduction des ouvrages sanscrits. Les Haldms ou docteurs musulmans accaparèrent la faveur des princes et des grands seigneurs. Peu à peu la médecine hindoue tomba entre les mains du Kabiraj de village dont le savoir consistait à mêler tout ensemble chants sacrés, charmes, jeûnes et mille autres jongleries.

Lors de l'établissement des collèges médicaux anglais, les jeunes musulmans se présentèrent en foule; aussi les Brahmanes et les membres des classes éclairées comprirent-ils que renseignement européen leur ouvrait une carrière libérale et lucrative; bientôt ils furent à la tète du mouvement.

En 1879, sur 1661 élèves dans les écoles médicales de l'Inde entière, 900 étaient hindous^ 284 musulmans, les 427 autres^ chrétiens ou parsis. En 1877, le nombre des ouvrages médicaux publiés dans les idiomes natifs s'élevait à 130 (Cf. Weber, Hisionj of Indian lUeraiure, Trûbner 1878het^ en 1882^ à 212, outre 87 consacrésaux sciences naturelles^ à Texclusion des mathématiques et des sciences mécaniques. Les indigènes montrent en général de réelles qualités, surtout pour la chirurgie; certains chirurgiens natifs sont de la plus grande habileté. Voyez un livre publié tout récemment : Hisionj o] Aryan Médical Science, by H. H. the Thakur Salwb oj Gondal, Ï896.

Ce travail ferait honneur à tout Fellow du Royal Collège of Pliysicians d'Edimbourg et montre que le Thakur est aussi habile savant que bon administrateur. Les hôpitaux établis sur son territoire sont la preuve de ses grandes qualités pratiques.

Ml y a dans l'Inde, 31 dispensaires en dehors de Bombay, et les hôpitaux suivants : & Karatchi (Sind), TheBachoobai Edalji DinshajiHos-

318 ANNA!,E> Dl MlSKE GLIMET

Suivons maintenant le développement de l'instruction parmi les Parsis dans diverses bi-anches également utiles. Prenons, par exemple. The Jamsetjee Jejeebhoy School of Art de Bombay*. Fondée en 1885 pour l'encouragement de la peinture, de la scupture, de Tarchitecture et des arts décoratifs, cette institution comblait une lacune, car il importait de conserver aux natifs leurs belles et grandes qualités artistiques et de leur offrir les moyens de les utiliser. A côté de la Jamsetjee Jejeebhoy School of Art, The Victoria Jubilee Institute procure des débouchés pour les applications industrielles. Les Parsis ont largement profité de ces deux écoles.

Au point de vue purement artistique, citons M. S. N. Bhedwar qui s est distingué par les succès qu'il a obtenus dans plusieurs Expositions pour ses magnifiques reproductions en photogravure des diverses cérémonies de l'initiation d'un prêtre Zoroastrien (médaille d'or en 1892, ji Calcutta . Sa parfaite connaissance des procédés lui a permis d'arriver à des résultats absolument satisfaisants. Dès 1890, la série de la Fête des Roses lui avait fait remporter des médailles aux Expositions de Londres et de Cardiff et à la Photographie Society of Great Britain .

Lorsque les Agricultural Classes* furent ouvertes à Madras, une douzaine de Parsis s'y firent inscrire et passèrent leur examen de sortie. Nous sommes obligé de dire que ce zèle semble avoir un peu diminué. Quant au Bombay Vêterinary Collège^, fondé en 1886, sur les 69 étudiants de la

piial'jâ Quelta (Afghanistan), Thr Btwjorjl iJovtibJi Patcl HospUal (pour les femmes); à Bharoutch (Guzerate), The Sorabji Jamshedji Jijibhai Hospitul ; i\ Hatnagiri, The sir D. M, Peiit's LepcrHospital; àSadra, The Jamshedji N. Petites Wo/«e/i'sir«rd; à Surate, The Sir Kacasji Jehangier Hospital; à Haïderabad, The Katasji Jehangiet'a Lunatic Asyluni.

^ \V. W. HuNTER. op. cit. y p. 169.

' W. W. HuNTER, op. cit. 9 p. 167.

* W. W. HuNTER^ op, cit., p. 168.

KDUCATION

première année, 28 étaient des Parsis. Nous détachons le tableau suivant du Report de VEducational Board (1895) qui nous donnera le nombre des Parsis encours d'étude dans les différentes Écoles ou Institutions.

GENERAL TABLE IIP

Return ofCollegcs, Schools and Scholars in tho Bombât/ Presidcncy for the officiai ycar 1894-95.

classification of scholars on thk 31'^ of march according

to race or creed (parsis)

Art^ CoUcijes

iEnglish 327

L«2iW «tU

Medicine 50

Engineering 15

Socondary Schools

c I Kn. Rnvu \ High Schools 4 . 148

I lorBoys...) MiBcile SchooU M52

^ 1 17^- r-.-i- i High Schools 610

g ^ I ForGirl8...| Micldle Schools 190

— O 1 Primary Schools

J f For Boys 5.041

^ [ For Girls 2.915

Schools for Spécial Instruction

ITraining Schools for Masters »

Training Schools for Mistresses 5 Schools of Art 56 Médical School» 1 Industrial Schools. . 57 Other Schools 169 m

Total 14.826

' Report o/the Director of Public Inêtruetion in the Bombay Presidency for the year 1894-95, p. v.

320 ANNALES DU NfUSKE GUIMKT

* Adcanced Teaching.

(a) Arabie or Persian »

(b) Sanskrit »

(c) Any other oriental classic 41

Private 1 * Elomentanj Tcaching.

Institutions \ <"^ Avernacularonlyormainly j ^S! ^m

(h) The Koran only »

* Other Schools non conforminq to Départemental Standards 20

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