‹ Les Particularités du Chancre Mou des DoigtsChapitre 9 sur 29 · EX · texte numérisé non relu

EX

0 sn De. (CHANCRE ‘mou. — On on

6 en un hiquide franchement. in Successivement De états de vési-

AS fie

2° Période de progression. — À partir du moment où la vésicule est rompue,le chancre mou expérimental et le chancre mou que l'on observe en chnique se ressemblent absolument. Voici ce qu’on obserse :

L'inflammation s'accuse de plus en plus autour du chancre, celui-ci se développe. Son fond est irrégulier, d'aspect vermoulu, d’une teinte jaunâtre, paraissant recouvert d'une fausse membrane grisàtre que Fon peut enlever par des lavages. Ses bords décollés et taillés à pie comme à l'emporte-pièce paraissent à la coupe légèrement dentelés. La base à des caractères purement négatifs et ne diffère pas de celle d’une plaie simple. Quand elle devient dure par le fait de inflammation, elle ne ressemble pas à l’induration du chancre syphilitique ; elle est moins limitée, plus diffuse. :

Le pus très liquide d'abord et presque sanieux peut se concréter, s'il est exposé à l'air. I diffère des autres espèces de pus en ce qu'il reproduit un ulcère sut yeneris.

3° Période d'état stationnaire. — Après la phase de progrès vient une phase de 10 à 15 jours, où le chancre reste stationnaire: il est souvent à ce moment de la grandeur d'une pièce d'un franc, tantôt plus, tantôt moins.

4 Période d'amélioration. — L'amélioration se produit au bout de quelques jours d'état stationnaire. Du fond du chancre s'élèvent des bourgeons charnus, le‘fond s'exhausse, les bords s'affaissent, puis la

père com à É périphérie pour

Are

ie cette forme, il n'y )OrC s taillés à Die mais simple 2 tion cireulaire us ou moins

olliculaire. 2 Le “chancre à mou se me. fi

se € rompt Foujaues le pus se coner ‘ète. L bééras

DRASS LT A0

LS

lion s'étend au-dessous de la croûte mais elle apparaît avec ses caractères typiques lorsqu'on a fait tomber celle-cr. AE

5° Ulcus elevatum. — Certains chancres au lieu de d'être déprimés sont le siège d’une végétation exubérante et apparaissent élevés au-dessus de la peau environnante.

Telles sont les formes que l'on observe aux organes génitaux. À l’anus, on le voit sous forme d’ulcération irrégulières et allongées, cachées dans les plis nombreux de la région. Mais lorsqu'on déplisse la muqueuse, ces ulcérations apparaissent avec les caractères spéciaux au chancre simple. Nous signalons ce fait carun esprit non prévenu pourrait penser à toute autre affection.

DURÉE. — Le chancre mou dure en moyenne cinq

à six semaines ; mais quelles différences quelquefois.

Certains ne durent que quelques jours, cinq ou sx ; on fait un diagnostic rétrospectif lorsque survient une complication. (Adénite. )

Cependant quelle que soit la région où il se développe. le chancre simple est sujet à un certain nombre de complications qui en plus de ses autres caractères lui donnent une caractéristique particulière.

COMPLICATIONS. — Les complications du chancre simple sont au nombre de cinq principales.

1° L'inflammalion. — Le chancre à peu près indolore dans les conditions ordinaires n’est douloureux que lorsqu'il subit des contacts ou des frottements.

ea : + nt Et des hr A uné sensation de PR eneen de déchirement. ses

on diffuse, mal limitée. bien. dite ère de l'induration du chanere e

PS

ue ce caraet

Dh dénine: = C'esblaz ‘complication la plus grave du chancre mou ; c'est ià ce qui en prolonge qu Abe la durée pendant des mois et des années

nor pee souvent a qu’à Rate Ole. Il semble dû à une mauvaise thérapeutique et particuliè- rement àl influence du mercure.

rues — Ce mot suffit + ARpentdee de

RE FTP

Dans ce dernier cas, elle produit de petits abcès qui sont le point de départ de véritables chancres.

4° Adénite. — C'est assurément la complication la plus fréquente ; elle s’observe dans un tiers des cas. Elle est caractérisée par l’inflammation d’un ou de deux ganglions qui reçoivent les lymphatiques de la région où siège le chancre.

Dans les cas extrêmes, ces ganglions sont très douloureux et très volumineux. La peau à leur niveau rougit et peut s’ulcérer. D’autres fois ces phénomènes sont moins accentués ; la résolution est fréquente. Comme on le voit le bubon chancreux est bien différent de la pléiade du chancre syphilitique, qui est polyganglionnaire, dure, aphlegmasique, indolore. L'adénite du chancre mou est tantôt simple, tantôt chancreuse. Dans ce dernier cas, il se forme une ulcération, dont le pus est inoculable et qui peutse compliquer de phagédénisme.

o° Les auto-inoculations de voisinage. — Klles sont fréquentes et sont une des causes de la multipheité du chancre mou.

DraGnosric. Il est facile de diagnostiquer un chancrée mou typique à sa période d'extension ou à sa période d'état ; mais des difficultés surgissent, s’il est très enflammé, s’il tend à la guérison, s’il siège en un point insolite (face, tronc, membres ou région velue comme le pubis), ou lorsqu'il affecte quelques-unes des formes dont nous avons parlé plus haut. Dansles circonstances 1l, est très souvent méconnaissable.

es Hour faire “le Here 6

se b ; sur six données : ineubation, adénite,

Sur la: multiplicité hobeltee dk Ste RO ur l'autoinoculation. Sans doute l'ecthyma, l'ac- ES les érosions scabiéiques et pemphigoïdes, voir ie dans certains cas le chancre pions “ie

ct an sont différentes etn 1 lien pas. de la même La facon. Le chancre mou est caractéristique à son début. # Sidès le lendemain deŸ inoculation, iln'ya rien au : fi point inoculé, on peut presque affirmer qu’il ne se dé- | eloppera: rien. S'il y a une légère zoneinflammatoire, | à peu rouge, douloureuse, il faut attendre, il est impossible de se prononcer. Enfin si dès le lendemain on a une véritable pustule, bien formée avec une zone | périphérique très enflammée, on peut presque affirmer

que l’on est en présence d'un chancre mou. Pour lever À

les doutes, dune eue ses examinons à Pa

“hençnt écoupée en re de ë godet

si

Toutes les lésions banales que nous avons énumérées, auraient soulevé l’épiderme sans creuser le tégument au-dessous de la vésicule où de la pustule.

Quant au chancre syphilitique, ilest difficilement autoinoculable, et, en tout cas, il ne commence à se développer qu'après quinze jours où trois semaines et non pas le lendemain ou le surlendemain de l’inoculation. |

- n° Sur l’examen bactériologique. Si le médecin est bien outillé, il recherchera le bacille de Ducrey que lon considère comme spécifique de l’ulcération chanerelleuse. ; 6° Sur: les résultats de la confrontation. —On recherchera si la personne que le malade soupçonne ‘de lui avoir Communiqué son affection vénérienne porte des chancres mous. E |

TRAITEMENT. — Le traitement du chancre mou est assez simple. Quelques soins ‘de propreté sont indispensables ; ils pourraient suffire dans certains cas : mais il est avantageux d'employer quelques topiques.

Hébra vante l'acide salicylique pur; il a souvent obtenu la guérison sous un seul pansement.

L'attouchement de l’ulcération chancreuse avec l’acide phénique ou le chlorure de zinc au dixième hâtent sensiblement la cicatrisation.

Mais le traitement de choix, celui que l'on applique le plus souvent à Pheure actuelle est certainement l’iodoforme, ‘

Page 1