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sâtres, pseudo-membraneux, et donne issue à de la sanie sanguinolente, plutôt qu'à du pus.
On panse au vin aromatique ; de temps à autre on applique des cataplasmes. Les bords de la plaie se dégorgent peu à peu ; les ganglions de l’aisselle, qui étaient tuméfiés, reviennent à l'étal normal:
Le malade sort le 12 mars: la plaie élait à peu près cicatrisée,
OBSERVATION VI Tirarp. (Graz. des hôpitaux, 1872
Chancre du doigt. — Bubon chancreux sus-épilrochiéen.
Il y a deux ans, unjeune homme se présente à la consultation de M. Demarquay et le prie de lui accorder ses soins pour une tumeur douloureuse siégeant à la partie inférieure et interne du bras droit, au-dessus de lPépitrochlée. Cette lumeur, allongée dans l'axe du bras, était fluctuante, mesurait environ quatre centimètres ; les téguments étaient rouges ét chauds.
La cause de cette adénite était un chancre de l'index dévelo ppé dans les circonstances suivantes : : DRE
Le malade quelque temps auparavant, soignait dés chancres mous dont il était porteur. Un jour, il se brüle l'index droit avec du soufre enflammé et continue à se panser sans prendre garde à la petite plaie qui était Le résultat de la brûlure. Cette petite plaie devient une ulcération qui s'étend en largeur et mel longtemps à se cicatriser.
Cest à la suite de ce chantre du doigt que s'est développée la tumeur sus-épitrochléenne, dont l'ouverture donne lieu à l'écoulement d'un pus sanieux non homogène.
Les bords de la plaie restent indurés et se recouvrent de débris pseudo-membraneux.
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OBSERVATION VII 6 PROFETA. (Ann. de derm. et syph. 1812-1873).
Chancres mous des lèvres. — Chancre de l’index.
Le 13 mars 1874, il se présenta à la clinique de M. Profeta un
… certain Carlo M..., barbier, âgé de 28 anssæt d'une bonne consüitution ; il venait le consulter au sujet de trois ulcères qui le contristaient beaucoup. L'un d’eux qui avait la grandeur et la forme de la moitié d’une pièce de 5 centimes, siégeait sur la face externe de l’index de la main gauche. Il était extrêmement douloureux, sécrétait un pus sanguinolent; les bords étaient décollés, le fond grisätre ; il était entouré d’une zône rougeûtre.
IL y avait engorgement inflammatoire d’une glande Iymphatique à + axillaire. + : ! Les deux autres ulcères présentaient les mêmes caractères, | moins l’engorgement lymphatique. Ils étaient situés sur la. ÈS
partie movenne des deux lèvres, avaient la formeet le diamètre RES d'une pièce de 2 centimes. Ils s'étendaient en avant sur la peau, en arrière sur la muqueuse de la lèvre. Ces ulcérations avaient TEE une origine assez étrange. C’est qu'en [talie, les barbiers et les accoucheuses prennent souvent la liberté de faire de la médecine et de la chirugie.
Le 15 janvier de la même année, notre homme s’élait mis en devoir d'ouvrir largement avec un rasoir un bubon inguinal suppuré symptomatique de chancres mous multiples et ce faisant s'était blessé l'index gauche; son doigt fut aussitôt tout
souillé de sang et de pus. Il le porta instinclivement à sa bouche pour sucer son sang, mettant ainsile pus du bubon en contact
avec sa lèvre supérieure, sur le milieu de laquelle se trouvait une gerçure longitudinale. Blessure et gerçcure au lieu de se
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avait pris naissance sur une ulcération insignifiante et l’inoculation n’a pas laissé de doutes sur sa nature. Le ganglion épitrochléen n’a pas suppuré.
Dans cette observation, on voit le chancre du médius engorger le ganglion épitrochléen, tandis que dans celle de Profeta, le chancre de l'index avait provoqué une adénile axillaire.
Les chancres mous qui précèdent présentent relalivement peu de difficultés de diagnostie : l’étrangeté du siège seule pouvait les faire ignorer.
Dans les observations qui suivent, ils revêtent le plus souvent l'aspect d’affections toutes différentes. La présence de chancres mous aux organes génitaux n'est pas toujours suffisante pour imposer le diagnostic.