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(Un Traité pratique des maladies vénériennes de CLERC Le nommé Joseph. Saunier avait un hate d'une “eve considérable à la verge, qui se partageait entre le prépuce et le ; gland, chancre qu'il pansait lui-même trois fois par. jour. al
entra à l’ “hôpitalle 15 mai 41790. Après quatre mois de. traitement : dans l'infirmerie, je m'aperçus que l'indicateur de la main gau- k che était enveloppé d’un linge; je demandai à le voir. Ce ae couvrait un ulcère chancreux de la largeur dia denier. Je l'interrogeai sur ce fait, etil me dit qu il s'était blessé =
légèrement, il y avait plus de six semaines, avec une aiguille à LE
tricot ; l'extrémité de son doigt ayant trempé dans le pus qui découlait de son chancre chaque fois qu’il le soignait, il en était résulté ce que je voyais.
Cette observation n'est certainement pas inattaquable. Sans doute, la grande étendue de luleération de la verge, sa longue durée, cette particularité qu'elle sécrétait du pus sont plutôt en faveur du chancre mou que du chanere syphilitique ; les explications du malade au sujet de sa plaie du doigt sont bien admissibles ; mais l'observation ne dit pas combien de temps après la piqüre cette plaie s'est développée ; le manque de détails ne nous permet pas d'être plus affirmatif à son sujet.
L'observation suivante publiée par Ricord en 1838 et citée à nouveau par Clerc dans son traité précède également la réforme de Bassereau, cependant on v reconnaît facilement la nature de l'ulcération.
OBSERVATION Il Riconp. (7railé pratique des maladies vénérienies 1838). Chancre de la verge. — Chancre de l'index.
Le 42 août 1836 fut admis à l'hôpital du Midi un malade atteint d'un chancre du doigt inoculé dans les circonstances suivantes :
Gon..., àgé de 34 ans avait contracté des cüancres du gland depuis quatre semaines. IL + a quinze jours le doigt index droit, s'étant trouvé pris sous une pièce de vin, fut déchiré en trois ou
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quatre endroits. Pendant les premiers jours la plaie présentait une belle apparence : mais bientôt le malade qui se servait-de la main blessée pourappliquer un pansement sur les chancres de la verge, vit son doigt s’ulcérer et la blessure devenir terne el grisätre. Bientôt au pli du bras et dans le creux de l'aisselle, se sont développés des engorgements Iymphatiques.
Aujourd'hui les chancres de la verge sont presque guéris ; les engorgements lymphatiques sont durs et assez volumineux ; ils n'occasionnent pas de douleur au toucher; on inocule le pus recueilli à la surface de la plaie du doigt ; on panse les chancres avec du vin aromatique ; on cautérise au nitrate d'argent.
Le {1 août, la piqüre avecle pus du doigt a produit sur la cuisse droite la pustule caractéristique ; les bubons ne paraissent pas marcher vers la suppuration; on les panse avec de l’onguent mercuriel et des cataplasmes.
- Le 6 septembre, tout est guéri, sauf lulcération de la cuisse qu'on avait laissé marcher ; mais elle est en pleine voie de réparation.
Le 10 septembre, le malade sort guéri.
Les observations qui suivent sont postérieures à 1852. Désormais les cliniciens distinguent le chancre mou du chancre syvphiltique (1) ; mais pendant longtemps la plupart ne lui remarquent aucune particulaté quel que soit son siège. Ainsi Rollet écrit dans le dictionnaire encyclopédique à l'article mamelle.
«J'ai vu des chaneres simples du tronc, de l'épaule,
(1) Kaposi, un des rares représentants de l’unicisme, figure dans son atlas de 1882 un chancre du doigt qu'il donne comme chancre mou : mais sa courte description se rapporte plutôt à un chancre syphilitique. Il parle en effet d’une lésion arrondie, à fond lisse et légèrement évidé,
placée sur une élevure de consistance ferme, Il termine en inscrivant entre parenthèses : psoriaris palmatre.
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