VI. Psinachès, qui règne 9 ans
VIT. Psousennès, qui règne 14 ans, ou 35 ans selon Eusèbe.
C’est tout ce que j'aurais à dire de cette famille royale, si M. Bunsen, méconnaissant l'autorité des monuments, n'avait proposé (66) l'identification des trois derniers nommés de la liste précédente (Osochor, Psinachès et Psousennès) et des rois-prêtres dont nous avons précédemment esquissé l’histoire. Or nous en savons assez déjà sur l’époque à laquelle vivait le premier de ces rois (Her-Hor) pour qu’il ne soit pas besoin de faire remarquer que sa vraie place serait, non pas à la fin, mais au commencement de la XXI° dynastie, après le dernier Ramsès de la XX°. L'identification, déjà très-dificile au point de vue philologique, devient donc impossible à ne consulter que les monuments de l’histoire. D'un autre côté, le grand
Paris. (Trans. of the R. S. of Liter., vol. IV, nouv. série. Cette traduction avait déjà paru quand M. Lenormant, dans ses cours au collége de France {décembre 1854), en fournit une autre à ses auditeurs. Presqu’au même moment, à l'ouverture de l'Exposition, M. de Rougé en donna une troisième version, qui est jointe à l'impression en caractères mobiles de la stèle, exécutée par l'imprimerie impériale.
(66) Eg. place, I], p. 576. °
prêtre Pionkh, admis dans le tableau de M. Bunsen cc le Psinachès de Manéthon, est un personnage qui n’a jam: gné, et dont nous ne trouvons le nom (jamais l’image) que la généalogie de son fils, le prêtre-roi Pihem (67). Il de donc de plus en plus impossible de reconnaître dans l’Oso le Psinachès et le Psousennès de Manéthon les deux seul Her-Hor et Pikem que l’étude des monuments introduise la fin de la XX° dynastie et l'avénement de la XXII‘. Ar plus il est bien probable que, les listes de Manéthon fussent-elles parvenues intactes, nous n’y aurions renc ni les noms de Her-Hor et de Pihem, ni ceux d’aucur prêtres d’Ammon qui ont pu, comme eux, usurper tem] rement le pouvoir à Thèbes. La XXIe dynastie, telle que la trouvons dans Eusèbe et dans l’Africain, me para! contraire, la dynastie légitime et nationale, celle qui rég Tanis et sans doute à Memphis pendant que Her-Hor « successeurs occupaient Thèbes. C’est là la conjecture la vraisemblable, et on voit ainsi que nous aurions tort d chercher dans la série des sept rois Tanites nommés haut aucun des noms royaux que l'interprétation des ] des gravées sur les murs du temple de Khons pourrait révéler. Malheureusement, la toinbe d’Apis qui aura si je l’avais trouvée intacte, nous lever un coin du voil couvre ces mystères, est restée complétement muet c’est un malheur pour nous. Retrouverions-nous le roi Hor à Memphis? des fouilles entreprises sur l’emplace de cette ville auraient-elles pour résultat de nous n entre les mains des listes royales toujours identiques à que nous avons à Thèbes? C’est là un grave problème touche à bien des questions d'histoire et de chronolog qui, en particulier, pourrait nous aider à distinguer ur mieux que nous ne le faisons la valeur vraie de ce meuses listes de Manéthon, dont nous avons peut-être l'habitude de prendre la mesure avec des monuments vés à Thèbes. Mais je le répète, la tombe d'Apisne n rien dit sur ces questions, et son silence est des ph cheux. — Par bonheur nous touchons, avec la XXIIe d tie, à une époque où les monuments vont commencer plus nous faire défaut, et où, au contraire, ils nous a ront avec une abondance qui nous permettra, je l’es d’ohtenir de leur interprétation plus d’un renseigne nouveau et intéressant.