‹ Les Particularités du Chancre Mou des DoigtsChapitre 16 sur 29 · RS · texte numérisé non relu

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OBSERVATION XII NOVE-JOssERAND. (Loc. cit.)

Chancre typique de lannulaire.

Sch. Madeleine, 34 ans, entrée le 12 janvier 1891 dans le service de M. Aubert, salle Saint-François, n° 19.

Cette femme avait été soignée du 18 août au 16 décembre 1890 dans le service des Chazeaux pour des ulcérations fissuraires siégeant au pourtour du méat urinaire. La nature de ces ulcérations était douteuse, car lauto-inoculation avait donné un résultat négatif. La malade avait été améliorée mais non guérie par des cautérisations au nitrate d'argent et était sortie dans cet état.

Le 12 janvier, elle réntra présentant ces mêmes fissures et un écoulement urétral. Cette fois l’inoculation fut positive. La malade présentait en outre, à ce moment dans la paume de la main droite une ulcération développée, disait-elle, au commencement de janvier, à la suite d'une coupure. Cette ulcération était arrondie, de la grandeur d’une pièce de un france. Elle siégeait au ‘niveau de la racine de l’annulaire. La base était inflammatciré, dure ; ses bords un peu décollés, son fond grisjaunâtre un peu régulier.

Douleurs vives empêchant la malade de dormir. Pas de tuméfaction ganglionnaire, soit dans l’aisselle, soit dans la région épitrochléenne..

L’inoculation du pus de cette ulcération produisit un beau chancre,

Les douleurs persistèrent assez fortes pendant près d'un mois ; la cicatrisation fut longue à se produire et ne fut com: plète que dans les premiers jours de mars, c’est-à-dire au bout de 3 mois.

OBSERVATION XIII D: Mauriac. (Journal de médecine et de chirugie pratiques, 1891).

Bubon chancreux de l’aisselle consécutif à un chancre mou du

petit doigt.

M. Mauriac a présenté à ses conférences cliniques un malade atteint de chancre simple de la verge et ayant en même temps une engelure ulcérée de l’auriculaire. Cette engelure au lieu de s améliorer en même temps que la lempéralure se modifiait, s’aggrava au contraire et devint considérable. Peu après se pro-. duit une angioleucite et un abcès de laisselle et cet abcès une fois ouvert, au lieu de guérir, prit l'aspect chancrelleux. Le pus de cet abcès fut inoculé au malade et cette inoculation montra bien qu'il s'agissait d’un chancre. Ainsi la filiation des accidents chez ce malade avai! été la suivante : chancre de la verge, puis par inoculation chanere du petit doigt, enfin chancre de l'aisselle.

L'état général est resté bon.

Un point est à noter dans l’histoire de ce malade c'est que l’inoculation du chancre est restée latente pendant 5 jours el ne s'est développée que le 6, délai plus long que celui qu'on observe d'ordinaire. - ;

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