‹ Les Pasquinades [microforme]Chapitre 2 sur 24 · LISTE CES PRODUITS · texte numérisé non relu

LISTE CES PRODUITS

CHAMPAGNE CIDRE BIÈRE SANS RIVALE IBON BREW PORTER SANS RIVAL BELFAST GINGER ALE SIROPS DE FRUITS S8TRAWEERRY SODA EAUX MINÉRALES BIÈRE AU GINGEMBRE CREAM SODA ORANGE SODA RASPBERRY SODA

PLACE D'AFFAIRES : Saint-Charles de Bellechasse

Téléphone National No 12.

EvE National Library Bibliothèque nationaie of Canada du Canada

A l'aurore des ‘ Pasquinades ”

Louis Veuillot, qui fut étudiant à la faculté des journaleux de son temps, écrivait un jour dans une lettre à un ami :

€ Trois choses sont douces en ce monde - faire plaisir à ceux qui nous aiment, ensuite à ceux que nous n'aimons pas, et puis faire peur aux méchants. Après cela, il n'y «à plus rien où pas grand chose, »

Mais Louis Veuillot oubliait qu'il devait paraître en l'année malcharceuse 1913, une revue estudiante, dans la bonne ville de de Québec. Lui qui a connu tous les raffinement de son siècle et les vertigineuses ascentions des Alpes de l'esprit humain, ignorait que les étudiants frayeraient un jour avec le journalisme.

Les « Pasquinades » vous en apportent lindéniable preuve, Aussi, dès le début, tenons-nous à vous donner le sommaire de cette revue. Vous ne trouverez pas dans ces pages, d'éditoriaux ronflants, d'argumentations serrées, de thèses de saint Thomas, de considérations sur les «€ stériles soucis dont notre journée est pleine » : nous ne discuterons pas la question de savoir si l'assiette du crédit pourrait s’élargir sans l'augmentation du nombre des banques, encore moins la nécessité de l'économie politique ; nous ne traiterons pas non plus, de pathologie pensionnaire ou... externe, de rhino-laryngologie, de gynéco-ophtalmo-déontologie : nous ne verserons pas davantage dans de verdoyantes discussions sur l'utilité de la culture sylvicole du Liquidambar styraciflua, sur l'élevage en pépinière de l'Amélanchier canadensis : nous ne nous fendrons pas de longues démonstrations sur l'arpentage par latitudes et départs, ou sur la différentiation des fonctions explicites d'une seule ariable, dérivée de Xm...., et vous aurez par là l'anatomie descriptive de notre publication.

Beaucoup de gens dans tous les âges, dans tous les siècles, dans tous les pays, dans tous les royaumes, dans les empires, duchés, principautés, républiques. ..., ete., se sont demandés avec un gros point d'interrogation si la poule aux œufs d'or avait jamais vu le jour. Nous osons trancher ce nœud gordien, en affirmant qu'elle prend naissance avec l'apparition des « Pasquinades »,

Le phénomène ne surprendra pas ceux qui feront le pélerinage à travers les pages de cette revue. Ils verront de quel bois se chauffe la nature de l'étudiant, de cet être mystérieux, de ce Sphynx dont aucun Œdipe 20ième siècle n'a réussi à déchiffrer l'énigme.

Et sur ce, ami lecteur, amie lectrice, nous vous souhaitons : bon voyage !

«Les Éprreunrs ».

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PFASQUINADES

Conte de Pâques L'œuf bleu

\utrefois, mes enfants, Si j'en crois Frère Jacques, Moine fameux, cité par maints auteurs latins —

Les coqs de fer qu'on voit sur les clochers hautuins, Pondaient un grand œuf bleu tous les matins de Pâques, Un œuf bleu que guettaient, avec des veux goulus, Le riche en son manoir, le pauvre en sa bicoque ; Car celui qui pouvait le manger à la coque,

\u dire des savants, ne mourait jamais plus.

Or, dans un vauue flot d'une mer innommée,

Était un clocher blanc pourvu Gun coq hardi,

Qui, très correctement, pondait, le jour susdit

Un gigantesque œuf bleu sur la foule affamée.

Mais on <e disputait cet œuf si fortement

Que jamais nul mortel ne put le faire cuire.

Quan les gens le voyaient tourbillonner et luire Come un astre d'azur tombant du firmament.

Fous se ruaient, les bras tendus, vers l'œuf magique, Bondissaient, se frappaient, S'écrasaient sans pitié ; Et l'œuf du coq de fer, par mille mains broyé N'était plus qu'un semblant d'omelette tragique.

Un an, le colérat dévastant la cité.

Les insulaires, pris d'une frayeur extrême.

Se portérent en foule et, dès la mi-carême.

Sous le coq qui pond l'œuf de l'immortalité,

IS se massérent tous en folles grappes noires,

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Sujet de méditation pour le socialistes de l'université. Définition du socialisme : — Dis donc. Polype, qu'est-ce que c'est

que le socialisme ?

C'est pas malin : tu as un sou. J'ai une pipe: l'achète du

tabac, tu me le donnes.

Et après ?

Eh! bien, je fume.

Eh! bien, et moi ?

Foi tu craches.

Merci, je n'en suis pas.

A la place où l'œuf devait tomber ; si bien

Qu'on ne vit plus autour du coq aérien,

Que des houles de poings fracassant des mâchoires. Vlan ! Vlan! Les coups tombaient contre les torses nus. Défoncant les torax et décrochant les têtes ;

Vlan ! Vlan ! et l'on crovait entendre des tempêtes Au fond d'un bois humain plein de rameaux charnus. Et les vainqueurs d'un jour installaient des échelles Pour monter vers le coq el tendre leurs chapeaux

Et des femmes grimpaient, couvertes d'oripeaux, Ouvrant pour cueillir l'œuf des capes de dentelles, On S'assomma longtemps et sans répit aucun,

Cent hommes aux Rameaux survécurent à peine ; Le Jeudi Saint, l'on n'en vit plus qu'une quinzaine : Et la veille de Pâques, il n'en resta plus qu'un !

Un seul, tout éclopé, d'après ce qu'on raconte. ouvrit, nonobstant, sa bouche avec ferveur,

Pour happer l'œuf béni, l'œuf divin, l'œuf Sauveur Mais il mourut, hélas ! une heure avant la ponte ! Alors le coq de fer pris d'indignation

Tendit sa patte gauche au-dessous de sa queue, Pondit, recueillit l'œuf à la coquille bleue, Et le croqua lui-même avec componction.

Depuis lors, mes enfants, — si j'en crois Frère Jacques, Moine fameux cité par maints auteurs latins

Les coqs de fer qu'on voit sur les clochers bautains

Ne pondent jamais d'œufs, méme le jours de Pâques.

JEAN Rauear.

[Une s'en suit pas...

Lorsque un homme et une femme marchent sans se dire un rot, il ne s'ensuit pas qu'ils soient nécessairement brouillés : Hs peuvent n'être que .... mariés.

Entendu à l'opéra :

La dame sensible, - Oh! comme j'aime cette musique (de Faust). C'est une musique. .....laxative. Une brique !!

Quelle est la plante la plus utile à l'homme ? C'est la plante des pieds ! !

PFASQUINADES

Il pleut

Variations sur un thème connu

Ciel! Quel déluge !!!

Moins heureux que Noé, nous n'avons qu'un méchant parapluie !

Cet article est devenu indispensable à la toilette de toute personne bien élevée. J'adore les bains de mer : quant à la pluie, je proposerais bien humblement qu'on ne la jette que dans le fleuve ; ce est pas la place qui manque, sapristi !!

\u lieu de faire leurs petits Chantecler et de se créper le toupet, les gens de la Chaute gomme » devraient bien plutôt étudier cet humide probléme et proposer une loi pour limiter la quantité d'eau qui doit arroser la capitale chaque semaine. Je parie que ces averses simpiternelles ne sont qu'une juste punition : vous savez l'on ne cesse de patauger dans Faguedue, l'arrosage, ete., etc

Dire que depuis plus d'une semaine ce temps-là trône comme un tout-puissant ourson municipal, C'est à se féliciter de ne pas être noyé ! C'est à pleurer de n'être pas fait de caoutchouc !

Je suis à me demander Si je n'ai pas fondu... et pourtant il est reconnu j'excepte ici l'opinion de quelques jeunes filles — que je ne suis pas en Ctire » de Sainte Catherine !

Et d'ailleurs, l'on me chante en 2$ gammes différentes que j'engraisse : la mélodie résonne plutôt faux à mes oreilles : il n'y à

pas à dire, la farce est diablement forcée car il me semble à moi, RE EE NRA N T E rR R N e R Les gaietés de l'auto.

Avant le diner. Nous regrettons d'arriver en retard, mais il nous est arrivé un accident.

Ah! mon dieu ! est-ce que vous êtes blessés ?

Oh ! non, c'est un individu que nous avons écrasés avec l'auto. A la bonne heure ! Nous avions peur que vous ayez été retar-

dés par quelque chose de grave.

VASQUINADES y

que c'est tout le contraire qui est vrai : la preuve c'est que je me sens sécher sur place, rien que de flairer l'air humide !

Ah! laffreux cauchemar : rêver à cette satanée pluie, se sentir inondé, les pieds submergés et songer tout fiévreux au rhume atroce du lendemain : la tête en feu, les narines bouchées, la voix en marmelade ! c'est effrayant surtout quand on a comme unique remède de priser, repriser et surpriser !!!

Iest huit heures. Vite je m'éveille, et d'un bond je mets le nez à la fenêtre : Exaspérant à la fin! il pleut toujours l'eau S'infiltre partout, il y en a même sur mes livres près des vitres, et si j'ai le malheur de faire un faux pas, je suis certain que je mets les pattes dans une flaque épouvantablement humide.

S'il vous arrive d'oublier votre parapluie, vous allez diner à la pluie battante, Le soir, vous arrivez chez cette chère tourterelle avec l'aspect élégant d'une poule mouillée, C'est à rendre ous ! ! ceux qui ne le sont déjà, bien entendu.

Les belles promenades, c'est le cas ou jamais de le dire, sont à l'eau !

Certaines rues vous rappellent Vénise, ville que ni vous ni moi ne connaissons, Mais ça n'a aucune importance ; drôle tout de même, il n'y a pas l'ombre d'une gondole, et c'est bien malheureux, car Monsieur perd tout le brillant mérite d'avoir ciré ses bottes et Madame oubliant de relever sa jupe... N'insistons pas.

Tout le monde est engourdi, gelé et jure contre le temps ; les caractères sont aigris en raison directe de ete. (Voir Physique, page 484).

Il faut une action prompte et décisive dans les circonstances : alors, pour rendre service à mes concitoyens et pour dégeler esprits et corps, je propose une bienfaisante . (personne ne devine)

une bienfaisante pluie d’eau chaude.

HExRtU Mur.

Enfoncé ! ! !

Louis. — Mon ouvrage dans le monde, maintenant, c'est de mettre le bonnet d'âne sur la tête des autres.

Roland. — Faites attention, mon ami, de ne pas” prendre le rhume !!!!!!

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nette tent sentent emeen nn inner ———NeNNnsENNnnss

“Le Moniteur”

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