‹ Les Particularités du Chancre Mou des DoigtsChapitre 27 sur 29 · FRE · texte numérisé non relu

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tion du doigt peut être de même nature ; 3° le prou- NÉRE Us

Nous avons vu plus{haut les caractères ordinaires du chanere mou, et dans le chapitre précédent quelle forme il affecte aux doigts ; il reste à indiquer comment on démontrera queles deux plaies sont de même nature. |

S1 l’on observe uneadénite présentant lescaractères de l’adénite chancrèuse, surtout si cette adénite siège à l’épitrochlée, le diagnostic sera déjà facilité. Cette complication est beaucoup plus fréquente à la suite des chancres qu'à la suite des plaies infectées. Mais cela ne sera pas suffisant. Il faudra recourir à l’inoculation et à l'examen bactériologique.

L'inoculation se fera sur le malade lui-même ou sur un animal, un chat par exemple : on recherchera le lendemain et le surlendemain l’ulcération caractéristique recouverte dé sa pustule.

Si l’on est en présence d’une plaie banale, linoculation sera négative ou produira une fausse pustule, ainsi que nous l'avons vu plus haut. De même à l’examén bactériologique, on verra les microbes ordinaires des suppurations sans bacilles de Ducrey.

On sait que le chancere syphilitique prend aux doigts des formes spéciales,entre autres la forme dite chancrepanaris. En ne se basant que sur les caractères objectifs, son diagnostic avec le chancre simple serait presque impossible. Le chancre simple peut s'enflammer, devenir dur, tandis que l’induration spéciale du chan-

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cre syphilitique est difficile à percevoir en cette région.

De plus quelquefois le bubon syphilitique menace de s'ouvrir comme on le voit dans une observation de The Dancet 1860 ; cependant c’est une terminaison rare.

Sur quoi se baser pour établir le diagnostic ? On recherchera depuis combien de temps la plaie du doigt existe, après combien de temps elle s’est modifiée. On pensera à un chancre mou si la malade en porte d’autres aux organes génitaux. Dans les cas difficiles, on tranchera la question au moven de l'examen bactériologique etde l’auto-inoculation.

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